COVID: les retombées économiques de la pandémie après la première vague
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 30 novembre 2020
Analyse de David Van Den Abbeel, coordinateur du secteur Economie du CRISP.
Podcasts
Communication des différents niveaux de pouvoir et leurs annonces des mesures sanitaires
intervention de Jean Faniel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 27 octobre 2020
Dossier COVID-19 : Comment s’y retrouver dans les différentes mesures, en fonction des Régions, du fédéral, ... ? Sont-ils désorganisés ? Jean Faniel, directeur général du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques, analyse la communication des différents niveaux de pouvoir et leurs annonces des mesures sanitaires.
Les @nalyses en ligne
La société civile, victime mais aussi actrice de la crise sanitaire
par Vincent Lefebve et Benjamin Biard, paru dans Imag, le magazine de l’interculturel, n° 353, septembre 2020, p. 10-14
La période de confinement qui s’est étendue du 17 mars au 4 mai 2020 et celle de déconfinement qui a suivi ont été marquées par une intense activité au sein de la société civile. Très nombreux sont les acteurs, issus du secteur associatif, du monde académique ou d’autres segments de la vie sociale, à être intervenus dans l’espace public. Quelles ont été ces interventions ? Sur quoi ont-elles porté ? Comment ont-elles évolué après le confinement ? Bref, dans quelle mesure peut-on considérer la crise comme le catalyseur d’une nouvelle configuration socio-politique ?
Les @nalyses en ligne
Associatif en crise et en temps de crise
interview de Jean Faniel et Vincent Lefebve par Christophe De Mos, parue dans PluriCité, n° 25, 2020, p. 12-21
Comme le reste de la société, le tissu associatif et syndical belge a été chamboulé par la crise sanitaire puis socio-économique engendrée par la pandémie de coronavirus. Revenir sur les caractéristiques de cette société civile permet de mieux saisir le bouleversement que celle-ci traverse actuellement et de s’interroger sur les transformations à plus long terme auxquelles il lui faudra faire face.
Les @nalyses en ligne
Le poids du secteur pharmaceutique en Belgique
par Marcus Wunderle, paru dans Santé conjuguée, n° 91, juin 2020, p. 20-22
Le secteur pharmaceutique, poids lourd de l’économie mondiale, est remis en lumière à la faveur de la crise du Covid-19. Son importance pourrait encore s’accroître, notamment en Europe si les appels à la relocalisation sont entendus, stimulés, voire forcés, dans un contexte de dépendance envers les choix de production et de distribution. La Belgique, à la pointe de l’industrie au niveau européen, semble bien armée pour faire face à ces enjeux.
Podcasts
Crise pandémique et mobilisations sociales
intervention de Benjamin Biard et Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 septembre 2020
Entre le 18 mars et le 4 mai 2020, la Belgique, à l’instar de l’ensemble des pays du monde, a vécu une période inédite dans son histoire et par son ampleur : quasi 2 mois de confinement physique, 2 mois d’angoisse collective, 2 mois de sidération sociale... Si aujourd’hui, le strict confinement est prudemment levé, la situation sociale, économique et politique demeure particulièrement inquiétante et l’avenir incertain. Cependant, tout au long du confinement, une série d’acteurs, rompus ou non aux combats sociaux, ont pris la parole en vue et à court terme de peser sur la gestion de cette crise autant sanitaire que sociale, à long terme d’en tirer les leçons susceptibles de baliser une profonde (r)évolution de notre système politique et économique. C’est précisément ces mobilisations, diversifiées et réinventées, que nous analyserons lors de cette émission de rentrée : comment la société civile belge a-t-elle vécu cette crise et comment en imagine-t-elle la sortie ? Pour aborder cette question, nous aurons le plaisir de nous entretenir avec Benjamin Biard et Vincent Lefebve, chargés de recherche au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et Serge Govaert, administratreur du CRISP et tous troisauteurs d’un Courrier hebdomadaire (n° 2457-2458) récemment publié et intitulé « Penser l’après-corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de covid-19 (mars-mai 2020) », une publication parmi de nombreuses autres que le CRISP a consacrées à la crise pandémique et dont nous avions déjà fait écho sur cette antenne.
Les @nalyses en ligne
Le fédéralisme belge à l’épreuve de la pandémie de Covid-19
par Caroline Sägesser et Jean Faniel, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 112, juillet 2020, p. 12-17
En quoi le caractère fédéral de la Belgique a-t-il affecté la réponse apportée à la pandémie de Covid-19 ? Et cette crise sanitaire aura-t-elle des conséquences sur cette architecture fédérale ?
Courrier hebdomadaire
Penser l’après-corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de Covid-19 (mars-mai 2020)
Courrier hebdomadaire n° 2457-2458, par Benjamin Biard, Serge Govaert, Vincent Lefebve, 127 p., 2020
En Belgique, la période de confinement décidée par les autorités publiques pour lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 s’est étendue, au sens strict, du 18 mars au 4 mai 2020. A priori , cette période n’était guère propice aux mobilisations des citoyens, en particulier puisqu’il leur était interdit de se réunir. Pourtant, s’est alors manifestée une importante effervescence intellectuelle et militante, qui s’est traduite par de multiples prises de position de la société civile. Il s’est agi, d’une part, de répondre aux défis suscités par la crise sanitaire et, d’autre part, de préparer la période « post-corona ». Ces initiatives ont essentiellement pris la forme de cartes blanches publiées dans la presse (et relayées sur les réseaux sociaux) et de lettres ouvertes adressées aux responsables politiques. Des débats en ligne, des enquêtes participatives, des manifestations virtuelles, etc. ont aussi pris place, de même que quelques actions dans l’espace public malgré leur interdiction. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu aussi large que possible des interventions collectives qui se sont manifestées et entrecroisées au cours de ces sept semaines de confinement. Partant, il recense autant que faire se peut les mobilisations qui ont accompagné ces interventions et éclaire les constellations d’acteurs qui les ont organisées ou y ont souscrit. Les revendications exprimées par la société civile sont présentées selon neuf pôles : le financement des services publics (et, en particulier, celui du système de soins de santé) ; la culture et le sport ; l’enseignement ; la pauvreté et les inégalités sociales ; la place et le sens du travail ; les urgences sanitaire et écologique ; le capitalisme et la mondialisation ; les libertés fondamentales ; le renouvellement démocratique et la participation citoyenne.
Les @nalyses en ligne
Quelles conséquences aura la crise économique du Covid-19 sur la dépendance externe de la Wallonie ?
par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 16 juillet 2020
La gestion de la crise sanitaire provoquée depuis quelques mois par la pandémie de Covid-19 a été avant tout médicale et a eu des implications politiques. Elle a aussi rapidement débouché sur une crise économique d’envergure mondiale. Par les mouvements qu’elle va entraîner, celle-ci aura des conséquences sur l’évolution de la dépendance externe de la Wallonie. Avec les phénomènes de concentration économique, ceux de dépendance externe sont depuis longtemps au cœur des travaux du secteur Économie du CRISP. Ce sont ces conséquences que cette @nalyse du CRISP en ligne entend explorer en utilisant les outils développés et utilisés de longue date par le CRISP.
Podcasts
La Belgique face au coronavirus : entre gestion de crise et crise de la gestion
intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 juin 2020
Pour cette reprise de l’Actualité 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Caroline Sägesser, chargée de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politique, partenaire de cette émission. Avec elle, nous allons tenter de mieux comprendre comment la Belgique a fait face à la pandémie de la Covid-19 ces derniers mois. La séquence que nous venons de vivre est en effet inédite à plus d’un titre : octroi des pouvoirs spéciaux à un gouvernement fédéral minoritaire ; participation de partis de l’opposition à la gestion de la pandémie ; coordination entre l’Autorité fédérale, les Communautés et les Régions au sein d’un Conseil national de sécurité dont les conférences de presse ont rythmé la vie des Belges ; recours massif à l’expertise scientifique en vue d’affiner les mesures de confinement adoptées depuis la mi-mars ; suspension généralisée et exceptionnelle de la plupart de nos droits et libertés ; incertitude quant à la situation économique et politique à court et moyen terme... Les sujets ne manquent pas et nous les aborderons avec Caroline Sägesser afin d’y voir plus clair dans la façon dont la Belgique a fait face au coronavirus.
Courrier hebdomadaire
La Belgique entre crise politique et crise sanitaire (mars-mai 2020)
Courrier hebdomadaire n° 2447, par Jean Faniel, Caroline Sägesser, 44 p., 2020
Au début du mois de mars 2020, la Belgique rejoint la liste des pays touchés par la pandémie de Covid-19, maladie infectieuse apparue quelques mois plus tôt en Chine et provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Or, à ce moment-là, la Belgique est plongée dans une crise politique qui semble d’une gravité sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : depuis plus d’un an, le pays est dirigé par des gouvernements fédéraux en affaires courantes et minoritaires et, depuis près de dix mois, le monde politique cherche en vain à mettre en place un gouvernement fédéral de plein exercice et disposant d’une majorité au sein de la Chambre des représentants issue des élections du 26 mai 2019. Cette irruption soudaine d’une crise sanitaire majeure met la crise politique en mode pause. Afin de gérer la pandémie, un gouvernement fédéral Wilmès II (MR/CD&Vamp;V/Open VLD) prête serment devant le roi le 17 mars 2020, puis obtient successivement la confiance d’une majorité de membres de la Chambre des représentants (le 19 mars) et une délégation de pouvoirs spéciaux par une majorité plus large encore de députés fédéraux (le 26 mars). La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), s’engage à borner son action à la gestion de la crise et à ses conséquences, et à revenir demander la confiance de l’assemblée dans un délai de six mois. Les pouvoirs spéciaux sont accordés pour une période de trois mois, renouvelables une fois. La crise politique peut donc apparaître temporairement résolue ; toutefois, à mesure que l’urgence sanitaire s’estompe, elle refait surface. Dans ce Courrier hebdomadaire , le CRISP relève les principales tensions qui ont émaillé la gestion de la crise et les critiques que celle-ci a suscitées, puis fait le point sur la situation politique fédérale après huit semaines de gouvernement Wilmès II et trace des pistes de réflexion pour l’avenir politique au niveau fédéral. Exceptionnellement, cette publication est dès à présent accessible librement en ligne .
Les @nalyses en ligne
Le syndrome de la Belle au bois dormant. Confinement et impuissance politique
par Vincent Lefebve, paru dans Carnet de crise du Centre de droit public de l’ULB, n° 11, 10 avril 2020
Le 18 mars 2020, la romancière française Leïla Slimani publie une chronique de confinement sur le site Internet du journal Le Monde . Pour expliquer à ses enfants les raisons ainsi que l’issue probable de la situation inédite provoquée par la pandémie de Covid-19, elle se réfère à la célèbre histoire de la Belle au bois dormant. Cette intervention de la romancière a fait l’objet de nombreuses réactions en écho à la question des inégalités sociales accentuées par la crise. Une dimension de ce texte ne semble toutefois pas avoir été perçue. La séquence dans laquelle nous sommes actuellement engagés recèle en effet deux issues possibles, l’une placée sous le signe de l’apathie politique, l’autre sous celui de la lucidité et de la reconstruction. Au syndrome de la Belle au bois dormant, on peut opposer la figure d’Hypnos, à laquelle s’est identifié le poète français René Char alors qu’il était résistant durant la Seconde Guerre mondiale.
Courrier hebdomadaire
L’État belge face à la pandémie de Covid-19 : esquisse d’un régime d’exception
Courrier hebdomadaire n° 2446, par Frédéric Bouhon, Andy Jousten, Xavier Miny, Emmanuel Slautsky, 53 p., 2020
Face à la pandémie de Covid-19, la Belgique prend des mesures fortes, qui répondent à l’obligation juridique des États de réagir face à un risque pour la vie. Les circonstances n’en mettent pas moins les institutions dans une situation d’exception. En effet, elles posent des questions de droit constitutionnel qui touchent aux traits majeurs de l’État belge. En Belgique, apporter une réponse centralisée à une telle crise sanitaire et à ses conséquences dans divers domaines est compliqué par le partage de compétences en vigueur entre les différents niveaux de pouvoir. Depuis la mi-mars 2020, des solutions originales sont mises en œuvre pour associer l’Autorité fédérale et les entités fédérées (Régions et Communautés) à une prise de décision concertée. Les rapports entre les assemblées législatives et les pouvoirs exécutifs connaissent des évolutions considérables, qui ébranlent jusqu’aux principes du régime parlementaire belge. La crise du coronavirus a poussé de nombreux partis à accorder leur confiance à un exécutif fédéral très minoritaire et jusqu’alors chargé d’expédier les affaires courantes. Elle a aussi conduit à un important transfert de pouvoirs – tout aussi provisoire qu’impressionnant – des parlements au profit des gouvernements. À cet égard, le recours aux pouvoirs spéciaux à presque tous les niveaux institutionnels de l’État belge est un événement hors du commun. La crise sanitaire du Covid-19 amène également les pouvoirs publics belges à limiter considérablement les droits et libertés fondamentaux des citoyens, à une échelle inédite en temps de paix. Si les motivations de toutes ces mesures sont compréhensibles, de nombreuses questions juridiques se posent. Ce Courrier hebdomadaire en offre une première analyse « à chaud ». Exceptionnellement, cette publication est dès à présent accessible librement en ligne .
Les @nalyses en ligne
Dérèglement climatique et coronavirus, d’une urgence à l’autre
par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 17 mars 2020
En raison de la propagation du Covid-19 nouvellement apparu, un état d’urgence sanitaire a été déclaré dans plusieurs pays. En Belgique, les décisions les plus notables ont été prises le 12 mars 2020 au terme d’une réunion du Conseil national de sécurité. Et, trois jours plus tard, la décision a été prise par 10 partis politiques d’accorder les pouvoirs spéciaux au gouvernement fédéral pour parer aux effets de cette maladie. Dans la presse, à peu de choses près, il n’est plus question que de ce virus, de ses effets – non seulement sanitaires, mais aussi sociaux, économiques et politiques – et des moyens qui peuvent être mobilisés afin de lutter contre lui. La place que cette thématique occupe dans l’espace médiatique a relégué au second plan d’autres éléments importants de l’actualité politique récente, comme la reprise des manifestations pour le climat. Pourtant, si l’urgence sanitaire à laquelle est confrontée aujourd’hui la communauté internationale est bien réelle et très préoccupante, l’urgence climatique, qui avait été décrétée l’an dernier par de nombreux acteurs institutionnels ou issus de la société civile, l’est également toujours. Ces deux types d’urgences, sanitaire et climatique, ne doivent en fait pas être opposés, mais plutôt replacés dans les contextes politique et temporel spécifiques auxquels ils appartiennent.
Livres
Overheden in Brussel
Livre, par Caroline Sägesser, 72 p., 2002
Brussel is het landsgedeelte waar het grootste aantal overheidsinstanties bevoegdheden uitoefenen : 19 gemeenten, een Gewest, twee Gemeenschappen, drie Gemeenschapscommissies, een gouverneur, een vice-gouverneur, en natuurlijk ook de Federale Overheid. De bevoegdheidsuitoefening in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest is dus een complexe materie die in het gedeelte Overheden in Brussel nader wordt toegelicht. Door zijn bijzondere status ais stad, hoofdstad, gewestelijke aantrekkingspool en tweetalig gebied vormt Brussel een uitermate belangrijke inzet voor de Staatshervorming. Aangezien men er niet in slaagde overeenstemming te bereiken over de vorm die het Brussels Hoofdstedelijk Gewest moest krijgen, was het wachten tot 1989 om Brusselse instellingen van de grond te krijgen. Dat terwijl de Vlaamse en Waalse gewestinstellingen reeds in 1980 het levenslicht zagen. In het gedeelte Overheden in Brussel wordt kort teruggeblikt op de ontstaansgeschiedenis van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest tegen de achtergrond van de hervorming van de eenheidsstaat en de omzetting ervan in Federale Staat. Daarna volgen enkele samenvattende infopagina’s met een beschrijving van de instellingen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest alsook van de andere overheidsinstellingen die hun bevoegdheden in Brussel uitoefenen. Dit eerste deel wordt aangevuld met kaarten, schema’s en een verklarende woordenlijst. ln een tweede deel wordt uitgelegd hoe deze bevoegdheden verdeeld zijn, ditmaal niet volgens bestuursniveau, maar volgens de diverse materies. In 30 infopagina’s wordt omschreven welke overheidsinstanties in Brussel bevoegd zijn voor elke materie, variërend van ’Landbouw’ tot ’Stedenbouw’. Hierbij wordt de aard van de uitgeoefende bevoegdheid (wetgevend, ais inrichtende macht... ) nauwkeurig omschreven.
Livres
Mémoires
Livre, par Gaston Eyskens, 1267 p., 2012
Gaston Eyskens (1905-1988) fut l’une des plus importantes personnalités politiques belges de l’après-guerre. Il occupa à plusieurs reprises le poste de Premier ministre et se trouva impliqué dans certaines des périodes les plus agitées de notre histoire : la question royale, la guerre scolaire, la scission de l’Université catholique de Louvain, la décolonisation du Congo belge où Patrice Lumumba a joué un rôle crucial. Quelques jours après le décès de Gaston Eyskens, ses fils Mark et Erik trouvèrent une note manuscrite de leur père portant des « informations utiles en cas de décès ». Gaston Eyskens y exprimait le vœu qu’on fasse un résumé de ses écrits et qu’on y consacre un livre. À leur grand étonnement, les fils Eyskens découvrirent dans la pièce où leur père conservait ses archives plusieurs boîtes contenant un « journal brut », une collection rassemblant dans le plus grand désordre ses textes les plus variés : des souvenirs de jeunesse, ses premiers pas en politique, l’entrée au Parlement, prélude à une carrière politique bien remplie... Trois cents autres boîtes d’archives contenaient les textes de ses discours, la correspondance liée à ses fonctions ministérielles et à son secrétariat privé, des dossiers politiques, des coupures de presse, de la documentation. Au prix d’un travail de cinq années, une équipe formée autour de Jozef Smits a tiré de ces textes un livre retraçant l’itinéraire, long de quarante années, de Gaston Eyskens en politique belge. Ces Mémoires très attendus d’un homme d’État de stature exceptionnelle, parus en néerlandais en 1993, n’avaient jamais été traduits. Le CRISP a voulu mettre à la disposition du public francophone ce jalon important dans l’historiographie de la politique belge d’après-guerre.
Courrier hebdomadaire
Action publique et responsabilité gouvernementale : la gestion de la grippe A(H1N1) en 2009
Courrier hebdomadaire n° 2138-2139, par Cédric Cheneviere, Nicolas Rossignol, François Thoreau, 61 p., 2012
En 2009, le monde a été confronté à la menace d’une pandémie de grippe A(H1N1). Comme la plupart des États européens, la Belgique a conclu un contrat de fourniture de vaccins avec une firme pharmaceutique. Son choix s’est porté sur GlaxoSmithKline (GSK), à laquelle elle a commandé 12,6 millions de doses de « Pandemrix » pour un montant total de plus de 110 millions d’euros. Rendue publique par la presse quelques mois plus tard, la convention a été largement critiquée, parce qu’elle semblait rejeter toute la responsabilité sur l’État belge en cas de problème. Ce Courrier hebdomadaire analyse la manière dont le gouvernement a pris les décisions relatives à la santé publique, alors qu’il était confronté à un contexte d’urgence et d’incertitude. Après avoir étudié les clauses du contrat, les auteurs montrent comment le gouvernement belge a géré la crise : évaluation et prise en compte des effets secondaires du Pandemrix, autorisation de mise sur le marché, échec relatif de la campagne de vaccination, etc. En particulier, ils dévoilent les motifs qui ont conduit la Belgique à accepter les conditions posées par le groupe pharmaceutique.
Courrier hebdomadaire
Les aspects bruxellois de l’accord de réformes institutionnelles du 11 octobre 2011
Courrier hebdomadaire n° 2129-2130, par Jean-Paul Nassaux, 61 p., 2012
Dans le débat institutionnel belge, le statut de la Région de Bruxelles-Capitale est toujours sujet à controverse. Des questions se posent quant à sa capacité d’assumer pleinement ses fonctions de capitale politique et de métropole internationale. D’autres portent sur sa complexité institutionnelle et sur l’inadéquation de son territoire avec celui de son hinterland. L’accord institutionnel sur la sixième réforme de l’État du 11 octobre 2011 rencontre un certain nombre de ces préoccupations. Le présent Courrier hebdomadaire étudie l’impact qu’aura cet accord sur Bruxelles. Jean-Paul Nassaux revient sur l’autonomie constitutive et la communauté métropolitaine. Il aborde également les politiques urbaines dont l’accord prévoit une efficacité et une cohérence accrues grâce à une simplification institutionnelle : sécurité, infrastructures sportives, formation professionnelle, tourisme, etc. L’auteur évoque ensuite le refinancement de Bruxelles, que l’accord prévoit de porter à 461 millions d’euros d’ici 2015, moyennant des dispositifs spécifiques selon les matières. Il parcourt enfin les transferts de compétences aux communautés et aux régions, toujours sous l’angle bruxellois : emploi, soins de santé, aide aux personnes, allocations familiales, justice, mobilité..., et présente la méthode actuellement mise en place par la Région bruxelloise et par la COCOM afin de se préparer à l’exercice de ces nouvelles compétences. L’examen de l’accord institutionnel pour la sixième réforme de l’État permet d’identifier plusieurs points positifs pour Bruxelles, dont le statut se trouve relativement consolidé, tout en soulevant un certain nombre de questions.
La Communauté germanophone, héritière en 1983 de la Communauté culturelle allemande, exerce les compétences attribuées par la Constitution aux communautés. C’est la Région wallonne qui exerce les compétences régionales sur son territoire. Toutefois, en application de l’article 139 de la Constitution, l’exercice de plusieurs compétences régionales lui a été transféré. Benoit Bayenet et Sabrina Veiders se penchent sur le financement de cette entité fédérée, au profil très différent des autres, vu notamment sa petite taille. Ce financement comprend un important volet communautaire, dont les ressources proviennent de l’Autorité fédérale. Comme les autres communautés, la Communauté germanophone a vu son financement adapté du fait qu’elle n’a pas de capacité fiscale. Son financement a aussi un volet régional, dont les ressources proviennent de la Région wallonne, pour financer les compétences régionales transférées. Avant d’examiner les mécanismes de financement, les auteurs rappellent les compétences communautaires et régionales exercées par la Communauté germanophone dans une présentation chronologique qui fait apparaître les phases successives de l’attribution des compétences communautaires et du transfert de l’exercice de compétences régionales. À chacune de ces phases correspond une adaptation des mécanismes de financement.
Livres
Public authorities in Wallonia
Livre, par Caroline Sägesser, 100 p., 2004
Wallonia is one of the three Regions that make up the Federal Belgian State. Yet it is also an area for wich other authorities have certain competencies : The French and German-speaking Communities, the provinces, the communes and, of course, the Federal Authority. Public authorities in Wallonia clearly and concisely sets out these different levels of authority. This brochure also gives a new presentation of the divisions of responsability : for each area, from ’agriculture’ to ’youth’, Public authorities in Wallonia clearly identifies the competent authorities in each domain. The information is supplemented by a glossery, maps and references to relevant Internet sites. This document has been produced in a style that is accessible to a very broad audience.
Livres
Les pouvoirs en Wallonie
Livre, par Caroline Sägesser, 101 p., 2004
La Wallonie est l’une des trois Régions qui composent l’État fédéral belge. Mais elle est également un territoire sur lequel d’autres pouvoirs exercent leurs compétences : les Communautés française et germanophone, les provinces, les communes et bien sûr l’Autorité fédérale. Les pouvoirs en Wallonie présentent de façon claire et concise ces différents niveaux de pouvoir. Ils proposent également une nouvelle lecture de la répartition des pouvoirs, par champ de compétence : pour chaque matière, de « agriculture » à « troisième âge », Les pouvoirs en Wallonie distinguent clairement les autorités compétentes. En outre, ils renvoient à la base juridique qui fonde la compétence de ces autorités en chaque matière. L’information est complétée par un glossaire, des cartes et des renvois aux sites internet pertinents. L’ensemble est rédigé dans un style accessible à tous.
Courrier hebdomadaire
L’accord non marchand wallon 2000-2006
Courrier hebdomadaire n° 1814-1815, par Michel Davagle, 119 p., 2003
Le 16 mai 2000, les interlocuteurs sociaux concluaient avec le gouvernement wallon un « Accord-cadre pour le secteur non marchand wallon 2000-2006 ». Cet accord concerne l’ensemble des bénéficiaires d’un subventionnement de la Région wallonne accordé en vue d’apporter une aide à caractère social aux personnes et à la collectivité, que l’employeur soit public ou privé. Le volet principal de cet accord harmonise les salaires des travailleurs avec ceux du secteur hospitalier. La Région wallonne entend dégager des moyens financiers importants après une très longue période d’austérité budgétaire. Michel Davagle replace tout d’abord l’accord non marchand wallon dans le contexte des accords semblables conclus aux autres niveaux de pouvoir à la même période. Il aborde ensuite l’harmonisation salariale de manière générale avant d’évoquer les particularités de chacun des secteurs concernés et les mesures propres aux travailleurs relevant des programmes de résorption du chômage. L’auteur étudie ensuite deux dispositifs complémentaires chargés d’une haute valeur symbolique : les mesures spécifiques d’aménagement de fin de carrière et les dispositions particulières en faveur de certaines catégories d’ouvriers, des aides familiales et des ouvriers de production des entreprises de travail adapté. La formation professionnelle est un thème qui s’inscrit en filigrane dans ces mesures et qui souligne la plus-value apportée par un travail de qualité. L’accord non marchand wallon comporte des enseignements : il met en lumière certaines carences réglementaires et institutionnelles, il induit ou renforce certaines attentes du pouvoir subsidiant envers le secteur non marchand, il contribue à clarifier la situation de l’emploi dans des secteurs où la transparence n’était pas toujours présente.
Dossiers
Le financement de la Communauté française (2003)
Dossier n° 58, par Étienne Arcq, 107 p., 2003
Le financement de la Communauté française a été un enjeu politique majeur ces quinze dernières années. Des menaces ont parfois pesé sur la survie même de l’institution, tandis que le refinancement obtenu en 2001 a été présenté par certains comme une heureuse surprise. Ce dossier permet de saisir tous les enjeux liés au financement des communautés, en retraçant leur cadre institutionnel et politique. Il montre comment deux principes, la solidarité et la responsabilité budgétaires, ont opposé Flamands et francophones sur ce thème. Rédigé pour des non-spécialistes, ce dossier explicite les notions-clés, les intérêts en présence et les mécanismes de décision à l’œuvre en les éclairant à l’aide de nombreux tableaux et schémas.
Courrier hebdomadaire
Bilan de l’exercice des compétences transférées par la Communauté française
Courrier hebdomadaire n° 1783-1784, par Raphaël Born, 91 p., 2002
Un refinancement de la Communauté française a été organisé en 1993, sur la base de l’accord de la Saint-Michel, par le transfert de l’exercice de certaines compétences de la Communauté française à la Région wallonne et à la Cocof, accompagné d’un transfert partiel des moyens financiers affectés par la Communauté française à la gestion de ces matières. Neuf ans après, quelles différences observe-t-on dans les politiques menées par la Région wallonne et la Cocof ? À quelles difficultés ces politiques ont-elles donné lieu ? Quel est l’état de la solidarité intrafrancophone, dont la Communauté française était censée être le pivot ? Pour répondre à ces questions, Raphaël Born examine, pour chaque matière transférée, les initiatives prises par la Région wallonne et par la Cocof et dresse un bilan en demi-teinte. Certes les deux collectivités wallonne et bruxelloise ont redynamisé des législations laissées en l’état par la Communauté française depuis de nombreuses années, faute de moyens pour suivre correctement l’évolution des problématiques. Mais des découpages de compétences hautement artificiels se sont souvent révélés contre-productifs et ont contribué à complexifier inutilement certaines matières, à retarder l’élaboration de certaines dispositions et à introduire des incohérences entre les politiques menées entre les différents niveaux de pouvoir. Une difficulté concerne plus particulièrement la Cocof. Celle-ci doit en effet coordonner ses initiatives avec celles de la Région de Bruxelles-Capitale et doit dès lors tenir compte des partenaires régionaux flamands dans la mise en œuvre de ses propres politiques. C’est aussi le sentiment d’une solidarité intrafrancophone fortement atténuée qui se dégage de la nouvelle configuration des compétences communautaires. La Cocof est souvent laissée à l’écart des accords de coopération auxquels elle devrait participer. Quant à la Communauté française, elle sort régulièrement affaiblie des négociations, ayant renoncé à des prérogatives qu’elle n’était pourtant pas autorisée à abandonner.
Livres
Les pouvoirs à Bruxelles
Livre, par Caroline Sägesser, 72 p., 2002
Bruxelles est la partie du pays sur laquelle le plus grand nombre de pouvoirs exercent des compétences : 19 communes, une Région, deux communautés, trois commissions communautaires, un gouverneur, un vice-gouverneur, et, bien sûr, l’Autorité fédérale. Les pouvoirs à Bruxelles ont pour objet de clarifier cette situation complexe. Le premier fascicule retrace brièvement l’histoire de la création de la Région de Bruxelles-Capitale dans le contexte de la réforme de l’État, puis décrit les institutions de la Région de Bruxelles-Capitale, ainsi que les autres pouvoirs qui exercent leurs compétences à Bruxelles. Des cartes, des schémas et un glossaire complètent l’information. Le second fascicule explique la répartition des compétences par matières, et non plus par niveaux de pouvoir. De « agriculture » à « urbanisme », 30 fiches-matières présentent les pouvoirs compétents à Bruxelles pour chaque matière, en précisant la nature de la compétence exercée (législative, pouvoir organisateur…).