Aux sources de la particratie. Les relations entre les partis politiques belges et leurs parlementaires (1918-1970)
Livre, par Frederik Verleden, 384 p., 2019
De longue date, la Belgique est considérée comme une particratie en raison du poids prépondérant qu’ont les partis politiques dans les processus de décision. En effet, les choix cruciaux sont davantage posés par les dirigeants de ces structures que par le Parlement. Les parlementaires, et même les ministres, sont les exécutants de ce que les présidents des partis ont décidé et les votes au Parlement sont dictés par la ligne du parti. Si le fonctionnement et les critiques de la particratie sont bien connus, qu’en est-il de la genèse de cette particratie ? Curieusement, les origines de cette situation considérée comme évidente n’ont guère été creusées. C’est à ce travail que s’attelle cet ouvrage. Frederik Verleden souligne la tension intrinsèque qui existe aujourd’hui entre, d’une part, des partis politiques solidement organisés et, d’autre part, la liberté théorique dont jouissent les parlementaires qui, selon la Constitution, sont considérés comme des représentants de la Nation dans son ensemble. Ce principe constitutionnel est resté inchangé depuis 1831, alors que, au 20 e siècle, les partis politiques ont pris une ascendance croissante dans le processus législatif et dans le fonctionnement de la Chambre des représentants. Cette histoire de la particratie retrace les relations entre les partis politiques belges et leurs élus depuis la Première Guerre mondiale, qui marque la véritable fin du 19 e siècle et de ce qui fut considéré comme « l’âge d’or du Parlement », jusqu’à la première réforme de l’État, décidée en 1970, qui coïncide avec le moment où les trois partis traditionnels se sont scindés sur une base linguistique.
Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Les @nalyses en ligne
Les partis traditionnels n’ont plus la majorité
interview de Jean Faniel par Thierry Evens, parue dans UCM Magazine, n° 16, juin 2019
Les élections du 26 mai sont historiques par la mise en minorité des familles socialiste, libérale et centriste, qui ont écrit l’histoire du pays. La situation est complexe et des élections fédérales pourraient survenir avant 2024.
Podcasts
Comment la Belgique fiance et organise les cultes ?
intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 février 2019
Émission diffusée le 4 février 2019 Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, on aborde un thème relativement méconnu du grand public et pourtant diablement intéressant : la reconnaissance et le financement des cultes en Belgique. En effet, ni laïque, ni doté d’une religion d’État, notre pays se distingue par un régime tout à fait singulier de reconnaissance des religions et de financement de partie de leurs infrastructures et activités. Aussi, dans notre Belgique fédérale, rien n’est jamais simple et la régulation publique du fait religieux repose bien entendu sur une subtile répartition des compétences parmi les entités fédérale, régionales ou communautaires? Comment se fait-il que l’enseignement public prévoit des cours de religion ou qu’il existe des écoles confessionnelles en Belgique ? Pourquoi les ministres du culte sont-ils rétribués à même le budget de l’État ? Qu’appelle-t-on une « fabrique d’église » ? Comment l’autorité publique reconnait-elle un culte et à quelles prestations le statut de culte reconnu ouvre-t-il le droit ? Le mouvement laïque fait-il l’objet d’un traitement comparable à celui réservé aux religions ? Telles seront entre autres les questions auxquelles nous tâcherons de répondre?Pour ce faire, nous avons le plaisir d’accueillir Caroline Sägesser, docteure en histoire et spécialiste des politiques publiques en matière de fait religieux, elle a participé à de nombreuses recherches sur ce sujet notamment pour l’Observatoire des religions et de la laïcité de l’ULB. Chargée de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, elle y a publié un dossier (n°78/2011) intitulé « Culte & Laïcité » , ainsi que de plusieurs Courriers hebdomadaires consacrés à la régulation régionale des cultes, au fonctionnement de l’Église catholique, à la reconnaissance et au financement du mouvement laïque ou encore à la représentation de l’islam en Belgique.
Podcasts
L'accord interprofessionnel
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 17 septembre 2018
Les @nalyses en ligne
L’influence du clivage villes/campagnes sur le système des partis. Deux études de cas (1884-1888)
par Paul Wynants, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018
De nos jours, le monde agricole représente moins de 2 % de la population active. Au 19e siècle, par contre, la Belgique était essentiellement rurale. Pourtant, aucun parti politique n’a été spécifiquement constitué pour représenter les intérêts de la paysannerie ou des exploitants de domaines agricoles. En fait, la défense de ces intérêts a pris d’autres formes. La grille d’analyse des systèmes politiques de Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan met en lumière l’existence de quatre clivages, dont un qui oppose l’industrie à l’agriculture, ou encore les défenseurs des intérêts industriels et urbains aux promoteurs des intérêts agricoles et ruraux. Si ce clivage n’a pas donné naissance, en Belgique, à la création de partis politiques spécifiques, il n’en a pas moins joué un rôle pour les partis existants, ce que peuvent illustrer des études de cas spécifiques.
Les @nalyses en ligne
Un système politique structurellement désenchanteur
interview de Vincent de Coorebyter par Antoine Clevers et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, 6 janvier 2018, 3 p.
Le système politique belge paraît à la fois de plus en plus grippé et de plus en plus polarisé. Quelles sont les dimensions structurelles et les manifestations actuelles de cet état de fait ?
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Les mouvements sociaux au 21e siècle : entre tradition et nouveauté
par Jean Faniel, paru dans Cahiers du CIEP, n° 22, 1er décembre 2017, p. 5-10
Au cours des dernières années, plusieurs mouvements ont fait une apparition remarquée sur la scène socio-politique : les Indignés, Nuit Debout ou, plus au Sud, les « Printemps arabes ». Au tournant du millénaire, c’est l’altermondialisme qui avait incarné de nouvelles formes de militantisme. Assiste-t-on, dès lors, à un renouvellement de l’action collective à caractère contestataire ? Probablement. Mais la nouveauté supposée de ces mouvements sociaux doit être mise en perspective. En effet, invoquer un renouveau de l’action collective… n’est pas neuf. Inversement, des mouvements plus anciens, tel le mouvement syndical, sont parfois perçus ou présentés comme vieillots, ringards, voire tout à fait obsolètes. Or, ces mouvements à l’histoire plus longue ont bien souvent démontré une capacité à se renouveler, ce que la focalisation sur des mouvements d’apparition récente peut faire perdre de vue. Une petite plongée dans la diversité des mouvements sociaux permet de questionner les notions de tradition et de nouveauté dans ce champ.
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Les mouvements sociaux en Belgique, entre pilarisation et dépilarisation
par Corinne Gobin et David Paternotte et Jean Faniel, paru sur Beep. Bulletin de liaison électronique de l’éducation permanente, n° 2, décembre 2017, p. 6-9
La Belgique compte un tissu d’organisations très dense et une riche histoire de mobilisations sociales de natures et de formes variables. Si la conflictualité sociale est clairement à l’œuvre dans le monde du travail, elle n’est pas l’apanage de celui-ci. Et la défense collective d’intérêts communs peut passer par d’autres voies que la grève ou la manifestation, figures emblématiques de l’action collective. Les mobilisations peuvent être le fait de groupes informels ou, au contraire, être portées par des structures solides et s’inscrivant dans une certaine profondeur historique. Comment définir les contours des mouvements sociaux et comment caractériser le paysage belge en la matière ?
Les @nalyses en ligne
La Belgique francophone se met-elle En Marche ?
interview de Jean Faniel par Quentin Jamin, parue sur Levif.be, 15 juin 2017
En France, La République en Marche a réalisé un excellent score électoral au deuxième tour des législatives tenu ce dimanche. Les partis traditionnels, PS et Les Républicains, ont été quasiment anéantis par ce nouveau mouvement. Ce bouleversement est-il transposable au système belge ?
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Foule sentimentale. L’utopie néolibérale
par Géraldine Thiry et John Pitseys, paru dans La Revue nouvelle, n° 2, 2017, p. 59-65
Cantonné aux cercles académiques ou aux dénonciations militantes, le débat sur le néolibéralisme a rebondi sur la scène médiatique lors du vif échange qui est survenu au printemps 2016 entre Manuella Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats, et Corentin De Salle, directeur scientifique du centre Jean Gol. La première perçoit dans le néolibéralisme une idéologie conservatrice, totalitaire et déshumanisante, où « l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion ». Le second s’oppose à cette définition, qu’il considère caricaturale. À ses yeux, le néolibéralisme serait un « concept factice » créé de toutes pièces par les antilibéraux, concept auquel il nie toute substance puisque « le néolibéralisme n’existe pas ». Il n’y a qu’un libéralisme, le libéralisme classique, dont Corentin De Salle entend rappeler à la fois l’efficacité et la dimension libératrice. Les deux protagonistes ont peut-être chacun raison à leur manière. Le néolibéralisme est un courant économique et politique identifiable, avec ses nécessités propres et ses problèmes spécifiques. Il est toutefois tout sauf évident qu’il propose une idéologie conservatrice et une conception instrumentale de l’organisation sociale, au contraire. Le néolibéralisme représente à la fois une utopie et un projet institutionnel ambitieux. Si cette caractérisation explique la séduction qu’exerce le néolibéralisme, elle en éclaire sous un autre jour les difficultés.
Livres
Les classes sociales en Belgique. Deux siècles d’histoire
Livre, par Guy Vanthemsche, 461 p., 2016
Après avoir été fort en vogue jusque dans les années 1970, la notion de classes sociales a connu une longue période de désaffection. Depuis lors, les identités nationales, ethniques ou religieuses ont retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, les classes sociales restent un élément crucial pour comprendre l’évolution de notre société contemporaine. Ce livre vise à combler une lacune en offrant une synthèse des connaissances actuelles sur l’histoire des différents groupes socio-économiques en Belgique en se focalisant sur les XIXe et XXe siècles : les salariats en général et leurs relations avec les marchés du travail, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les agriculteurs, les indépendants, les professions libérales et les élites économiques. Cet ouvrage a été couronné par le Prix Ernest Discailles décerné par l’Académie royale de Belgique.
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Flandre, Bruxelles, Wallonie : scènes de ménage à trois – Préface
par Jean Faniel, paru dans G. Fonteyn, Flandre, Bruxelles, Wallonie : scènes de ménage à trois, Mons, Éditions du Cerisier, collection « Place publique », 2016, p. 7-13
Ceci est un livre profondément humain. Ancien journaliste, Guido Fonteyn aime visiblement écrire des histoires. Des histoires d’hommes, de femmes et d’enfants. Des histoires ordinaires de gens ordinaires. Sous sa plume, on suit le parcours de mineurs, de paysans, de botteresses, d’ouvriers de différents métiers. De différents âges, aussi. Et des deux sexes, car Guido Fonteyn a non seulement le souci du détail, mais aussi la volonté de saisir les rapports humains et sociaux dans toute leur finesse. Au fil des pages, ce qui pourrait sembler n’être qu’une succession d’histoires particulières devient peu à peu l’histoire d’une population. Les « petites » histoires, considérées séparément, constituent ainsi la « grande » histoire, celle du collectif, qui transcende les individualités. À travers ces histoires, Guido Fonteyn donne chair à des concepts a priori abstraits ou désincarnés : exploitation, nationalisme ou sécularisation. Ce texte est la préface de « Flandre, Bruxelles, Wallonie : scènes de ménage à trois ».
Les @nalyses en ligne
Compromis à la belge. Monument en péril ?
par Jean Faniel, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, janvier 2016, p. 31-37
Depuis son indépendance en 1830, la Belgique est une société divisée. Globalement, cependant, les tensions entre groupes sociaux antagoniques n’ont guère conduit à l’éclatement de violences physiques. Une organisation politique complexe s’est développée, reposant sur la recherche de compromis exprimant les rapports de force du moment. Le « compromis à la belge » symbolise cette gestion pacifique, mais parfois alambiquée, des divisions internes. Quelles sont les évolutions qui pourraient indiquer une rupture avec la recherche privilégiée du consensus ?
Dossiers
La négociation en politique (2015)
Dossier n° 85, par Renaud Witmeur, 98 p., 2015
La négociation semble partout… Le mot est en effet utilisé pour renvoyer à des réalités parfois très différentes. Être capable de négocier est devenu une compétence essentielle dans le cadre professionnel. Il n’en va pas autrement au niveau politique. La négociation y joue un rôle majeur. Il s’agit d’un outil de première importance pour régler pacifiquement des différends ou des conflits liés à la coexistence de nombreux groupes sociaux distincts et aux intérêts divergents. Étonnamment, les processus de négociation et les techniques qu’ils impliquent restent assez méconnus et relativement peu enseignés en Belgique. Il existe donc un décalage entre les besoins et l’offre qui devrait y répondre, décalage qui ne peut manquer d’interpeller. Pour éclairer cette thématique, ce Dossier se fixe trois objectifs : tracer le cadre théorique de la négociation, montrer comment la négociation se déroule au niveau politique dans le contexte belge et donner des clés utiles pour mener une négociation et s’y préparer au mieux.
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Mouvements sociaux : un modèle belge ?
par David Paternotte et Jean Faniel, paru dans Espace de libertés, n° 440, juin 2015, p. 6-9
En 2014, artistes, agriculteurs, chômeurs, féministes, catholiques, flamingants, gays, lesbiennes, laïques, musulmans, militants de la cause palestinienne, sionistes, sans-papiers, travailleurs syndiqués ou étudiants se sont mobilisés de différentes manières. Comme dans d’autres pays ? Oui… et non. Les Belges ne se mobilisent pas moins que d’autres peuples, mais ils le font différemment. Il existe une manière belge de se faire entendre, dont il faut interroger les spécificités. Lorsqu’on étudie les mobilisations en Belgique, en particulier si on s’inscrit dans une perspective de long terme, on se trouve tout d’abord confronté à une grande variété de mouvements, de causes défendues, d’acteurs impliqués pour les porter, de modes d’expression ou de moyens d’action employés. Certains traits communs semblent toutefois se dégager.
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Mouvements sociaux et frontière linguistique
par Serge Govaert, paru dans Agir par la culture, n° 42, été 2015, p. 10-11
L’image d’une Flandre droitière et d’une Wallonie socialisante a la vie dure. Elle répond à une réalité électorale et s’enracine dans des contextes divergents, qu’ont contribué à définir l’histoire et la géographie des deux régions. Cependant, la déchristianisation et la dépilarisation, comme d’ailleurs le processus de fédéralisation du pays, modifient la donne. Les modalités de la lutte sociale et politique ont aussi changé, déplaçant parfois son centre de gravité.
Les @nalyses en ligne
Belgifiés ? Peut-être. Apathiques ? Pas tout à fait…
par David Paternotte et Jean Faniel, paru dans Politique, revue de débats, n° 89, mars-avril 2015, p. 45-49
Dans son numéro de mars-avril 2015, Politique, revue de débats présente un dossier intitulé « Mouvements sociaux : un modèle belge ? Le militantisme en question ». Les articles rassemblés dans ce dossier permettent de cerner les principaux traits caractéristiques des mobilisations sociales telles qu’elles se présentent en Belgique. Ils montrent aussi la grande diversité des mouvements sociaux belges. Quels enseignements peut-on tirer de ce tour d’horizon à propos du militantisme dans notre pays ?
Livres
Les chagrins de la Belgique. Libération et reconstruction politique 1944-1947
Livre, par Martin Conway, 527 p., 2015
La libération de la Belgique par les troupes alliées en septembre 1944 marqua la fin d’une Occupation allemande particulièrement dure. Ce fut aussi le début d’une période turbulente et décisive dans l’histoire du pays. La transition entre guerre et paix n’eut rien de facile, bien au contraire. Les forces politiques concurrentes que représentaient le roi Léopold III et ses partisans, l’ancien gouvernement en exil à Londres et les mouvements de résistance s’affrontèrent en un combat acharné, avec le pouvoir politique pour enjeu. Dans les années qui suivirent, un climat constant de crise politique et sociale régna. Les manifestations qu’organisait la Résistance, les grèves et les mouvements de protestation pour ou contre le roi semblèrent menacer le pays d’une guerre civile et d’une dissolution institutionnelle. Dès 1947, pourtant, la Belgique avait atteint une certaine stabilité : les groupes de résistance avaient été marginalisés et le Parti communiste exclu du gouvernement, le roi languissait dans son exil involontaire en Suisse et ‒ c’était là l’élément le plus manifeste ‒ les partis politiques et le régime parlementaire avaient retrouvé la place qui était la leur avant-guerre. Martin Conway livre ici une contribution substantielle à l’histoire de la Libération en Europe. Grâce à des archives du plus grand intérêt, il dresse le premier récit du processus de normalisation politique qui permit à la Belgique de s’intégrer à l’ordre politique européen d’après-guerre. Mais il montre aussi que ce succès eut un prix. L’absence de toute réforme politique d’envergure après la Seconde Guerre mondiale exacerba les tensions entre les différentes classes sociales, entre les communautés linguistiques et entre les régions du pays. Les fondements du détricotage de l’État-nation belge qui interviendrait dans la seconde moitié du vingtième siècle étaient ainsi jetés. « Cette édition en français constitue un enrichissement essentiel pour le public francophone qui s’interroge sur l’étrange cas de la Belgique contemporaine. » Extrait de la préface de J. Gotovitch
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Une société plus éparpillée
interview de Vincent de Coorebyter par Véronique Lamquin, parue dans Le Soir, 2 janvier 2015, 6 p.
À première vue, 2014 aura été une année de clivages, de contestations, d’émergence de mouvements citoyens. Lames de fond ou phénomènes conjoncturels ?
Les @nalyses en ligne
La neutralité n’est pas neutre
par Vincent de Coorebyter, paru sur L. Abedinaj, L. Blésin, D. Cabiaux, F. Wibrin (dir.), Neutralité et faits religieux. Quelles interactions dans les services publics ?, Louvain-la-Neuve, Academia L'Harmattan, collection « Islams en changement », 2014, p. 19-42
La neutralité n’est pas neutre. Cette assertion peut surprendre, et elle est en tout cas faite pour interpeller, c’est-à-dire pour indiquer d’entrée de jeu que le choix de la neutralité, qui est en apparence le plus neutre de tous, est un acte hautement politique, et ce pour de multiples raisons.
Les @nalyses en ligne
Comment caractériser le gouvernement Michel ?
interview de Jean Faniel par Olivier Mouton, parue sur sous le titre « Micher 1er a un programme néolibéral et conservateur » dans : Levif.be, 11 novembre 2014
Le gouvernement fédéral emmené par Charles Michel a été mis sur pied le 11 octobre 2014. Alliant la N-VA, le MR, le CD&V et l’Open VLD, il s’appuie sur un accord qui présente à la fois des aspects de continuité avec le gouvernement Di Rupo et des éléments de rupture. Un mois après la formation de ce gouvernement, Jean Faniel décortique les grandes lignes de cet accord et de la politique qu’entend mener l’équipe de Charles Michel.
Les @nalyses en ligne
Écolo et l’idéologie
par John Pitseys, paru sur Revuepolitique.be, 7 novembre 2014
La défaite électorale qu’a subie Écolo est à la fois spectaculaire et imprévue dans son ampleur. Ses causes ont déjà été amplement commentées. Elles portent pour l’essentiel sur la communication du parti, son identité électorale et son positionnement politique. Mais on peut penser que les difficultés que rencontre Écolo trouvent aussi leurs causes dans plusieurs impensés idéologiques. Le premier a trait au rapport de ce parti à l’idéologie. Le deuxième a trait au rapport d’Écolo à l’action politique. Lié aux deux premiers, le troisième a trait au contenu du projet d’Écolo. Ce parti entend se présenter comme un parti « d’idées » et de « projet » pour la société de demain. La relation difficile qu’il entretient avec la notion même d’idéologie a toutefois des conséquences pratiques sur sa capacité à s’imposer dans le champ politique francophone.
Les @nalyses en ligne
La crise du système démocratique
par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 9-10, septembre-octobre 2014, p. 16-21
Nous vivons une crise structurelle du système démocratique, une crise inhérente, peut-être pas à son fonctionnement d’origine, mais à ses grandes caractéristiques telles qu’on les connait depuis un siècle. Le système semble incapable de développer l’adhésion de l’électeur ordinaire. Du point de vue du citoyen, en regardant les effets et non les causes, on identifie aisément deux types d’aliénations propres au suffrage universel, qui sont très puissantes et se renforcent mutuellement.
Courrier hebdomadaire
Les historiens belges et la construction européenne (1944-1956)
Courrier hebdomadaire n° 2217-2218, par Els Witte, 67 p., 2014
La décennie qui suit la fin de la Seconde Guerre mondiale se caractérise par une importante évolution des mentalités, tant parmi les décideurs politiques qu’au sein de l’opinion publique. Dans la Belgique de l’immédiat après-guerre, cette mutation permet la mise en route de la construction européenne. Ce parcours est marqué entre autres par la création du Benelux et par l’intégration de l’Allemagne dans la future Union européenne. Le présent Courrier hebdomadaire met en lumière le rôle joué par une catégorie méconnue d’acteurs de ce processus : les historiens belges. Durant les années 1944-1956, ceux-ci contribuent puissamment à la production, à la diffusion et à l’encouragement de la pensée européenne. Ils répondent en cela à une demande, émanant de la société, de mobiliser les liens entre le passé et le présent pour appuyer les entreprises en cours. Leur tâche n’est guère facile, certains projets étant hautement polémiques. La construction européenne, qui n’en est encore qu’à ses débuts, se déroule dans un contexte fortement polarisé. Le cas de la question allemande est particulièrement sensible. Els Witte montre comment, tout en veillant à préserver leur indépendance scientifique, les historiens belges ont mis leur discipline au service de l’idée d’unification européenne. L’étude s’intéresse notamment à la manière dont, avec le soutien des autorités, ils ont contribué à améliorer les liens entre les pays du Benelux et ont œuvré à la réconciliation avec l’Allemagne.
Les @nalyses en ligne
Lien associatif – politique : « Il faut du temps et de la ténacité »
par Pierre Blaise, paru sur Mondequibouge.be, 27 mars 2014
Dans cette interview, Pierre Blaise revient sur les relations entre le secteur associatif et le monde politique. À l’approche des élections du 25 mai 2014, il souligne l’étendue du domaine d’intervention des associations, leur rôle de mise à l’agenda politique de problématiques nouvelles, et le cadre historique et socio-politique dans lequel s’inscrivent ces relations en Belgique.