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Courrier hebdomadaire

Vingt ans de politique portuaire à Bruxelles (1993⁠-⁠2012) (II). Contrats de gestion 1994⁠-⁠1999 et 2002⁠-⁠2007

Courrier hebdomadaire n° 2231-2232, par Geneviève Origer, 99 p., 2014

Créé par l’ordonnance du 3 décembre 1992, le Port de Bruxelles fonctionne depuis le 1er juin 1993. Avec la STIB, il est l’un des premiers organismes para-régionaux à avoir conclu un contrat de gestion avec la Région. Aujourd’hui, il gère le second port intérieur belge. À l’occasion des vingt ans du Port de Bruxelles, le Courrier hebdomadaire étudie les contrats de gestion successifs auxquels a été soumise la société régionale. L’objectif est d’éclairer les décisions politiques qui ont présidé à l’évolution des installations, du foncier et du fonctionnement du Port, en examinant les positions des différents acteurs régionaux et les arbitrages rendus. Il s’agit également d’analyser la manière dont les contrats de gestion ont été mis en œuvre en fonction des enjeux régionaux, et la mesure dans laquelle ils ont porté le rôle du Port dans l’économie, l’emploi et la mobilité. Cette étude est réalisée par Geneviève Origer, ancienne directrice en charge du développement du Port. La deuxième partie est consacrée aux premiers contrats de gestion  : celui de 1994-1999 (prolongé jusqu’en 2002) et celui de 2002-2007. Pour chacun, le contexte général est resitué et le contenu du document est analysé en détail. Les décisions prises et les réalisations opérées par la Région de Bruxelles-Capitale et le Port durant la période envisagée sont aussi étudiées, pour autant qu’elles entrent dans le cadre du contrat de gestion ou qu’elles influencent l’activité portuaire. Ainsi, c’est l’ensemble de la vie politique bruxelloise qui est abordée, dans les domaines de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (PRAS, PRD, etc.), du développement économique, de la logistique et des transports, de l’environnement et de la gestion des déchets, etc. Parmi les dossiers emblématiques de cette période, figurent l’extension du centre d’entreposage TIR, le projet Musiccity, et la gestion des sites de Tour & Taxi, de Carcoke et de Schaerbeek-formation.

Courrier hebdomadaire

Vingt ans de politique portuaire à Bruxelles (1993⁠-⁠2012) (III). Contrat de gestion 2008⁠-⁠2012 et perspectives

Courrier hebdomadaire n° 2233-2234, par Geneviève Origer, 117 p., 2014

Créé par l’ordonnance du 3 décembre 1992, le Port de Bruxelles fonctionne depuis le 1er juin 1993. Avec la STIB, il est l’un des premiers organismes para-régionaux à avoir conclu un contrat de gestion avec la Région. Aujourd’hui, il gère le second port intérieur belge. À l’occasion des vingt ans du Port de Bruxelles, le Courrier hebdomadaire étudie les contrats de gestion successifs auxquels a été soumise la société régionale. L’objectif est d’éclairer les décisions politiques qui ont présidé à l’évolution des installations, du foncier et du fonctionnement du Port, en examinant les positions des différents acteurs régionaux et les arbitrages rendus. Il s’agit également d’analyser la manière dont les contrats de gestion ont été mis en œuvre en fonction des enjeux régionaux, et la mesure dans laquelle ils ont porté le rôle du Port dans l’économie, l’emploi et la mobilité. Cette étude est réalisée par Geneviève Origer, ancienne directrice en charge du développement du Port. La troisième et dernière partie étudie le contrat de gestion 2008-2012. De multiples aspects de la vie politique bruxelloise sont abordés : PDI, PRDD, PRAS démographique, PPAS Biestebroeck, Plan Canal, Plan Iris 2, Plan de transport de marchandises, etc. Dans une perspective davantage prospective, sont aussi analysés le contenu de l’actuel contrat de gestion (2013-2018), ainsi que le cadre général dans lequel il se déploiera et les grandes décisions et réalisations qui devraient jalonner les années à venir. Par ailleurs, G. Origer livre les résultats des entretiens qu’elle a menés avec les principaux acteurs bruxellois quant à l’avenir du port : mandataires et partis politiques, autorité portuaire, syndicats et organisations patronales, instances d’avis pour les plans d’aménagement et associations d’habitants et environnementales.

Les @nalyses en ligne

L’école, un lieu de démocratie ?

par John Pitseys, paru dans Traces de Changements, n° 218, novembre-décembre 2014, p. 18-19

Quel rôle l’é́cole peut-elle jouer dans un régime démocratique ? A priori, la réponse est évidente. L’école est l’institution de la citoyenneté par excellence. Elle doit donner à tous les capacités nécessaires pour participer à la vie publique. Elle représente un des principaux lieux d’intégration sociale et éthique de l’individu. Et pourtant, cette question se heurte à un paradoxe apparent : l’école n’est pas un lieu démocratique et n’est, en principe, pas vouée à l’être.

Courrier hebdomadaire

Les internationales de partis

Courrier hebdomadaire n° 2229-2230, par Thierry Coosemans, 108 p., 2014

Tous les grands courants politiques prétendent, à des degrés divers, à une forme d’universalité  : universalité de l’émancipation des classes laborieuses, universalité du message du christianisme, universalité de la liberté de l’homme, universalité des questions environnementales, etc. C’est pourquoi les partis se revendiquant d’un héritage commun mettent en place des structures de coopération mondiale, sous la forme d’internationales. Que sont les internationales de partis  ? Quelles actions concrètes ont-elles menées dans le passé et dans l’histoire récente  ? Quel rôle entendent-elles jouer dans le futur  ? Sont-elles en voie de renforcer leur rôle sur la scène internationale  ? Quelles sont les caractéristiques de leurs activités  ? Quels sont leurs traits communs et leurs différences  ? Pour répondre à ces questions, le présent Courrier hebdomadaire étudie les internationales de partis correspondant aux cinq grandes familles politiques traditionnelles  : l’Internationale socialiste (IS), l’Internationale chrétienne démocrate - Internationationale démocratique du centre (IDC), l’Internationale libérale (IL), l’Union démocratique internationale (UDI) et les Verts mondiaux. Ne sont pas prises en considération les formations politiques d’extrême gauche et d’extrême droite. Chacune des cinq analyses se présente selon un plan uniforme  : bref historique depuis la Seconde Guerre mondiale, mode d’organisation et de fonctionnement, instances subrégionales, instances associées, et textes fondateurs et doctrinaux. En conclusion, T. Coosemans dégage les principaux enseignements qu’une comparaison permet de tirer concernant les internationales de partis.

Les @nalyses en ligne

La neutralité n’est pas neutre

par Vincent de Coorebyter, paru sur L. Abedinaj, L. Blésin, D. Cabiaux, F. Wibrin (dir.), Neutralité et faits religieux. Quelles interactions dans les services publics ?, Louvain-la-Neuve, Academia L'Harmattan, collection «  Islams en changement », 2014, p. 19-42

La neutralité n’est pas neutre. Cette assertion peut surprendre, et elle est en tout cas faite pour interpeller, c’est-à-dire pour indiquer d’entrée de jeu que le choix de la neutralité, qui est en apparence le plus neutre de tous, est un acte hautement politique, et ce pour de multiples raisons.

Courrier hebdomadaire

La surveillance électronique des justiciables

Courrier hebdomadaire n° 2227-2228, par Marie-Sophie Devresse, 73 p., 2014

Un nombre croissant de personnes condamnées par la justice belge ne purgent pas leur peine en prison, mais à leur domicile. Leur surveillance est assurée, par le biais du port d’un bracelet, par le Centre national de surveillance électronique (CNSE) du SPF Justice. De nombreuses inconnues entourent l’avenir de cette modalité d’exécution des peines. L’aide sociale aux justiciables et aux détenus est une compétence des trois Communautés. Or, dans le cadre de la sixième réforme de l’État, celles-ci sont également devenues compétentes pour la gestion des maisons de justice, institutions chargées du placement des bracelets électroniques et de la surveillance des personnes soumises à cette mesure. Par ailleurs, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a récemment émis une recommandation relative à la surveillance électronique. Mais plusieurs des principes exposés dans ce texte ne sont pas rencontrés en Belgique actuellement. La réglementation et la mise en œuvre de la surveillance par bracelet est donc appelée à évoluer dans les prochaines années. Le présent Courrier hebdomadaire met en perspective cette actualité, en la replaçant dans l’histoire complexe de la surveillance électronique en Belgique : technologies employées, procédures administratives, organisation pratique, encadrement social des condamnés, résolution de problèmes non anticipés, etc. L’étude cerne notamment l’évolution des objectifs politiques – longtemps flous – assignés à cette mesure  : lutte contre la surpopulation carcérale, réduction des conséquences d’un emprisonnement, diminution des coûts, lutte contre le sentiment d’impunité, alternative à la détention préventive, etc. M.-S. Devresse s’intéresse aussi aux questions que pose le principe de la surveillance électronique en termes de sens assigné à la peine, d’atteinte à la vie privée, d’extension du contrôle social, et de mise en concurrence d’un encadrement humain, de contraintes techniques et d’une logique commerciale.

Les @nalyses en ligne

Vote for the Orcs!

par John Pitseys, paru dans La Chronique de la Ligue des droits de l’Homme, n° 164, novembre-décembre 2014, p. 5-7

La démocratie désigne un régime politique mais aussi un ensemble de valeurs et de principes organisant la vie en commun. Dans ce cadre, quelle place la démocratie réserve-t-elle à ceux que la communauté considère comme des personnes nuisibles ou incapables de jugement ? Il existe un monde parallèle où de telles brutes existent en grand nombre. Dans Le Seigneur des anneaux, les Orcs pourraient-ils voter en Terre du Milieu ?

Dossiers

Les festivals et autres événements culturels (2014)

Dossier n° 83, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, Marcus Wunderle, 115 p., 2014

La multiplication des événements culturels depuis une trentaine d’années modifie profondément le paysage culturel en Communauté française. Qu’ils soient ponctuels ou récurrents, les événements culturels jouent dorénavant, et au même titre que les institutions culturelles permanentes, un rôle important pour l’accès à la culture. Mais qu’impliquent ces événements  ? Peut-on réellement parler de festivalisation  ? Qui participe à leur organisation  ? Ce Dossier tente de répondre à ces questions. La première partie livre une analyse théorique puis historique de l’événementiel culturel, avant de dresser un panorama original des festivals culturels en Wallonie et à Bruxelles. L’étude de 275 festivals permet de dégager les principales caractéristiques de ce type de manifestations (localisation, durée, ancienneté, affluence…). La deuxième partie porte sur les acteurs de l’événementiel culturel  : organisateurs, pouvoirs publics, artistes, public et partenaires (sponsors, médias, associations, sous-traitants spécialisés) qui, chacun pour ses propres raisons (intellectuelles, politiques, économiques…), trouvent un intérêt à l’existence et à la tenue d’événements culturels.

Les @nalyses en ligne

Comment caractériser le gouvernement Michel ?

interview de Jean Faniel par Olivier Mouton, parue sur sous le titre « Micher 1er a un programme néolibéral et conservateur » dans : Levif.be, 11 novembre 2014

Le gouvernement fédéral emmené par Charles Michel a été mis sur pied le 11 octobre 2014. Alliant la N-VA, le MR, le CD&V et l’Open VLD, il s’appuie sur un accord qui présente à la fois des aspects de continuité avec le gouvernement Di Rupo et des éléments de rupture. Un mois après la formation de ce gouvernement, Jean Faniel décortique les grandes lignes de cet accord et de la politique qu’entend mener l’équipe de Charles Michel.

Les @nalyses en ligne

Écolo et l’idéologie

par John Pitseys, paru sur Revuepolitique.be, 7 novembre 2014

La défaite électorale qu’a subie Écolo est à la fois spectaculaire et imprévue dans son ampleur. Ses causes ont déjà été amplement commentées. Elles portent pour l’essentiel sur la communication du parti, son identité électorale et son positionnement politique. Mais on peut penser que les difficultés que rencontre Écolo trouvent aussi leurs causes dans plusieurs impensés idéologiques. Le premier a trait au rapport de ce parti à l’idéologie. Le deuxième a trait au rapport d’Écolo à l’action politique. Lié aux deux premiers, le troisième a trait au contenu du projet d’Écolo. Ce parti entend se présenter comme un parti « d’idées » et de « projet » pour la société de demain. La relation difficile qu’il entretient avec la notion même d’idéologie a toutefois des conséquences pratiques sur sa capacité à s’imposer dans le champ politique francophone.

Livres
Illustration de la ressource

Introduction à la Belgique fédérale. La Belgique après la sixième réforme de l’État

Livre, par Pierre Blaise, Jean Faniel, Caroline Sägesser, 106 p., 2014

Pour la sixième fois depuis 1970, la Belgique vient de connaître une réforme institutionnelle. De grande ampleur, celle-ci a pour ambition de déplacer le centre de gravité de l’État fédéral belge vers ses entités fédérées. Les Communautés, les Régions et deux des Commissions communautaires bruxelloises reçoivent de nouvelles compétences et de nouveaux moyens pour les exercer. L’Autorité fédérale demeure toutefois un niveau de pouvoir essentiel. Communes, provinces et Union européenne jouent également un rôle crucial. Cette édition entièrement mise à jour offre un panorama synthétique de l’architecture institutionnelle belge et précise clairement et de manière accessible quel niveau de pouvoir est compétent dans chaque matière.

Les @nalyses en ligne

Le commissaire européen, une pièce majeure de l’échiquier politique belge ?

par Vaïa Demertzis, paru dans Imagine demain le monde, n° 106, novembre-décembre 2014, p. 34-35

Cet été, lors de la formation du gouvernement fédéral, l’attribution du poste de commissaire européen a constitué un moment essentiel dans la partie d’échecs en cours. Le calendrier politique européen a bousculé celui des négociations belges, cristallisant les positions des différents partenaires (N-VA, MR, CD&V, Open VLD). Un fait politique qui est loin d’être anodin.

Les @nalyses en ligne

La crise du système démocratique

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 9-10, septembre-octobre 2014, p. 16-21

Nous vivons une crise structurelle du système démocratique, une crise inhérente, peut-être pas à son fonctionnement d’origine, mais à ses grandes caractéristiques telles qu’on les connait depuis un siècle. Le système semble incapable de développer l’adhésion de l’électeur ordinaire. Du point de vue du citoyen, en regardant les effets et non les causes, on identifie aisément deux types d’aliénations propres au suffrage universel, qui sont très puissantes et se renforcent mutuellement.

Les @nalyses en ligne

La transparence et ses obstacles : vers une INDH en Belgique ?

par John Pitseys et Julie Ringelheim, paru dans La Chronique de la Ligue des droits de l’Homme, n° 163, septembre-octobre 2014, p. 31-34

L’idée est dans l’air depuis des années mais sa concrétisation demeure incertaine : créer une Institution nationale des droits de l’homme (INDH) en Belgique. Le concept provient des enceintes internationales. L’objectif est de disposer, au niveau national, d’une institution publique, financée par l’État mais indépendante de tous les pouvoirs, chargée de veiller au respect et à la mise en œuvre du droit international des droits de l’homme dans cet État. La constitution des nouveaux gouvernements suite aux élections du 25 mai dernier pourrait être l’occasion de relancer le dossier INDH. Cela suppose toutefois de surmonter les divers obstacles qui ont entravé jusqu’ici toute avancée sur ce projet. La création de l’INDH met en scène des enjeux à la fois communautaires et/ou politiciens. Ceux-ci ne font toutefois que s’ajouter à d’importantes questions de fond et de gouvernance.

Courrier hebdomadaire

Biodiversité et ressources génétiques : la Belgique et le Protocole de Nagoya

Courrier hebdomadaire n° 2226, par Brendan Coolsaet, John Pitseys, 31 p., 2014

Le « Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages » est entré en vigueur le 12 octobre 2014. Quatre ans après son adoption, cet accord international a en effet été ratifié par plus de 50 pays à travers le monde. Le lendemain, s’est ouverte à Pyeongchang (Corée du Sud) la première réunion des parties à ce protocole. Le Protocole de Nagoya met en œuvre l’un des trois objectifs majeurs de ce qui constitue aujourd’hui le principal instrument international de conservation de la biodiversité : la Convention sur la diversité biologique (CDB) de 1992. Cet objectif est de permettre le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques d’origine végétale, animale ou microbienne (à l’exception des ressources génétiques d’origine humaine, ainsi que d’une série de ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture). Le Protocole de Nagoya forme donc la pierre angulaire de la politique internationale en la matière. De multiples domaines sont concernés, tels la recherche scientifique et le développement de produits pharmaceutiques ou cosmétiques. Le présent Courrier hebdomadaire dresse une vue d’ensemble des politiques qui régissent l’échange et l’utilisation des ressources génétiques, aux niveaux international, européen et belge. L’analyse est centrée sur le contenu du Protocole de Nagoya – une attention particulière étant accordée à la notion d’accès et partage des avantages (APA) – et sur sa difficile transposition dans le droit belge. En Belgique, la mise en application du Protocole est en effet confrontée à de multiples défis institutionnels, juridiques, politiques et économiques, dus notamment à la structure fédérale de l’État.

Courrier hebdomadaire

Attitudes et comportements des électeurs lors du scrutin du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2225, par Pascal Delwit, Kris Deschouwer, Marc Hooghe, Benoît Rihoux, Stefaan Walgrave, 40 p., 2014

PartiRep (« Participation et représentation dans les démocraties modernes ») est une équipe interuniversitaire belge regroupant les départements et centres de recherche en science politique de la VUB (Kris Deschouwer), de l’ULB (Pascal Delwit), de la KULeuven (Marc Hooghe), de l’UCL (Benoît Rihoux) et de l’UA (Stefaan Walgrave). Dans le cadre du scrutin multiple du 25 mai 2014, PartiRep a collecté une masse de renseignements relatifs aux positions des partis politiques et des électeurs, tant au Sud qu’au Nord du pays. Cette vaste entreprise a été menée grâce à deux outils. D’une part, le « Test électoral », application en ligne qui a sondé les opinions des principales formations politiques et a mesuré la proximité entre les idées des électeurs et celles prônées par les partis. D’autre part, une enquête pré- et post-électorale, menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 électeurs de Wallonie et de Flandre concernant leur comportement électoral et leurs motivations de vote. Ce Courrier hebdomadaire dévoile les premiers enseignements de cette recherche. Ceux-ci sont présentés en trois chapitres. Tout d’abord, Ruth Dassonneville et Pierre Baudewyns se penchent sur les transferts de voix qui se sont opérés entre partis politiques entre 2010 et 2014 (en réservant une attention toute particulière à l’électorat de la N-VA) et tentent de dresser le profil des électeurs volatils. Ensuite, Émilie van Haute et Marc Hooghe s’intéressent au degré de satisfaction et au niveau de confiance des électeurs envers les institutions politiques, en opérant une ventilation entre régions, entre partis et entre niveaux de pouvoir. Enfin, Conrad Meulewaeter, Benoît Rihoux, Stefaan Walgrave et Christophe Lesschaeve étudient les différences entre les opinions publiques wallonne et flamande, établissent dans quelle mesure des familles politiques existent encore en Belgique, et analysent les processus de formation des coalitions gouvernementales en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2223-2224, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Cédric Istasse, John Pitseys, 114 p., 2014

En Belgique, les élections du 25 mai 2014 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré aux diverses élections régionales et communautaires. Pour chacune d’entre elles, sont analysés les comportements électoraux (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les résultats par circonscription et les résultats par canton. Sont également étudiées la nouvelle composition des diverses assemblées, la constitution des différentes coalitions gouvernementales et les attributions des membres des nouveaux gouvernements. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections régionales et communautaires du 7 juin 2009. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2009 et en 2014, les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement bruxellois ou au Parlement flamand.

Les @nalyses en ligne

Élections régionales 2014 : bilan en Wallonie et à Bruxelles

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Démocratie, n° 9, septembre 2014, p. 2-6

Depuis la dernière réforme de l’État (2011), les entités fédérées (Régions et Communautés) sont appelées à recevoir de plus en plus de compétences, qui étaient exercées auparavant par l’Autorité fédérale. Conséquences : leurs budgets explosent et leurs champs d’action se multiplient considérablement. Les élections régionales du 25 mai dernier valaient donc leur pesant d’or. Dans cette optique, cet article analyse successivement les résultats de ces élections, la formation et la composition des gouvernements wallon et bruxellois ainsi que leurs répercussions sur le paysage institutionnel belge.

Les @nalyses en ligne

Une élection fédérale enchâssée dans un scrutin multiple

par Jean Faniel, paru dans Démocratie, n° 9, septembre 2014, p. 7-9

À l’heure où se profile la mise sur pied d’un gouvernement fédéral associant la N-VA, le MR, le CD&V et l’Open VLD, et tandis qu’ont été formés des gouvernements assez différents les uns des autres au niveau régional et communautaire, il semble intéressant de revenir sur quelques leçons de l’élection pour bien saisir les possibilités offertes aux partis politiques par les électeurs afin de former un gouvernement fédéral.

Les @nalyses en ligne

Quatre enseignements du scrutin européen

par Vaïa Demertzis, paru dans Démocratie, n° 9, septembre 2014, p. 10-12

Année après année, l’Union européenne voit son étoile pâlir auprès de ses citoyens. La crise de la zone euro et sa gestion ne l’ont pas aidée à redorer son blason, au contraire. Le taux de participation au dernier scrutin européen a d’ailleurs atteint son plus bas niveau historique. Au-delà de cette dimension, cet article revient en détail sur le verdict des urnes, l’évolution de la composition des groupes politiques européens et pointe, en filigrane, les gagnants et les perdants de ces élections.

Les @nalyses en ligne

Les performances des « petits partis » lors des élections du 25 mai 2014

par Paul Wynants, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 septembre 2014

Communément, les médias regroupent un certain nombre de formations politiques – en Belgique, une bonne quarantaine – sous le vocable de « petits partis ». Une telle dénomination n’est pas ignorée par la science politique, mais cette discipline en souligne l’ambiguïté et l’imprécision. Notamment parce que les partis concernés forment une galaxie très diverse. Cette @nalyse examine les résultats obtenus lors des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires tenues le 25 mai 2014 en Belgique par les formations ne disposant pas d’élu au Parlement fédéral au moment de la dissolution des Chambres intervenue un mois plus tôt.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections européennes de mai 2014 dans les États membres

Courrier hebdomadaire n° 2221-2222, par Thierry Coosemans, 59 p., 2014

Du 22 au 25 mai 2014 s’est déroulée, dans les 28 États membres de l’Union européenne, l’élection des 751 députés destinés à composer le Parlement européen pour la nouvelle législature 2014-2019. Quelque 400 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, dont environ 43 % ont effectivement pris part au vote. Si le taux de participation n’a pas connu de nouveau déclin, sa faiblesse montre que les élections européennes demeurent un scrutin auquel les citoyens n’accordent qu’un intérêt secondaire. Une « campagne européenne » avait pourtant été organisée par les partis politiques européens autour de leurs candidats au poste de président de la Commission européenne. Mais elle n’a guère eu d’écho dans l’opinion publique. Dans chacun des États membres, ces élections européennes ont malgré tout constitué un moment fort de la vie politique, les enjeux et les résultats du scrutin étant partout analysés en fonction de la conjoncture politique nationale. Thierry Coosemans reprend, pour chacun des 28 pays, l’évolution de la situation politique depuis l’élection européenne de juin 2009 et, plus particulièrement, les résultats des scrutins nationaux intervenus depuis lors. Les résultats de l’élection de mai 2014 sont ensuite comparés à ceux de 2009.

Les @nalyses en ligne

Ça doit changer. Et vite !

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 105, septembre-octobre 2014, p. 14-15

Il n’est pas rare que, dans des circonstances particulières, de nombreuses voix se fassent entendre dans le monde politique pour critiquer ou dénoncer une situation et appeler à un changement rapide. Pourtant, même un consensus apparent ne débouche pas toujours sur une décision – a fortiori rapidement. Plus largement, on peut s’interroger sur le rôle et l’utilisation du temps en politique.

Les @nalyses en ligne

Coalition « suédoise » et organisations de salariés : vers une transformation de la place des syndicats en Belgique ?

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 29 août 2014

Charles Michel et Kris Peeters ont été chargés, le 22 juillet 2014, de former un gouvernement fédéral. La coalition baptisée suédoise (N-VA/MR/CD&V/Open VLD) se caractérise par un positionnement nettement marqué à droite. Le président du MR a toutefois annoncé avoir reçu l’assurance de ses partenaires de négociation que le futur gouvernement respectera la concertation sociale. Cependant, si la mise en place d’un tel gouvernement est encouragée par les organisations d’employeurs, elle est redoutée par les syndicats. La situation face à laquelle se trouvent la CSC et la FGTB est assez inédite. Quel pourrait être pour les syndicats l’impact de la mise sur pied, au niveau fédéral et dans le contexte actuel, d’une coalition suédoise ? Et quelles pourraient être en retour les réactions des organisations syndicales ? Plus largement, cette configuration sans précédent met en question la physionomie des liens entre partis politiques et syndicats en Belgique.

Les @nalyses en ligne

Corvée des urnes ou responsabilité citoyenne ?

interview de John Pitseys par Stephan Grawez, parue sur magazine-appel.be, mai 2014

Pourquoi les élections flanquent-elles le blues à certains citoyens ? Et comment comprendre les diverses formes d’abstentionnisme qui témoignent d’un désengagement ou d’un « à quoi bon » ? Philosophe et juriste, chercheur au CRISP, John Pitseys confie son analyse. Il est urgent, selon lui, d’inventer de nouvelles techniques d’exercice de la démocratie.