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Congo 1965 (co-édition INEP)

Livre,
par J. Gérard-Libois et J. Van Lierde, 507 p., 1966

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Référence : Livre74


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En comparaison des événements de 1964 - expansion rapide des rébellions « mulelistes » ; retour au pouvoir de M. Tshombe ; opérations de reconquête et action aéroportée belgo-américaine sur Stanleyville l'année 1965 au Congo apparaît comme un temps de moindre intensité dramatique. Cette observation doit pourtant être considérée d'une manière relative. Des phénomènes et des faits, comme la rigoureuse répression opérée dans les zones rebelles; la démission forcée de M. Tshombe dans un contexte de rivalité pour la présidence de la République; la prise du pouvoir par le haut-commandement de l’ANC, constituent en effet des éléments importants de l'histoire du Congo et ils ont fait r objet d'un intérêt considérable à l'échelle africaine et mondiale. Quand on observe la situation congolaise au début de 1965, on enregistre un phénomène dominant : après la reconquête de Stanleyville, et des principaux centres, par les forces relevant de Léopoldville, le facteur qui avait si grandement favorisé M. Tshombe en 1964 - la crainte d'une victoire de la rébellion - s'estompa, assez rapidement au profit de facteurs de dislocation, agissant sur le noyau dirigeant. Ce fut particulièrement sensible après les élections générales, dès que l'intérêt immédiat à pouvoir invoquer un patronage tshombiste s'atténua pour les politiciens. A ce moment, la tension s'accrut entre le chef de l'État et le chef du gouvernement ; la majorité CONACO se révéla peu, homogène et fut ébranlée par l'action de V. Nendaka et de ses alliés; la gestion budgétaire fut reconnue catastrophique, malgré raide extérieure occidentale, et la « katanguisation » du pouvoir central par M. Tshombe et ses conseillers privés fut jugée intolérable par des milieux de plus en plus larges. Ces tendances centrifuges furent assez fortes pour permettre à J. Kasa-Vubu de renverser M. Tshombe, mais insuffisantes pour provoquer une autre cristallisation, assez puissante à l'échelon parlementaire pour s'imposer, ou assez populaire pour entraîner les masses urbaines. C'est dans ce contexte, fait d'incertitude sur le sort du régime et sur l'orientation de la politique africaine, qu'en fin novembre, le commandement militaire prit le pouvoir et installa aux plus hautes fonctions - en principe pour 5 années - les généraux Mobutu et Mulamba. La tendance anti-tshombiste du régime nouveau commença à s'exprimer dès avant la fin de 1965, mais c'est surtout au premier semestre 1966 qu'elle, s'affirmera, tant dans sa politique africaine que dans celle dite de l'indépendance économique envers l'ancienne puissance coloniale.

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