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Les @nalyses en ligne

Cultes et laïcité dans les accords de gouvernement des entités fédérées

par Caroline Sägesser, paru sur dans une version courte sur o-re-la.org, 25 octobre 2019

La Belgique a voté le 26 mai 2019. État fédéral, elle a procédé, outre à l’élection de ses députés européens, au renouvellement tant des parlements de Région et de Communauté que du Parlement fédéral. Six mois plus tard, les négociations pour former un gouvernement fédéral sont loin d’aboutir, tandis que tous les gouvernements des Communautés et des Régions ont été constitués. Quelles dispositions les accords de gouvernement de ces niveaux de pouvoir prévoient-ils pour les cultes et la laïcité ? Cette @nalyse aborde quatre thématiques : les communautés cultuelles locales, les cours de religion et de morale, les questions relatives à la laïcité et/ou à la neutralité et les questions liées à la prévention du radicalisme religieux.  

Les @nalyses en ligne

Les élections multiples du 26 mai 2019 en Belgique germanophone : quatre scrutins, quatre dynamiques

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 novembre 2019

Le 26 mai dernier, les électeurs domiciliés en Communauté germanophone ont été appelés à émettre quatre votes : un premier pour élire les membres de la représentation belge au Parlement européen, un deuxième pour élire les membres de la Chambre des représentants, un troisième pour élire les membres du Parlement wallon et un quatrième pour élire les membres du Parlement de la Communauté germanophone. Or il s’avère que, lors de ces quatre scrutins, les comportements électoraux ont fortement différé, qu’il s’agisse des stratégies des formations politiques (sur le plan du dépôt de listes) ou des attitudes des électeurs (par les taux de participation et par les votes émis en faveur des partis politiques en lice).

Les @nalyses en ligne

Le vote en faveur des partis néerlandophones à Bruxelles

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 septembre 2019

Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, un nombre record de Bruxellois ont voté en faveur d’une liste néerlandophone. La particularité de ce scrutin en termes de répartition linguistique des votes fournit l’occasion de se pencher sur quelques données relatives à l’évolution du vote en faveur des listes néerlandophones à Bruxelles, et ce à tous les scrutins tenus le même jour. Nous prendrons comme cadre chronologique les 30 dernières années, qui correspondent à l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.

Podcasts

La formation de certains gouvernements

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 23 septembre 2019

Dans votre édition de la rédaction ce lundi l’un de nos partenaires le CRISP et notre invité son directeur Jean Faniel pour revenir sur la formation de certains gouvernements et sur les autres en attente.

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (II). Analyse nationale

Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (I). Analyse par région

Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections régionales et communautaires du 26 mai 2019

Courrier hebdomadaire n° 2414-2415, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 135 p., 2019

En Belgique, les élections du 26 mai 2019 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré aux élections régionales et communautaires. Pour chacune d’entre elles, sont analysés les comportements électoraux (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les résultats par circonscription et les résultats par canton. La nouvelle composition des diverses assemblées est également étudiée. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections régionales et communautaires du 25 mai 2014. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2019 les différentes listes représentées au Parlement wallon, au Parlement bruxellois ou au Parlement flamand.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite aux élections du 26 mai 2019 : toujours ce paradoxe belge…

par Benjamin Biard et Jean Faniel, paru dans Aide-mémoire, n° 89, juillet-septembre 2019, p. 1, 6 et 7

Avec moins de 6 % des voix en 2014, le Vlaams Belang semblait à l’agonie. Aux élections du 26 mai 2019, le parti d’extrême droite a pu rassembler les suffrages de 18,5 % des électeurs flamands, récupérer le statut de deuxième formation politique régionale qu’il avait endossé de 2004 à 2009 et devenir, pour la première fois, le deuxième parti du pays. À l’inverse, l’extrême droite francophone ne parvient pas à s’ancrer dans le paysage politique belge, ne réussissant pas à obtenir le moindre siège. Comment expliquer ce paradoxe qui continue à caractériser l’extrême droite en Belgique ?

Les @nalyses en ligne

Les partis traditionnels n’ont plus la majorité

interview de Jean Faniel par Thierry Evens, parue dans UCM Magazine, n° 16, juin 2019

Les élections du 26 mai sont historiques par la mise en minorité des familles socialiste, libérale et centriste, qui ont écrit l’histoire du pays. La situation est complexe et des élections fédérales pourraient survenir avant 2024.

Courrier hebdomadaire

La préparation des élections régionales et communautaires du 26 mai 2019

Courrier hebdomadaire n° 2408-2409, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 110 p., 2019

Le 26 mai 2019, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone, ainsi que des 150 membres de la Chambre des représentants et des 21 représentants belges au Parlement européen. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement des parlements régionaux et communautaires. L’étude présente les récentes réformes électorales et rappelle les principales règles en vigueur (qu’elles soient communes à l’ensemble des assemblées ou spécifiques à l’une ou l’autre d’entre elles). Notamment, elle aborde les formules de vote électronique. Assemblée par assemblée, le CRISP présente la hiérarchie des partis à l’issue des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014. Il rappelle également la composition de l’assemblée élue il y a cinq ans, ainsi que les éventuels mouvements de sièges survenus depuis lors. Ensuite, il analyse les listes de candidats déposées dans chacune des circonscriptions électorales. Le commentaire des candidatures attire l’attention sur les stratégies des partis dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.

Les @nalyses en ligne

Énergie et climat : des enjeux au centre du scrutin

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 mai 2019

À l’approche du scrutin européen, fédéral, régional et communautaire du 26 mai 2019, nombreux sont les acteurs qui ont publié leurs mémorandums afin de soulignerce qui constitue à leurs yeux les principaux enjeux à traiter par les futurs élus.Mais un invité surprise a marqué la campagne électorale. Par une mobilisation de près de six mois, la rue a mis au centre de la campagne qui s’achève les questions climatiques et, par ricochet, énergétiques. Qu’elles considèrent l’attention pour celles-ci comme une mode oucomme une réelle priorité, les figures politiques prêtes à en découdre n’ont eu d’autre choix que de se positionner par rapport à ces enjeux. Mais dans quel contexte se déroulera leur action future ?

Podcasts

Les enjeux des élections du 26 mai prochain

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 6 mai 2019

Notre partenaire ce lundi, le CRISP et notre invité, le Dr Benjamin Biard chargé de recherche au CRISP. Gros plan sur les enjeux des élections du 26 mais prochain

Podcasts

La Région bruxelloise, un petit bilan et quelques solides défis…

intervention de Jean-Paul Nassaux diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 6 mai 2019

Ce week-end étaient célébrés les trente ans de la Région bruxelloise, accouchée avec retard et dans la douleur en 1989. Dans moins de trois semaines, sa population sera invitée à renouveler son Parlement lors des élections régionales. Le moment est donc tout indiqué pour recevoir le spécialiste des institutions et de la politique bruxelloises du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP) : Jean-Paul Nassaux, historien et politologue que nous avions déjà reçu dans l’Actuatlité en 3D il y a un an pour nous aider à nous orienter dans un labyrinthe institutionnel bruxellois en perpétuel débat. Avec lui, ce lundi 6 mai 2019, nous préfacerons les élections régionales bruxelloises du 26 mai prochain en faisant le bilan de la législature écoulée. Comment a travaillé la majorité sortante ? Sur quelles thématiques a-t-elle pu engranger certains résultats, rencontrer divers obstacles ? Quels sont les grands enjeux de la campagne électorale bruxelloise qui se déroule ces semaines ? Où en sont les dossiers qui font régulièrement l’actualité régionale comme le logement, la mobilité ou encore l’emploi ? Telles seront les questions auxquelles on tentera de répondre avec Jean-Paul Nassaux.

Les @nalyses en ligne

Encore des élections !

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 133, mai-juin 2019, p. 36-37

Décembre 2018. Le gouvernement fédéral vacille puis chute. «Quoi ? Encore des élections ?! » Quasiment tous les partis politiques considèrent qu’il ne faut pas de scrutin anticipé, entre celui d’octobre et celui à venir en mai 2019. Les Belges seraient lassés de voter si souvent. À 6.000 km de là, au contraire, un nouveau report des élections présidentielles risquerait de remettre le feu aux poudres au Congo. « Quoi ? Toujours pas d’élections ?! »

Courrier hebdomadaire

La sélection des candidats aux élections par les partis politiques. L’exemple du scrutin du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2398, par Audrey Vandeleene, 38 p., 2018

À l’approche d’une échéance électorale, l’une des activités de toute première importance au sein des partis politiques consiste à sélectionner les candidats qui figureront sur leurs listes. Il s’agit de déterminer, d’une part, quels seront ces candidats et, d’autre part, quel sera leur ordre sur les listes. Notamment, il s’agit de décider des candidats qui figureront aux places stratégiques des listes, à savoir essentiellement les premières positions – en particulier la tête de liste – et, dans une moindre mesure, la dernière. Les divers choix posés par les partis politiques sont largement déterminants pour la composition des futures assemblées élues. En effet, dans un système électoral tel que celui en vigueur en Belgique, il est raisonnable de dire que la sélection fait l’élection. Il apparaît donc essentiel de s’intéresser aux modes de sélection des candidats aux élections par les partis politiques. Pourtant, cet exercice est rarement chose aisée, tant ces processus restent obscurs (certains allant même jusqu’à parler de « jardin secret de la politique »). Il est vrai que la sélection des candidats donne souvent lieu à d’âpres négociations, ce que les partis ne tiennent pas à partager avec l’extérieur pour d’évidentes raisons d’image et de stratégie. L’objet du présent Courrier hebdomadaire est de décrire et d’analyser les pratiques formelles et informelles qui ont eu cours, au sein des instances des principaux partis politiques de Belgique, à l’occasion du scrutin fédéral, régional et communautaire du 25 mai 2014 (Chambre des représentants, Parlement wallon, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et Parlement flamand) : le PS, le MR, le CDH, Écolo, les FDF, le PTB, la N-VA, le CD&V, l’Open VLD, le SP.A, Groen et le VB.

Les @nalyses en ligne

Que dépenseront les partis durant la campagne électorale 2019 ?

par Bart Maddens et Gert-Jan Put et Jef Smulders, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mars 2019

Le 26 janvier a marqué le début de la période réglementée pour la campagne des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 26 mai 2019. Depuis cette date, certains moyens de campagne sont interdits. De plus, tant les candidats individuels que les partis doivent s’en tenir durant cette période à un montant maximal pour leurs dépenses électorales. Cette @nalyse du CRISP en ligne  calcule quelle somme totale chaque parti est autorisé à consacrer à sa campagne électorale durant les quatre mois de la période réglementée. Toutefois, aucun parti ne dépense effectivement ce montant dans la pratique.Est dès lors analysé aussi le coût effectif qu’atteindra vraisemblablement la campagne en cours en se basant sur les données de la campagne électorale de 2014. Enfin,ce coût effectif est comparé avec ce que les partis ont à leur disposition comme moyens financiers, à travers leurs actifs courants.

Podcasts

Les élections communales et provinciales de 2018 : analyse des résultats avec Jean Faniel

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 5 novembre 2018

Il y a 3 semaines, le 14 octobre dernier, l’ensemble de la population belge était invité à participer aux élections communales et provinciales. Après une première émission consacrée aux modalités et spécificités de ces élections, l’Actualité en 3D consacre une seconde émission sur ce thème avec cette fois une analyse approfondie des résultats ! Jean Faniel, le directeur du CRISP, sera notre invité pour nous expliquer comment on peut décrypter et analyser les résultats d’élections locales. Parti par parti, région par région, on essaiera de tirer les leçons, récurrentes ou inédites, de ce srutin et de déjà anticiper les élections régionales, fédérales et européennes de mai 2019. En particulier, nous reviendrons sur cette inquiétude lancinante : et si, en mai 2019, la Belgique fédérale s’avérait ingouvernable ?

Les @nalyses en ligne

Le « coup » du 19 juin 2017 : premier bilan

par Cédric Istasse et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018

Le 19 juin 2017, à la surprise générale, Benoît Lutgen, président du CDH, annonce qu’il ne souhaite plus que son parti gouverne avec le PS à la Région wallonne, à la Région bruxelloise et à la Communauté française. Il pointe en particulier les « affaires à rebondissements » qui rythment alors l’actualité depuis quelques mois et dans lesquelles sont impliqués divers mandataires politiques, en particulier socialistes. Par conséquent, il lance un appel au MR, à Écolo et à Défi pour mettre en place « de nouvelles majorités positives » avec le CDH en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Cette initiative n’est pas restée sans conséquence sur le plan institutionnel et même à d’autres égards. Un an après, et à quelques mois des élections locales d’octobre 2018 et du scrutin multiple de mai 2019, il est possible de mieux saisir le degré d’importance qu’a eu cet événement sur le paysage politique francophone, en tirant un premier bilan de ses différents impacts.

Podcasts

La crise francophone : un an après

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 juin 2018

Un an après l’annonce de Benoît Lutgen, le 19 juin 2017, de la fin de l’alliance du CDH avec le PS en Wallonie, et à quelques mois de deux élections (communales en octobre 2018 et législatives en mai 2019), quel bilan peut-on tirer de ce renversement ?

Les @nalyses en ligne

Pourquoi Groen semble⁠-⁠t-il en forme ?

par John Pitseys et Luc Barbé, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018

Un récent sondage pointe les écologistes de Groen à 12,4 % des intentions de vote en Flandre, soit en quatrième position, devant les socialistes du SP.A. Avec d’autres faits, cet élément est l’indice que, pour la première fois de l’histoire politique de la Flandre, un parti écologiste pourrait être en mesure de se présenter dans le débat public comme le principal parti d’opposition. Quels sont les éléments tangibles de la croissance des Verts flamands ? Quels sont les raisons internes et les facteurs externes de cette croissance supposée ? Quelles seraient les conséquences pour le paysage politique flamand de la confirmation éventuelle de cette tendance lors des scrutins de 2018 et de 2019 ? Enfin, en quoi ce mouvement est-il révélateur de l’évolution contemporaine de l’espace public en Flandre ?

Les @nalyses en ligne

La septième réforme institutionnelle est⁠-⁠elle pour tout de suite ?

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 mai 2018

Depuis 1970, l’État belge a connu six réformes institutionnelles. Plus encore que les précédentes, la dernière, décidée en 2011, a laissé le sentiment à beaucoup d’acteurs et d’observateurs qu’une nouvelle réforme adviendrait nécessairement, peut-être même à brève échéance. Toutefois, plus de six ans plus tard et un an avant une échéance électorale importante et susceptible d’éventuellement relancer un débat institutionnel, force est de constater que les appels à une septième réforme sont peu nombreux et reçoivent peu d’écho. Par conséquent, on peut se demander si une septième réforme institutionnelle est aussi imminente qu’on a pu le croire.

Podcasts

Tour d’horizon de l’actualité politique bruxelloise

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 22 avril 2018

L’actualité politique bruxelloise est particulièrement riche en ce moment : Yvan Mayeur a publié un livre post-samusocial, cette affaire a des conséquences sur la vie du PS et sur la vie politique bruxelloise globalement, les prochaines élections - communales le 14 octobre 2018 et régionales le 26 mai 2019 - approchent et différents projets de réforme des institutions bruxelloises fleurissent.

Podcasts

Les institutions bruxelloises en question

intervention de Jean-Paul Nassaux diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec François Heinrich et Julien Pieret, 9 avril 2018

Dans quelles conditions la Région bruxelloise est-elle née ? Comment expliquer l’extrême complexité de ses institutions ? À quoi servent la Commission communautaire française (COCOF), la Commission communautaire commune (COCOM) ou encore la Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC) ? En quoi la 6ème réforme de l’État a-t-elle eu un impact sur les institutions bruxelloises et leurs compétences respectives ? Quels sont les différents projets d’évolution de ces institutions qui sont actuellement débattus par la classe politique bruxelloise ?

Courrier hebdomadaire

Le profil des parlementaires néerlandophones en 2015

Courrier hebdomadaire n° 2343, par Jef Smulders, 51 p., 2017

Les parlementaires néerlandophones constituent-ils un microcosme représentatif de la société dont ils sont issus  ? Ou, à l’inverse, présentent-ils un caractère élitaire amenant à une surreprésentation de certaines catégories sociales et à une sous-représentation d’autres  ? Pour répondre à cette question, ce Courrier hebdomadaire étudie le profil des parlementaires néerlandophones, tel qu’il se présentait à l’automne 2015. Quatre assemblées sont passées en revue  : la Chambre des représentants, le Sénat, le Parlement flamand et le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Les critères pris en considération sont le genre, la classe d’âge, le niveau de formation, l’origine géographique, le milieu social d’origine, le statut de « professionnel de la politique » ou d’« employé politique », l’exercice d’un mandat local, et l’exercice d’un mandat européen, fédéral, régional ou communautaire avant le scrutin du 25 mai 2014. Pour chaque assemblée, un examen du profil sociologique propre à chaque parti politique est également réalisé. Les résultats de l’étude mettent en question le caractère représentatif des assemblées parlementaires, au sens de miroirs de la société. En effet, il s’avère que les parlementaires néerlandophones ne présentent pas les mêmes caractéristiques sociologiques que celles des corps électoraux dont ils émanent. Certains segments de la société (notamment au plan culturel, social ou professionnel) sont surreprésentés dans les hémicycles, alors que d’autres en sont totalement absents. L’auteur montre que les questions qu’une telle situation pose depuis longtemps déjà restent pleinement d’actualité. Réalisant la comparaison avec le Courrier hebdomadaire n° 2303, qui avait procédé au même exercice concernant les représentants francophones en fonction à la même période, J. Smulders montre en outre que le profil des parlementaires francophones et celui des parlementaires néerlandophones sont très largement similaires.

Courrier hebdomadaire

Un électeur, plusieurs partis ? Affinités partisanes multiples et vote fractionné

Courrier hebdomadaire n° 2324-2325, par Camille Kelbel, Simon Willocq, 78 p., 2016

Lors des élections multiples du 25 mai 2014, un électeur sur trois a voté pour deux ou trois partis différents en fonction des niveaux de pouvoir. Cela rejoint le constat que, en quelques décennies, les comportements et attitudes de vote des Belges se sont profondément modifiés. En particulier, la force du lien unissant chaque électeur à une formation politique donnée s’est sensiblement amoindrie. L’une des manifestations de cette évolution est l’augmentation de la volatilité électorale, c’est-à-dire le fait qu’un nombre croissant d’électeurs opèrent désormais des choix de vote différents d’une échéance électorale à une autre. Ce phénomène est bien connu des chercheurs. Mais aujourd’hui, ceux-ci observent en outre que la baisse de fidélité de l’électorat s’exprime également au cours d’un même rendez-vous électoral  : lorsque plusieurs scrutins ont lieu le même jour, nombreux sont les électeurs qui, au lieu de se prononcer en faveur d’un seul parti sur tous leurs bulletins de vote, distribuent leurs suffrages. La majorité du corps électoral belge est constituée de citoyens ressentant des affinités pour plus d’une formation politique. Ce Courrier hebdomadaire se penche sur cette réalité des préférences partisanes multiples, en identifiant les électeurs concernés et en déterminant leurs caractéristiques et la manière dont ils perçoivent les formations politiques en lice. Cet exercice permet aussi de saisir les implications pour les partis eux-mêmes, notamment en établissant le potentiel électoral de chacun d’entre eux. L’étude s’intéresse ensuite au « vote fractionné », c’est-à-dire au fait de poser des choix électoraux distincts selon les niveaux de pouvoir lorsque plusieurs scrutins se tiennent le même jour. Après avoir examiné le profil des électeurs émettant un tel vote (les « ticket-splitters »), S. Willocq et C. Kelbel analysent, pour chacune des trois régions du pays, les transferts de voix qui se sont opérés entre formations politiques entre les différents scrutins du 25 mai 2014. Cet examen permet d’appréhender la structure des électorats de chacun des partis, en évaluant la proportion d’électeurs « loyaux » et celle d’électeurs occasionnels.