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Courrier hebdomadaire

Schild & Vrienden

Courrier hebdomadaire n° 2566-2567, par Benjamin Biard, Serge Govaert, 71 p., 2023

C’est en septembre 2018 que, à la suite d’un reportage télévisé, le grand public découvre l’existence de Schild & Vrienden. Ce mouvement de jeunesse, qui se réclame de la droite nationaliste flamande, a été créé sur les réseaux sociaux au début de l’année précédente par Dries Van Langenhove, alors étudiant à l’Université de Gand. Très rapidement, Schild & Vrienden acquiert une importante visibilité – y compris au-delà des frontières belges –, en même temps qu’il devient l’un des principaux mouvements d’extrême droite de Flandre. Notamment, son fondateur et leader participe aux élections fédérales du 26 mai 2019 (sur une liste Vlaams Belang) et décroche un siège à la Chambre des représentants. Il démissionne toutefois de son mandat de député en février 2023, dans le cadre de la perspective d’un procès pour négationnisme. Ce Courrier hebdomadaire dresse un portrait complet de Schild & Vrienden, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui. Il retrace les étapes qui ont jalonné son existence, qu’elles aient favorisé son essor ou qu’elles l’aient perturbé. Il analyse les différents aspects du mouvement : l’idéologie qu’il véhicule, les formes de militantisme qu’il pratique, les sources de financement dont il dispose, ou les liens qu’il entretient avec d’autres organisations d’extrême droite en Belgique et à l’étranger. Est également étudiée la façon dont les services de renseignement et de sécurité, la justice et le monde politique réagissent à son développement et à ses activités. Une attention particulière est réservée à D. Van Langenhove, et notamment à son passage sur la scène politique.

Courrier hebdomadaire

Au cœur du pouvoir : le kern

Courrier hebdomadaire n° 2560-2561, par Jean Faniel, Caroline Sägesser, 79 p., 2022

Certains organes du pouvoir politique, bien que jouant un rôle de tout premier plan, sont largement inconnus du grand public. Même si leur action constitue un rouage central du fonctionnement de l’État, elle n’est mise en lumière qu’à l’occasion, que ce soit dans la presse ou dans les études scientifiques. Ainsi en va-t-il du kern. De nos jours, il réunit autour du Premier ministre les chefs de file de chacun des partis formant la coalition fédérale, c’est-à-dire les vice-Premiers ministres. Habituellement, ceux-ci sont en outre les membres du gouvernement fédéral qui détiennent les compétences les plus importantes. Le rôle de ce noyau est capital puisque c’est en son sein que sont prises la plupart des décisions majeures qui concernent la Belgique. Pourtant, le kern se déploie dans une grande discrétion et n’a pas toujours eu cette physionomie. En outre, il est aujourd’hui un organe informel : aucun texte juridique ne règle ses missions, sa composition ou son organisation. En français, son nom même est fluctuant : « Conseil des ministres restreint » ou « Comité ministériel restreint ». Par le passé, ses prédécesseurs ont également été appelés au fil du temps « Cabinet de la politique générale », « Comité de coordination politique », « Cabinet restreint » ou « Comité ministériel de politique générale ». Ce Courrier hebdomadaire sort le kern de l’ombre. Grâce à un regard vers le passé et une analyse de la situation présente, il détermine quelles sont les coutumes qui le régissent, et comment il s’est peu à peu mis en place et a changé de composition. Il examine aussi le profil des vice-Premiers ministres, notamment sous l’angle de leur répartition linguistique, politique et de genre. Une comparaison avec les gouvernements de Région et de Communauté complète le texte.

Courrier hebdomadaire

Les législations visant à favoriser la participation politique des femmes : évolutions et effets (1994⁠-⁠2022)

Courrier hebdomadaire n° 2557-2558-2559, par Cédric Istasse, 141 p., 2022

Depuis 1994, des réformes législatives successives ont visé à appuyer – et cela d’une façon de plus en plus marquée – la présence des femmes aux différents niveaux de pouvoir en Belgique. C’est ainsi que, par exemple, les listes de candidats aux élections doivent comporter de nos jours un nombre égal de femmes et d’hommes. Parfois, le système de la « tirette » est même de mise. Quant à eux, les organes exécutifs sont tenus de compter au moins une femme dans leurs rangs – voire, pour certains d’entre eux, d’être composés d’au moins un tiers de femmes. Ce Courrier hebdomadaire fait état de l’évolution des législations adoptées en Belgique avec pour objectif de favoriser la représentation des femmes en politique, que ce soit par l’instauration de quotas ou par l’imposition d’une obligation de mixité voire de parité. Ce faisant, il offre également un panorama des règles qui sont actuellement en vigueur. Ensuite, il procède à une analyse des effets des législations considérées, respectivement pour les organes législatifs et pour les organes exécutifs. Concrètement, il étudie l’évolution de la proportion de femmes élues lors des différents scrutins, ainsi que celle de la proportion de femmes siégeant dans les instances exécutives. Sont envisagés tout à la fois le niveau européen, le niveau fédéral, le niveau régional et communautaire, le niveau provincial et le niveau communal. Le propos est appuyé par une centaine de tableaux et graphiques. Dans la mesure du possible, des ventilations par formation politique (ainsi que, le cas échéant, par communauté linguistique) sont réalisées.

Podcasts

Le financement des partis politiques

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 12 juin 2023

En 1989, à la suite de plusieurs scandales liés au financement des partis politiques, la Belgique s’est dotée d’une législation spécifique à cette question. Ce régime qui a évolué avec le temps s’articule autour de deux grands axes : d’une part, une régulation assez stricte quant aux possibilités de financement privé ; d’autre part, un système de dotations publiques fixes et variables selon plusieurs critères. Plus de trente ans après l’adoption de ce régime, quel bilan pouvous nous en tirer ? Pour réaliser ce bilan, nous aurons le plaisir de recevoir Jean Faniel, le directeur du Centre de recherche et d’information socio-politique, le CRISP, le partenaire de notre émission. Quelles sont les règles actuellement en vigueur en matière de financement des partis politiques ? Quels sont les critères retenus pour calculer la dotation publique des partis et quels montants celle-ci recouvre-t-elle ? Pourquoi les dons des personnes morales ont-ils été interdits et ceux des personnes privées limités ? Dans quelle mesure le choix de tel ou tel régime de financement nous informe sur la conception de la démocratie qui sous-tend ce choix ? Pourquoi ce débat revient-il sur la table aujourd’hui ? Pourquoi le collectif We Need to Talk a-t-il décidé de s’en emparer ? Quelles sont les recommandations qui ont été portées par ce collectif ? Trouvent-elles un écho dans les propositions portées par les principaux intéressés, soit les partis politiques ? Autant de questions, parmi d’autres, auxquelles nous tenterons de répondre avec Jean Faniel.

Courrier hebdomadaire

La démocratie et ses variantes

Courrier hebdomadaire n° 2551, par Vincent de Coorebyter, 44 p., 2022

« Démocratie directe », « démocratie délibérative », « démocratie participative », « démocratie représentative », etc. Les politologues, juristes et philosophes distinguent de multiples variantes de la démocratie. Pour sa part, V. de Coorebyter propose un classement qui permet de les englober toutes : la distinction entre « démocratie universaliste » et « démocratie catégorielle ». La première est constituée des mécanismes permettant à tous les citoyens de débattre de tout, quelle que soit leur situation ou leur qualité et quel que soit l’objet de la décision. La seconde réside dans les dispositifs qui organisent l’expression politique sur la base des intérêts constitués, réservant dès lors la participation aux membres des groupes concernés par les intérêts pris en compte. Ces deux grands types de démocratie ne sont toutefois pas étanches, des cas d’hybridation existant ; ainsi en va-t-il, par exemple, des élections sociales. Ce Courrier hebdomadaire propose également un aperçu à la fois théorique, analytique et réflexif des principales modalités par lesquelles s’exerce la démocratie universaliste. Pour chacune d’entre elles, il s’agit de répondre à trois questions. Quels sont les mécanismes permettant au citoyen de jouer un rôle politique ? Ce rôle est-il prévu, reconnu, instauré, limité, contrôlé, interdit ou encadré par la loi ? Quelles sont les principales caractéristiques de ces mécanismes, leurs conditions de légitimité, leur dynamique ? Le tableau ainsi dressé fait apparaître une grande diversité de dispositifs et de modes d’action : élection de représentants, panel de citoyens tirés au sort, enquête publique, sondage, pétition, consultation populaire, référendum, budget participatif, grève, manifestation, recours à la justice, lobbying, lancement d’alerte, désobéissance civile, etc. Tous sont les témoins d’une vitalité démocratique plus importante qu’on ne le dit parfois.

Les @nalyses en ligne

Une législature perdue pour la concertation sociale ?

interview de Jean Faniel par Isabelle Morgante, parue dans sous le titre « Un gouvernement utile pendant 50 % de la législature ? » dans UCM Magazine, 28 février 2023

La législature en cours a déjà été bousculée par de nombreuses crises. Entre partis politiques de la majorité fédérale et entre interlocuteurs sociaux, les désaccords sont nombreux. Plus d’un an encore avant les scrutins de 2024, retour sur ces tensions.

Les @nalyses en ligne

Vers la pire campagne électorale de l’histoire ?

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 8 février 2023

Les prochaines élections ne sont prévues qu’au printemps 2024. Pourtant, un air de campagne semble planer depuis plusieurs semaines dans la sphère politique belge. Entre déclarations fracassantes, stratégie de communication et premières tendances électorales, décryptage du champ de bataille.

Podcasts

Les partis frères MR et Open VLD

intervention de Benjamin Biard diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 22 décembre 2022

Émission diffusée le 22 décembre 2022 Benjamin Biard était l’invité du carrefour de l’info sur AraBel FM pour présenter le Courrier hebdomadaire du CRISP consacré aux partis frères MR et Open VLD.

Les @nalyses en ligne

Partis politiques francophones et antiracisme : quel bilan en 2022 ?

par Benjamin Biard, paru sur Dynamiques. Histoire sociale en revue, n° 19, septembre 2022, www.carhop.be

Les moyens déployés par les partis politiques belges francophones pour lutter contre le racisme et les discriminations sont variés. Depuis longtemps, des engagements sont pris par ceux-ci afin d’afficher leur respect des valeurs démocratiques fondamentales et leur opposition à toute forme de racisme ou de discrimination. D’ailleurs, en interne, les organisations partisanes adoptent des mesures spécifiques permettant de sanctionner pareilles expressions. En outre, elles tentent de mettre en œuvre leurs engagements à travers les arènes institutionnelles. Cela se traduit notamment par la construction d’un arsenal juridique sur la base duquel des poursuites judiciaires peuvent être engagées. Plus qu’un combat partisan, c’est souvent en tant que combat pour la démocratie que la lutte antiraciste est envisagée par les partis.

Podcasts

La famille politique libérale. 50 nuances de bleu

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 12 décembre 2022

Il y a quelques jours, séisme au sein de la famille politique libérale ! Le parti libéral flamand Open VLD débauchait Alexia Bertrand, alors députée bruxelloise pour le parti libéral francophone MR, pour la désigner secrétaire d’État au budget au sein du gouvernement fédéral, le gouvernement dont le premier Ministre est le libéral flamand Alexander De Croo, souvent (et durement) critiqué par le président du MR, Georges-Louis Bouchez... Au-delà de cet incident assez rare, nous allons justement explorer la famille politique libérale dans ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D.En compagnie de Benjamin Biard, politologue et chargé de recherches au CRISP, qui vient de publier un Courrier hebdomadaire consacré aux partis libéraux belges et que nous avions déjà reçu pour parler de la famille orange, celle social-chrétienne, nous tacherons de répondre aux questions suivantes : quand est né le Parti libéral belge ? Dans quelles circonstances ? Quel était son programme au XIXe siècle ? Quand s’est-il scindé en deux partis linguistiquement distincts ? Comment ces deux partis ont-ils évolué depuis leur création ? Qu’est-ce qui unit encore aujourd’hui ces deux partis ? Mais qu’est-ce qui explique aussi les tensions qui marquent régulièrement leurs relations ?

Les @nalyses en ligne

La galaxie d’extrême droite : retour en force d’une réalité ancienne

par Benjamin Biard, paru dans Observatoire des radicalités violentes, Droite radicale, Charleroi, CAL Charleroi, 2022, p. 15-18

Aujourd’hui, l’extrême droite est en capacité de remporter des succès électoraux, voire de prétendre à l’exercice du pouvoir dans de nombreux endroits. S’agit-il d’un phénomène récent ? Comment peut-on définir l’extrême droite sur la base de ses multiples incarnations ? Comment évolue-t-elle et en quoi est-elle un phénomène pluriel qui ne peut être réduit aux partis politiques qui en portent l’idéologie ? Enfin, quelles résistances ses différentes formes rencontrent-elles ?

Courrier hebdomadaire

Les partis frères en Belgique : les relations entre le MR et l’Open VLD

Courrier hebdomadaire n° 2536-2537, par Benjamin Biard, 89 p., 2022

Le MR et l’Open VLD sont tous deux les héritiers du Parti libéral, fondé au milieu du 19 e siècle, devenu le PLP-PVV en 1961 puis divisé sur une base linguistique – ainsi que, dans un premier temps, régionale – dans le courant de la décennie suivante à la suite de vives tensions internes. Les liens qui unissent les deux partis frères qu’ont été le PRL et le PVV et que sont aujourd’hui le MR et l’Open VLD ont sensiblement évolué dans le temps : des moments de forts désaccords ont alterné avec des épisodes de rapprochement. Tendanciellement, les deux partis libéraux ont conservé des liens étroits (notamment au niveau des dirigeants, des programmes et des actions) en dépit d’une progressive disparition de leurs structures communes. B. Biard interroge les rapports qu’entretiennent les deux descendants du PLP-PVV unitaire, en se focalisant sur la période entamée au début des années 2000, c’est-à-dire depuis la fondation du MR puis de l’Open VLD dans leurs moutures actuelles. Ce faisant, il questionne plus largement ce que recouvre encore aujourd’hui la notion de « partis frères » en Belgique. Tous les types de liens, formels ou informels, entre les deux formations sont investigués, qu’il s’agisse des rapports entre dirigeants des partis, de ceux établis au niveau des ministres et des parlementaires, ou même, dans une certaine mesure, de ceux existant au niveau des militants, des centres d’étude et des organisations de jeunesse des deux partis. Cette étude se base notamment sur une trentaine d’entretiens, réalisés principalement avec des (ex-)cadres et élus des partis bleus de Belgique.

Les @nalyses en ligne

Irrésistible, la progression de l’extrême droite ?

interview de Benjamin Biard par Gérald Papy, parue dans Le Vif/L’Express, 27 octobre 2022

Composante dominante du gouvernement italien, soutien indispensable à l’exécutif suédois : l’extrême droite poursuit son évolution à travers l’Europe et voit sa place dans l’exercice du pouvoir légitimée.

Les @nalyses en ligne

Gouvernements minoritaires en Belgique et en France : pratiques et réticences

par Théo Pureur et Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 juillet 2022

Depuis les élections législatives des 12 et 19 juin derniers, la France connaît une situation rare dans son histoire : celle d’un gouvernement minoritaire, c’est-à-dire un gouvernement composé de formations politiques qui ne disposent pas ensemble d’une majorité absolue des sièges au parlement. L’existence d’un gouvernement minoritaire n’a rien d’exceptionnel. Cette configuration politique se présente fréquemment dans divers États européens. En France, elle n’est pas non plus inédite. En Belgique, la pratique des gouvernements minoritaires est certes moins exceptionnelle qu’en France, mais elle demeure malgré tout fort rare. À titre de mise en perspective de la situation politique – vécue comme atypique – qui prévaut actuellement à Paris, cette @nalyse du CRISP en ligne propose tout d’abord de retracer les différentes expériences de gouvernement minoritaire qui se sont produites dans l’histoire politique belge depuis 1945. Ensuite, elle tente d’expliquer les réticences qui peuvent être observées quant à la mise en place d’exécutifs minoritaires tant en France qu’en Belgique. Au-delà des différences que présentent les systèmes politiques français et belge, il s’avère en effet que ceux-ci sont tous deux animés par une même culture politique à cet égard, qui privilégie fortement la pratique des gouvernements majoritaires.

Les @nalyses en ligne

La Vivaldi, un long fleuve tranquille ?

interview de Caroline Sägesser par Marie Rigot et Jonas Legge, parue sur sous le titre « On assiste à quelque chose d’assez préoccupant actuellement au sein du gouvernement De Croo » sur Lalibre.be, 25 juin 2022

Plus de 20 mois après sa mise en place, le gouvernement De Croo continue à évoluer dans un climat particulier. Entre les tacles à répétition de certains présidents de parti et les positions parfois contraires à l’accord de gouvernement adoptées par des ministres, la vie au 16 rue de la Loi est loin d’être un long fleuve tranquille… Mais faut-il y voir un risque pour l’avenir de la Vivaldi ? Des élections anticipées nous pendent-elles au nez ?

Les @nalyses en ligne

Les partis francophones réaffirment le cordon sanitaire contre l’extrême droite

interview de Benjamin Biard par Christophe Degreef, parue sur sous le titre « Rechtse partijen verschillen te veel om hen allemaal extremistisch te noemen » sur Doorbraak.be, 7 mai 2022

Cinq partis politiques francophones viennent de réitérer leur refus de gouverner avec l’extrême droite et de débattre avec elle. Le sujet a refait surface suite au débat qui s’est tenu, le 21 avril 2022, sur les ondes de la chaîne publique flamande VRT, entre Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, et Tom Van Grieken, son homologue du Vlaams Belang. Contrairement à la requête émise par G.-L. Bouchez, la portée du cordon sanitaire n’a toutefois pas été étendue au PTB.

Les @nalyses en ligne

Pourquoi les partis politiques belges changent⁠-⁠ils de nom ?

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mai 2022

Le 12 mars 2022, le CDH a tenu un congrès de refondation. À cette occasion, il a adopté de nouveaux statuts, un nouveau manifeste, une nouvelle couleur et, démarche la plus commentée, un nouveau nom : Les Engagés. Nombreux sont les partis politiques à procéder à un changement d’appellation dans le temps. Depuis le début des années 1990, tel a été le cas de l’ensemble de ceux qui sont aujourd’hui représentés au sein du Parlement fédéral belge à l’exception du PS, d’Écolo, du PTB et de la N-VA. Au moins trois raisons expliquent ces évolutions. En se focalisant sur la période comprise entre 1990 et aujourd’hui, cette @nalyse du CRISP en ligne procède à l’étude de ces trois cas de figure, avant de s’interroger sur ce que recouvrent ces nouvelles appellations et, enfin, de questionner leur impact concret sur le nombre d’adhérents, sur la trajectoire électorale ainsi que sur la dynamique interne des partis concernés.

Les @nalyses en ligne

Marine Le Pen présidente ? « Une surprise n’est pas à exclure, mais… »

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 14 avril 2022

La période de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française comporte son lot d’inconnues. Abstention, récupération des voix, débat télévisé : plusieurs facteurs peuvent faire pencher la balance du côté d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen. Quels sont les scénarios les plus probables ?

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (II). Cordon sanitaire médiatique, société civile et services de renseignement

Courrier hebdomadaire n° 2524-2525, par Benjamin Biard, 75 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce second tome s’intéresse au « cordon sanitaire médiatique » (dispositif qui n’a cours qu’en Belgique francophone), aux mobilisations de la société civile (dont l’activisme antifasciste) et à la surveillance des groupes et personnes d’extrême droite par les services de renseignement et de sécurité (Sûreté de l’État, SGRS et OCAM).

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (I). Moyens légaux et cordon sanitaire politique

Courrier hebdomadaire n° 2522-2523, par Benjamin Biard, 112 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce premier tome porte d’abord sur les moyens légaux développés et mobilisés face à l’extrême droite : interdiction et dissolution d’associations ; législation contre les discriminations, le racisme et le négationnisme ; privation ou suspension du financement public des partis d’extrême droite ; etc. Il examine ensuite le dispositif connu sous le nom de « cordon sanitaire politique ». Plus globalement, il tente de percevoir l’impact de ces stratégies sur les formations d’extrême droite, notamment en termes de succès ou de recul électoral

Les @nalyses en ligne

Splendeur et misère des compromis : la Belgique à l’aune de Kelsen

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, février 2022, p. 11-18

Il est entendu que la Belgique est une terre de compromis, et elle en a longtemps été fière. Aujourd’hui, pourtant, les compromis ont plutôt mauvaise presse, ou sont considérés, au mieux, comme un mal nécessaire. L’ambivalence domine à leur égard, tant il est difficile de savoir s’il faut les accepter ou les déplorer.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite face au Covid⁠-⁠19 en Europe centrale et orientale

par Benjamin Biard, paru dans Espace de Libertés, n° 503, novembre 2021, p. 62-65

La transition démocratique opérée dans les pays d’Europe centrale et orientale n’est pas très lointaine. Pour autant, cette région n’est pas épargnée par la présence de l’extrême droite et ses menaces sur les droits et libertés. Dans certains de ces pays, elle parvient même à se hisser au pouvoir. Comment ces partis d’extrême droite se positionnent-ils en matière de politiques publiques face à la crise sanitaire actuelle, et avec quel impact ?

Podcasts

Comment combattre l’extrême droite ?

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 6 décembre 2021

Le 24 novembre 1991, l’extrême droite flamande faisait une percée inédite dans le paysage politique belge en dépassant, en Flandres, la barre symbolique des 10% lors des élections législatives. Depuis ce "dimanche noir", l’extrême droite néerlandophone n’eut de cesse de progresser à l’exception de périodes de reflux bien circonscrites. Face à cette montée en puissance, s’est constitué un arsenal politique, médiatique et juridique visant à limiter l’influence et le pouvoir des partis et groupes d’extrême droite. C’est précisément cet arsenal que nous passerons en revue avec notre invité du jour, Benjamin Biard, politologue, chercheur au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et spécialiste de l’extrême-droite (nous l’avions d’ailleurs déjà reçu pour faire le tour des différents partis d’extrême droite en Europe). Qu’appelle-t-on le "cordon sanitaire" ? Comment les médias se positionnent-ils par rapport aux représentants des partis d’extrême droite ? Est-il juridiquement possible d’interdire un parti raciste en Belgique ? Pourquoi le "Vlaams Blok" est-il devenu le "Vlaams Belang" en 2004 ? Quels sont les collectifs qui en Belgique luttent contre les partis d’extrême droite ? Enfin, pourquoi ces partis sont-ils la cible des servives de renseignement ? Nous tâcherons de répondre à toutes ces questions (et probablement à bien d’autres) avec Benjamin Biard.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite face au pouvoir : influence et tensions

par Benjamin Biard, paru dans Mouvement ouvrier chrétien, Obscurités & lumières, extrême droite, démocratie, mouvement social : La 99e semaine sociale du mouvement ouvrier chrétien, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 5, 2021, p. 34-41

Dans différents pays européens, l’extrême droite est en capacité d’accéder au pouvoir dans des gouvernements de coalition ou de peser de l’extérieur sur l’action des autorités. Ces situations conduisent non seulement à des changements politiques, mais aussi à des questionnements et à des tensions à l’intérieur même des partis de cette tendance. Par ailleurs, l’usage des réseaux sociaux par l’extrême droite lui permet d’élargir son influence.

Les @nalyses en ligne

Extrême droite : de la conquête des esprits à celle du pouvoir

par Benjamin Biard, paru dans Mouvement ouvrier chrétien, Obscurités & lumières, extrême droite, démocratie, mouvement social : La 99e semaine sociale du mouvement ouvrier chrétien, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 5, 2021, p. 26-33

Depuis septembre 2019, le Vlaams Belang occupe la tête des sondages en Flandre. Alors qu’y augmentent les craintes d’une rupture du cordon sanitaire, l’extrême droite demeure absente du paysage politique en Belgique francophone. Cet exposé sous forme d’entretien vise à mieux saisir ce que recouvre la notion d’extrême droite aujourd’hui, à en cerner les manifestations principales, à identifier les facteurs qui expliquent les différences de destin électoral en Flandre et en Belgique francophone, et à examiner les stratégies mises en œuvre afin de contrer son développement.