par Caroline Sägesser, paru dans Imagine demain le monde, n° 138, mars-avril 2020, p. 38-39
Le dimanche 29 mars, avançant nos montres d’une heure, nous passerons à l’heure d’été. En Belgique, comme dans le reste de l’Union européenne. Cela sera-t-il le dernier changement d’heure ? En 2018, la Commission européenne a décidé de mettre fin à cette pratique. Toutefois, elle laisse aux États membres le soin de choisir l’heure permanente qu’ils souhaitent adopter…
Les @nalyses en ligne
Dérèglement climatique et coronavirus, d’une urgence à l’autre
par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 17 mars 2020
En raison de la propagation du Covid-19 nouvellement apparu, un état d’urgence sanitaire a été déclaré dans plusieurs pays. En Belgique, les décisions les plus notables ont été prises le 12 mars 2020 au terme d’une réunion du Conseil national de sécurité. Et, trois jours plus tard, la décision a été prise par 10 partis politiques d’accorder les pouvoirs spéciaux au gouvernement fédéral pour parer aux effets de cette maladie. Dans la presse, à peu de choses près, il n’est plus question que de ce virus, de ses effets – non seulement sanitaires, mais aussi sociaux, économiques et politiques – et des moyens qui peuvent être mobilisés afin de lutter contre lui. La place que cette thématique occupe dans l’espace médiatique a relégué au second plan d’autres éléments importants de l’actualité politique récente, comme la reprise des manifestations pour le climat. Pourtant, si l’urgence sanitaire à laquelle est confrontée aujourd’hui la communauté internationale est bien réelle et très préoccupante, l’urgence climatique, qui avait été décrétée l’an dernier par de nombreux acteurs institutionnels ou issus de la société civile, l’est également toujours. Ces deux types d’urgences, sanitaire et climatique, ne doivent en fait pas être opposés, mais plutôt replacés dans les contextes politique et temporel spécifiques auxquels ils appartiennent.
Podcasts
L'Affaire Climat : saisir la justice pour lutter contre le réchauffement climatique ?
intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 2 mars 2020
Pour ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Vincent Lefebve, philosophe et juriste chargé de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, pour lequel il suit le déroulement de l’Affaire Climat actuellement en cours devant les tribunaux belges. L’Affaire climat est une action en justice inédite qui vise à forcer les autorités publiques à lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique. Quelles sont les personnes qui ont introduit une telle action ? Quelles autorités vise-t-elle et devant quel juge se déroule-t-elle ? Quels sont les arguments juridiques développés à l’appui de cette action et les résultats espérés par les personnes qui en sont à l’origine ? Une telle action en justice est-elle inédite dans le paysage militant global ? Y a-t-il eu des précédents dans d’autres pays du monde et si oui, pour quels résultats ? Comment les militants écologistes s’organisent-ils en Belgique ou ailleurs pour utiliser la justice à leurs fins militantes ? L’action en justice est-elle une arme courante et efficace pour les mouvements sociaux ? Enfin, les juges sont-ils légitimes et efficaces lorsqu’ils interviennent dans ce type de débat ? Telles seront entre autres les questions que nous discuterons en compagnie de Vincent Lefebve.
Les @nalyses en ligne
Urgence climatique, quel rôle pour les juges et la justice ?
par Vincent Lefebve, paru dans La Revue nouvelle, n° 8, décembre 2019, p. 66-72
L’urgence climatique est devenue un défi politique majeur de notre temps. La voie juridictionnelle est l’un des moyens pour y faire face. On observe depuis plusieurs années l’émergence d’un contentieux global en matière climatique. En Belgique, l’affaire climat (Klimaatzaak) retient en particulier l’attention. Si elle s’inscrit dans un contexte institutionnel particulier, celui de la Belgique fédérale, marqué par un éclatement des compétences en matière climatique, cette affaire constitue également une réplique d’un contentieux emblématique intervenu aux Pays-Bas. Dans l’affaire Urgenda, des juges ont estimé que la responsabilité de l’État néerlandais pour inaction climatique pouvait être engagée. Ces victoires ont incité des membres de la société civile actifs dans d’autres pays à s’emparer de l’arme du droit pour faire progresser la cause du climat. Quel rôle peuvent être amenés à jouer les juges dans nos démocraties contemporaines lorsqu’elles se trouvent confrontées à des périls inédits ?
Les @nalyses en ligne
Les origines et le sens de l’article 7bis de la Constitution
par Bernard Mazijn et Nadine Gouzée et Cédric Van de Walle, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 17 juillet 2019
Les récentes élections ont étéprécédées de vingt semaines d’affilée de manifestations de jeunesréclamant d’urgence une politique plus ambitieuse contre les dérèglementsclimatiques. Un des effets de cette mobilisation a été de mettre en avant une proposition de loi spéciale sur laquelle les débats se sont focalisés, puis une proposition de révision de l’article 7 bis de la Constitution pour y ajouter une phrase prévoyant que l’Autoritéfédérale, les Communautés et les Régions coopèrent pour mener une politique climatique dont les objectifs sont à définir par une loi spéciale. Si cette proposition a été rejetée en mars, cet article fait partie de ceux, peu nombreux, ouverts à révision sous cette nouvelle législature. Cette @nalyse du CRISP en ligne pointe certains enjeux de toute révision éventuelle de l’article 7 bis en éclairant ses origines et son sens. Si cet article a beaucoup été associé ces derniers temps à la lutte contre les changements climatiques, il porte en fait sur l’ensemble des questions de développement durable et résulte d’un processus entamé il y a trois décennies, porteur d’une vision à long terme de la société. Comprendre son parcours peut éclairer les acteurs susceptibles de procéder un jour à sa révision.
Podcasts
La politique énergétique : entre objectifs mondiaux et obstacles nationaux…
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 1 avril 2019
Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, alors que, chaque semaine, des milliers de jeunes arpentent la rue en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, nous aborderons les enjeux, autant globaux que locaux, que présente la politique énergétique. Depuis quand la question de l’énergie et de son impact sur le réchauffement climatique est-elle à l’agenda des Nations Unies ? Comment l’Union européenne se positionne-t-elle sur cette question ? Que prévoient le Protocole de Kyoto ou encore l’Accord de Paris ? Qu’est-ce qu’une COP ? Pourquoi, en Belgique, cette question semble si délicate et illustrer autant les impasses de notre système institutionnel que l’essoufflement d’une classe politique apparemment dépourvue face à l’urgence de la situation ? Toutes ces questions et bien d’autres encore, on tâchera d’y répondre dans ce quinzième épisode de l’Actualité en 3D, votre rendez-vous mensuel de décryptage politique en partenariat avec le Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP). Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP et spécialiste de la politique énergétique. On avait déjà eu le plaisir de recevoir Fabienne Collard dans une émission précédente consacrée à la transition énergétique.
Podcasts
La grève nationale, la mobilisation des gilets jaunes
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 11 février 2019
Gros plan dans l’EDR sur les mobilisations auxquelles on assiste en ce moment: de la grève nationale d’après-demain aux gilets jaunes en passant par les mobilisations pour le climat. Décryptage avec Jean Faniel, Directeur Général du CRISP, le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique.
Podcasts
Tour d’horizon de l’actualité politique bruxelloise
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 22 avril 2018
L’actualité politique bruxelloise est particulièrement riche en ce moment : Yvan Mayeur a publié un livre post-samusocial, cette affaire a des conséquences sur la vie du PS et sur la vie politique bruxelloise globalement, les prochaines élections - communales le 14 octobre 2018 et régionales le 26 mai 2019 - approchent et différents projets de réforme des institutions bruxelloises fleurissent.
Les @nalyses en ligne
Les lobbies et l’intérêt général
par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018
Rien n’est plus simple, moralement parlant, que de dénoncer les lobbies. Récemment, en Europe, le dossier du glyphosate a encore montré comment le lobbying de certains « experts » continue à faire courir un risque de mort. Aux États-Unis, la NRA bloque toute réforme sérieuse de la vente d’armes. Mais si la condamnation morale est aisée, la question des lobbies est plus complexe au plan de la théorie politique, surtout en Belgique. Dans un pays qui ne croit guère à l’impartialité de l’État et à l’intérêt général, les lobbies qui défendent des intérêts économiques ne sont pas des corps étrangers au sein du jeu démocratique. À la lumière des notions popularisées par le CRISP, les lobbies doivent être rangés dans la catégorie des groupes de pression, qui sont au cœur du système.
Livres
Les classes sociales en Belgique. Deux siècles d’histoire
Livre, par Guy Vanthemsche, 461 p., 2016
Après avoir été fort en vogue jusque dans les années 1970, la notion de classes sociales a connu une longue période de désaffection. Depuis lors, les identités nationales, ethniques ou religieuses ont retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, les classes sociales restent un élément crucial pour comprendre l’évolution de notre société contemporaine. Ce livre vise à combler une lacune en offrant une synthèse des connaissances actuelles sur l’histoire des différents groupes socio-économiques en Belgique en se focalisant sur les XIXe et XXe siècles : les salariats en général et leurs relations avec les marchés du travail, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les agriculteurs, les indépendants, les professions libérales et les élites économiques. Cet ouvrage a été couronné par le Prix Ernest Discailles décerné par l’Académie royale de Belgique.
Les @nalyses en ligne
Less is more. Que faudrait-il abolir dans notre société ?
par John Pitseys et Thomas Ferretti, paru dans La Revue nouvelle, n° 6, 2016, p. 32-34
Aujourd’hui, nos sociétés pluralistes sont souvent caractérisées par les conflits de valeurs et d’intérêts, la violence et la rareté des ressources. Elles sont parcourues de désaccords profonds sur la manière d’organiser la vie collective et de distribuer ses avantages. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de principes de justice afin de répartir les biens sociaux disponibles et de règles de bon gouvernement afin que la détermination collective de ces principes de justice soit considérée légitime. Malgré les conflits, il faut tenter de construire des institutions sociales plus équitables. Voilà pourquoi, 500 ans après la publication de l’Utopie par Thomas More, à Louvain, il faut raviver notre disposition à penser un monde plus juste.
Les @nalyses en ligne
Vol de nuit (au-dessus d’une centrale nucléaire)
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 113, janvier-février 2016 , p. 32-33
En politique, il est des questions qui, non seulement, sont lourdes d’enjeux et de conséquences, mais sont aussi très complexes. Le survol de Bruxelles et le maintien en activité des centrales nucléaires sont de celles-là. Ces deux thématiques présentent en outre des parallèles frappants.
Les @nalyses en ligne
La communauté métropolitaine : opportunité ou piège pour les Bruxellois ?
par Jean-Paul Nassaux, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 juin 2015
L’accord institutionnel du 11 octobre 2011 sur la sixième réforme de l’État contient un certain nombre de dispositions spécifiques pour Bruxelles. Parmi celles-ci, figure la création d’une « communauté métropolitaine » afin de promouvoir des relations économiques étroites entre Bruxelles et son hinterland. La volonté de mettre en place une telle communauté métropolitaine est liée à la situation particulière de Bruxelles. Elle s’inscrit également dans une tendance générale liée à la mondialisation. Enfin, elle a été réclamée par les négociateurs francophones de la sixième réforme institutionnelle qui s’étaient engagés à ne pas accepter la scission de la circonscription de BHV sans compensations ou sans l’extension des limites de la Région bruxelloise. À quelles ambitions ce projet entendait-il répondre et où en est-il aujourd’hui ? Plus spécifiquement, la forme de concrétisation qui se dessine actuellement est-elle à même de rencontrer les attentes des responsables politiques bruxellois qui ont promu la communauté métropolitaine ou risque-t-elle de se retourner contre eux ? En écho à l’école urbaine organisée par l’ARAU en mars dernier, Jean-Paul Nassaux se penche sur ces questions.
Les @nalyses en ligne
Vie privée et sécurité : qu’est-ce qu’une position libérale ?
par John Pitseys, paru dans La Chronique de la Ligue des droits de l’Homme, n° 166, février 2015, p. 10-11
La protection de la sécurité publique justifie-t-elle de limiter les droits individuels, parmi lesquels le droit à la vie privée ? Dans le débat public, le droit à la vie privée est parfois opposé à ce qu’on appelle aujourd’hui « le droit à la sécurité », qu’il s’agisse de souligner que ce dernier est, après tout, le premier des droits individuels ou, au contraire, de critiquer les dérives sécuritaires. Encore faut-il que cette opposition soit pertinente.
Courrier hebdomadaire
Vingt ans de politique portuaire à Bruxelles (1993-2012) (III). Contrat de gestion 2008-2012 et perspectives
Courrier hebdomadaire n° 2233-2234, par Geneviève Origer, 117 p., 2014
Créé par l’ordonnance du 3 décembre 1992, le Port de Bruxelles fonctionne depuis le 1er juin 1993. Avec la STIB, il est l’un des premiers organismes para-régionaux à avoir conclu un contrat de gestion avec la Région. Aujourd’hui, il gère le second port intérieur belge. À l’occasion des vingt ans du Port de Bruxelles, le Courrier hebdomadaire étudie les contrats de gestion successifs auxquels a été soumise la société régionale. L’objectif est d’éclairer les décisions politiques qui ont présidé à l’évolution des installations, du foncier et du fonctionnement du Port, en examinant les positions des différents acteurs régionaux et les arbitrages rendus. Il s’agit également d’analyser la manière dont les contrats de gestion ont été mis en œuvre en fonction des enjeux régionaux, et la mesure dans laquelle ils ont porté le rôle du Port dans l’économie, l’emploi et la mobilité. Cette étude est réalisée par Geneviève Origer, ancienne directrice en charge du développement du Port. La troisième et dernière partie étudie le contrat de gestion 2008-2012. De multiples aspects de la vie politique bruxelloise sont abordés : PDI, PRDD, PRAS démographique, PPAS Biestebroeck, Plan Canal, Plan Iris 2, Plan de transport de marchandises, etc. Dans une perspective davantage prospective, sont aussi analysés le contenu de l’actuel contrat de gestion (2013-2018), ainsi que le cadre général dans lequel il se déploiera et les grandes décisions et réalisations qui devraient jalonner les années à venir. Par ailleurs, G. Origer livre les résultats des entretiens qu’elle a menés avec les principaux acteurs bruxellois quant à l’avenir du port : mandataires et partis politiques, autorité portuaire, syndicats et organisations patronales, instances d’avis pour les plans d’aménagement et associations d’habitants et environnementales.
Courrier hebdomadaire
Vingt ans de politique portuaire à Bruxelles (1993-2012) (II). Contrats de gestion 1994-1999 et 2002-2007
Courrier hebdomadaire n° 2231-2232, par Geneviève Origer, 99 p., 2014
Créé par l’ordonnance du 3 décembre 1992, le Port de Bruxelles fonctionne depuis le 1er juin 1993. Avec la STIB, il est l’un des premiers organismes para-régionaux à avoir conclu un contrat de gestion avec la Région. Aujourd’hui, il gère le second port intérieur belge. À l’occasion des vingt ans du Port de Bruxelles, le Courrier hebdomadaire étudie les contrats de gestion successifs auxquels a été soumise la société régionale. L’objectif est d’éclairer les décisions politiques qui ont présidé à l’évolution des installations, du foncier et du fonctionnement du Port, en examinant les positions des différents acteurs régionaux et les arbitrages rendus. Il s’agit également d’analyser la manière dont les contrats de gestion ont été mis en œuvre en fonction des enjeux régionaux, et la mesure dans laquelle ils ont porté le rôle du Port dans l’économie, l’emploi et la mobilité. Cette étude est réalisée par Geneviève Origer, ancienne directrice en charge du développement du Port. La deuxième partie est consacrée aux premiers contrats de gestion : celui de 1994-1999 (prolongé jusqu’en 2002) et celui de 2002-2007. Pour chacun, le contexte général est resitué et le contenu du document est analysé en détail. Les décisions prises et les réalisations opérées par la Région de Bruxelles-Capitale et le Port durant la période envisagée sont aussi étudiées, pour autant qu’elles entrent dans le cadre du contrat de gestion ou qu’elles influencent l’activité portuaire. Ainsi, c’est l’ensemble de la vie politique bruxelloise qui est abordée, dans les domaines de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (PRAS, PRD, etc.), du développement économique, de la logistique et des transports, de l’environnement et de la gestion des déchets, etc. Parmi les dossiers emblématiques de cette période, figurent l’extension du centre d’entreposage TIR, le projet Musiccity, et la gestion des sites de Tour & Taxi, de Carcoke et de Schaerbeek-formation.
Les @nalyses en ligne
Quel avenir pour le photovoltaïque ?
par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 6 mai 2014
En renonçant à Solwatt pour Qualiwatt en 2013, le gouvernement wallon a choisi de sortir le photovoltaïque résidentiel du mécanisme des certificats verts. Cette décision a été prise afin de permettre au marché des certificats verts, paralysé suite à l’essor du photovoltaïque de petite capacité, de fonctionner à nouveau pour les autres filières du renouvelable. Le gouvernement wallon a ainsi abandonné une logique de marché pour un système de primes. Dans ce dossier, il a très souvent été pointé du doigt. Or il convient de relever que la Région wallonne est loin d’être la seule à avoir choisi cette voie. D’un contexte extrêmement favorable aux énergies renouvelables, on est passé aujourd’hui, en Wallonie, en Flandre, et même en Europe, à un cadre résolument moins ambitieux.
Les @nalyses en ligne
À qui profitent les certificats verts ?
par Fabienne Collard, paru dans Politique, revue de débats, n° 82, novembre-décembre 2013, p. 64-72
Le système de promotion de la production d’électricité verte en Wallonie a fait l’objet de vifs débats. Lancés en 2007 par le gouvernement wallon, les certificats verts concernant l’électricité photovoltaïque ont rapidement été victimes de leur succès. Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont fait marche arrière ; le coût pour la collectivité était trop élevé. Le mécanisme a aussi été adapté, notamment pour moins profiter aux classes moyennes et supérieures. Comment en est-on arrivé là ? Quelle est la situation en Flandre et en Région bruxelloise ?
Courrier hebdomadaire
Vingt ans de politique portuaire à Bruxelles (1993-2012) (I). Le contexte et les prémices
Courrier hebdomadaire n° 2177-2178, par Geneviève Origer, 81 p., 2013
Créé en 1992, le Port de Bruxelles fonctionne depuis le 1er juin 1993. Avec la STIB, il est l’un des premiers organismes para-régionaux à avoir conclu un contrat de gestion avec la Région bruxelloise. Aujourd’hui, il gère le second port intérieur belge. À l’occasion des vingt ans du Port de Bruxelles, le Courrier hebdomadaire étudie ses contrats de gestion successifs. L’objectif est d’éclairer les décisions politiques qui ont influencé l’évolution des installations, des terrains et du fonctionnement du Port. L’étude examine les positions des différents acteurs régionaux et les arbitrages rendus. Elle analyse également la manière dont les contrats de gestion ont été mis en œuvre et ont permis au Port de jouer son rôle dans divers enjeux régionaux : l’économie, l’emploi et la mobilité. Cette recherche a été menée par Geneviève Origer, ancienne directrice en charge du développement du Port. Cette première partie retrace l’histoire des activités portuaires bruxelloises jusqu’en 1994. Elle présente le contexte, les spécificités et les aspects institutionnels du Port de Bruxelles.
Livres
Overheden in Brussel
Livre, par Caroline Sägesser, 72 p., 2002
Brussel is het landsgedeelte waar het grootste aantal overheidsinstanties bevoegdheden uitoefenen : 19 gemeenten, een Gewest, twee Gemeenschappen, drie Gemeenschapscommissies, een gouverneur, een vice-gouverneur, en natuurlijk ook de Federale Overheid. De bevoegdheidsuitoefening in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest is dus een complexe materie die in het gedeelte Overheden in Brussel nader wordt toegelicht. Door zijn bijzondere status ais stad, hoofdstad, gewestelijke aantrekkingspool en tweetalig gebied vormt Brussel een uitermate belangrijke inzet voor de Staatshervorming. Aangezien men er niet in slaagde overeenstemming te bereiken over de vorm die het Brussels Hoofdstedelijk Gewest moest krijgen, was het wachten tot 1989 om Brusselse instellingen van de grond te krijgen. Dat terwijl de Vlaamse en Waalse gewestinstellingen reeds in 1980 het levenslicht zagen. In het gedeelte Overheden in Brussel wordt kort teruggeblikt op de ontstaansgeschiedenis van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest tegen de achtergrond van de hervorming van de eenheidsstaat en de omzetting ervan in Federale Staat. Daarna volgen enkele samenvattende infopagina’s met een beschrijving van de instellingen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest alsook van de andere overheidsinstellingen die hun bevoegdheden in Brussel uitoefenen. Dit eerste deel wordt aangevuld met kaarten, schema’s en een verklarende woordenlijst. ln een tweede deel wordt uitgelegd hoe deze bevoegdheden verdeeld zijn, ditmaal niet volgens bestuursniveau, maar volgens de diverse materies. In 30 infopagina’s wordt omschreven welke overheidsinstanties in Brussel bevoegd zijn voor elke materie, variërend van ’Landbouw’ tot ’Stedenbouw’. Hierbij wordt de aard van de uitgeoefende bevoegdheid (wetgevend, ais inrichtende macht... ) nauwkeurig omschreven.
Les @nalyses en ligne
Quelle communauté urbaine pour Bruxelles ? Réflexions sur la communauté métropolitaine prévue dans l’accord de gouvernement de 2011
par Marcus Wunderle, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 décembre 2011
Parmi les réformes inscrites dans l’accord de gouvernement figure la création d’une communauté métropolitaine comprenant Bruxelles et son hinterland. Si son périmètre est déjà connu (il s’agit de l’ancienne province de Brabant), des questions demeurent quant aux compétences dont elle serait dotée et à la forme qu’elle pourrait prendre. Qu’en sera-t-il, par exemple, de la mobilité ? Comment la communauté métropolitaine sera-t-elle organisée ? À quel point son fonctionnement sera-t-il démocratique ? Peut-on s’inspirer des communautés urbaines en place ailleurs en Europe ? Quel sera le rôle des autres entités fédérées et des communes ?
Les @nalyses en ligne
Interdiction de fumer dans l’Horeca. Une histoire qui pourrait inspirer d’autres bonnes causes
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 87, septembre-octobre 2011, p. 22-23
Le 1er juillet dernier, la Belgique a rejoint la vingtaine de pays européens où fumer est interdit dans tous les lieux fréquentés par le public, y compris, désormais, dans les cafés et les casinos. Cette mesure est entrée en vigueur de manière anticipée et inattendue. Cette étape clôt un processus politique interpellant, au terme duquel la Cour constitutionnelle a fait primer l’égalité des citoyens, la santé et l’obligation pour les pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires pour affronter le problème du tabagisme. Analyse d’une histoire qui pourrait inspirer d’autres causes environnementales…
Les @nalyses en ligne
« Un clivage pas comme les autres »
par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 30 mars 2010, p. 17
Des controverses entre le PS et Ecolo ont révélé les limites du consensus sur les questions environnementales. Il subsiste autour de ces questions un clivage qui place les écologistes en position défensive, contraints de faire la preuve de la priorité à donner à ces enjeux et de la possibilité de mener une politique écologique sans sacrifier d’autres préoccupations, dont l’emploi. Car chaque personne qui intègre les inquiétudes écologiques est en même temps attachée à d’autres priorités, ce qui donne un caractère très spécifique au clivage noué autour de l’écologie.
Les @nalyses en ligne
Un accord à la belge
par Vincent de Coorebyter, paru dans Migrations Magazine, n° 1, hiver 2009-2010, p. 14-16
L’accord politique de juillet 2009 permettra de réaliser une nouvelle vague de régularisations individuelles de sans-papiers, et il a le mérite d’avoir débloqué ce dossier. Mais cet accord a débouché sur une « instruction administrative » qui a pris la place de ce qui aurait pu et dû être réglé par la loi. Il s’inscrit ainsi dans une culture du compromis typiquement belge, mais sans être à la hauteur des grands accords, déjà ancien, dont la Belgique s’enorgueillit. L’accord de juillet pose différentes questions sur la démocratie belge, les libertés qu’elle prend avec les règles de base du système et l’affaiblissement du sens de la norme.
Courrier hebdomadaire
La situation budgétaire de la Région de Bruxelles-Capitale
Courrier hebdomadaire n° 1941, par Pol Zimmer, 52 p., 2006
Le régime de financement des régions est-il adapté à la situation de la Région de Bruxelles-Capitale ? La question a été posée dès sa naissance comme une condition particulièrement importante du développement régional. Les réflexions se sont développées à ce sujet parce que certaines lectures ont conforté l’idée d’un sous-financement structurel de la région. De plus les accords du Lambermont de 2001 ont modifié le système de financement instauré en 1989 dans un sens qui n’a pas résolu la question. Pol Zimmer met en perspective l’évolution de la situation budgétaire bruxelloise durant la période 1990-2005. Après avoir rappelé succinctement les mécanismes de financement actuels, il examine l’évolution des recettes de la région et les compare avec celles des deux autres régions. Il reprend enfin l’évolution des dépenses en mettant en exergue l’influence de la position institutionnelle spécifique de la région. Ce parcours suggère que la Région bruxelloise est à la croisée de deux dynamiques : d’une part, la réforme du Lambermont a mis les régions, et singulièrement la Région de Bruxelles-Capitale, sur le chemin d’une plus grande autonomie financière, d’autre part, elle est confrontée à la prise en charge de surcoûts structurels importants vu sa centralité et la multiplicité de ses statuts.