Courrier hebdomadaire n° 1362, par Marc Swyngedouw, 42 p., 1992
L’objectif de ce Courrier hebdomadaire est double. D’une part, nous essayons de donner un cadre théorique contribuant à expliquer l’essor d’Agalev et du Vlaams Blok dans les années quatre-vingts à partir de l’évolution de la société (flamande) de 1960 à nos jours. Cette évolution sociale a entraîné, au sein de différents groupes sociaux, des réorientations de valeurs que les partis traditionnels n’ont pu ou voulu intégrer et qui ont trouvé ensuite à s’exprimer dans des partis politiques ’nouveaux’. Nous faisons l’hypothèse que ces mêmes changements socio-économiques et culturels ont conduit à des réorientations différentes dans des groupes sociaux différents, et que ce phénomène a donné naissance à un nouveau clivage au sein du paysage politique flamand. Nous ne cherchons pas à établir un modèle théorique exhaustif permettant d’expliquer les changements du paysage politique depuis 1960. D’autre part, nous nous efforçons de vérifier si en ce qui concerne l’électeur, les clivages/orientations de valeurs à la base des modèles d’analyse sociologique rendant compte de la réalité politique au cours de la période 1945-1980 peuvent se ramener pour l’essentiel à deux clivages, qui sont ou ne sont pas nouveaux. Ces clivages permettent d’appréhender les partis politiques comme les orientations de valeur qui structurent la politique flamande, et ce pour les différents électorats des partis. Ces hypothèses ont été testées à partir des résultats d’une enquête réalisée trois semaines avant les élections du 24 novembre 1991.
Courrier hebdomadaire
Enjeux et stratégies du scrutin régional bruxellois
Courrier hebdomadaire n° 1238, par Pierre Blaise, Évelyne Lentzen, Xavier Mabille, 46 p., 1989
Le corps électoral de la Région de Bruxelles procédera le 18 juin 1989 à l’élection d’un Conseil régional. Les enjeux de ce scrutin, qui doivent être replacés dans leur encadrement institutionnel, se situent tant au niveau de la formation du futur exécutif (compte tenu de toute la complexité du dispositif prévu) qu’au niveau des partis présentant des listes. Dans le présent Courrier hebdomadaire , l’accent est volontairement mis, davantage que sur le contenu des programmes, sur la stratégie d’établissement des listes de candidats. Les facteurs qui sont essentiellement pris en compte sont les facteurs objectifs de conditionnement des stratégies ; ils sont privilégiés dans l’analyse par rapport aux stratégies intentionnelles. L’analyse structure des éléments d’information qui ont été portés à la connaissance du public. Elle se base également sur d’autres éléments, mais en veillant à respecter les impératifs éthiques de toute observation en sciences sociales, qui impose à l’observateur de se garder d’intervenir dans les faits observés. Le scrutin régional bruxellois du 18 juin 1989 ouvrira un cycle électoral propre, régi par un dispositif légal et réglementaire particulier. Si des partis représentant une très large majorité parlementaire ont récemment conclu un accord sur la limitation des dépenses électorales, la loi qui est en cours d’élaboration à ce propos ne sera d’application que lors des prochaines élections législatives.
Courrier hebdomadaire
Rex 1936-1940. Flux, reflux, tensions et dislocations
Courrier hebdomadaire n° 1226, par Jules Gérard-Libois, 40 p., 1989
Au scrutin communal du 9 octobre 1988, deux partis d’extrême-droite ont obtenu 23 élus en Flandre (sur 7.106 sièges de conseillers communaux) avec le Vlaams Blok (présent déjà au Parlement avec 2 députés et 1 sénateur) et 1 à Molenbeek avec le Front national qui fait sa première entrée dans un conseil communal. Le score de l’extrême-droite est dérisoire en Wallonie et dans l’agglomération de Bruxelles, même dans les communes à forte population immigrée, Molenbeek étant le cas unique. L’extrême-droite qui obtient quelque succès est ultra-flamingante, résolument en faveur de l’amnistie et en faveur des inciviques de 1940-1945 et anti-immigrés. Elle récolte sans doute les voix des électeurs/électrices qui lui ont donné 2 députés et 1 sénateur en décembre 1987 et celle de citoyens qui ne pardonnent pas à la Volksunie d’avoir avalisé le programme gouvernemental qui la lie au CVP, au PS, au SP et au PSC. Les commentateurs politiques ont souligné avec inquiétude la percée du Vlaams Blok, spécialement à Anvers, Malines et Gand ainsi que son score-record de 18,7% à Anvers. Ces mêmes commentateurs s’interrogent sur l’avenir de ce parti qui, par manque d’enracinement-organisation et de candidats locaux, était absent de très nombreuses communes en Flandre mais qui pourrait être omniprésent en Flandre et à Bruxelles avec ses quelques ’ténors’ aux élections européennes de juin 1989. Dans le cadre des travaux du CRISP sur l’extrême-droite, nous traitons ici de Rex, un phénomène de l’avant-guerre dont l’ampleur électorale fut – en 1936 – considérablement plus large que celle évoquée aujourd’hui pour le Vlaams Blok, Rex dont l’espace politique fut principalement francophone mais sans, pour autant, être négligeable ou sans portée en Flandre. Au-delà du succès électoral du parti de Léon Degrelle en 1936, l’attention est centrée dans ce Courrier hebdomadaire sur le rapide reflux de Rex de 1937 à 1940 ainsi que sur les tensions internes et les dislocations que ce parti a connues pendant cette période.
Courrier hebdomadaire
Bruxelles : les partis politiques flamands aux élections communales
Courrier hebdomadaire n° 1168, par Michiel Vandenbussche, 43 p., 1987
Les Bruxellois vont élire, en 1988, leurs représentants dans les dix-neuf conseils communaux que compte l’agglomération bruxelloise. Les plans de fusion que prépare le ministre de l’Intérieur ne pourront en effet commencer à se concrétiser, au plus tôt, qu’en 1994. L’accord de la Saint-Sylvestre sur Bruxelles (janvier 1987) ne modifie en rien l’élection et la composition des conseils communaux bruxellois : il n’octroie notamment pas aux Flamands, comme ceux-ci le demandent depuis longtemps, de représentation garantie. Les observateurs qui suivent attentivement la préparation des élections communales de 1988 à Bruxelles remarquent que la collaboration entre ’partis-frères’ francophones et néerlandophones, de même que le phénomène des ’listes du bourgmestre’ bilingues, prennent une plus grande importance qu’en 1982. Les causes possibles de cette tendance ne seront pas approfondies ici. La présente étude rassemble un certain nombre de données de base sur l’évolution de la participation des quatre plus grands partis flamands aux élections communales à Bruxelles. Nous y examinons l’évolution des positions de ces partis quant à la formation des listes
Courrier hebdomadaire
Le système des partis dans la Belgique post-unitaire (1971-1979)
Courrier hebdomadaire n° 864, par Xavier Mabille, 24 p., 1979
Courrier hebdomadaire
La crise politique d’octobre 1978 (II)
Courrier hebdomadaire n° 819, par Jacques Brassinne, Xavier Mabille, 26 p., 1978
Courrier hebdomadaire
La crise politique d’octobre 1978 (I)
Courrier hebdomadaire n° 817, par Jacques Brassinne, Xavier Mabille, 27 p., 1978
Courrier hebdomadaire
L’extrême-droite en Belgique (III)
Courrier hebdomadaire n° 715-716, par Étienne Verhoeyen, 44 p., 1976
Courrier hebdomadaire
L’extrême-droite en Belgique (II)
Courrier hebdomadaire n° 675-676, par Étienne Verhoeyen, 62 p., 1975
Courrier hebdomadaire
L’extrême-droite en Belgique (I)
Courrier hebdomadaire n° 642-643, par Étienne Verhoeyen, 43 p., 1974
Livres
L’an 40, la Belgique occupée
Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971
1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.
Courrier hebdomadaire
La droite en Belgique avant 1940
Courrier hebdomadaire n° 468-469, par Jean Stengers, 35 p., 1970
Livres
La décision politique en Belgique. Le pouvoir et les groupes
Livre, par Jean Ladrière, Jean Meynaud, François Perin, 403 p., 1965
Rares sont les études qui ont été, jusqu’à présent, consacrées à la vie politique belge. Or la Belgique a connu et connait encore un certain nombre de problèmes d’importance majeure. A beaucoup d’égards, elle constitue un microcosme où apparaissent les principaux éléments caractéristiques des pays occidentaux. Le premier mérite de ce livre, réalisé par le Centre de recherche et d’information socio-politiques (Bruxelles), est de présenter un tableau de la vie politique belge, de 1944 à nos jours. La réalisation d’une telle entreprise n’allait pas sans difficulté tenant à l’absence d’études préalables sur les points étudiés ou à l’acuité des problèmes posés : ces difficultés ont été surmontées. En second lieu, l’équipe du CRISP est parvenue à faire œuvre de science politique, en se donnant comme ligne de recherche l’analyse de décisions qui ont marqué la politique en Belgique ces dernières années (crise de l’unité belge, pacte scolaire, création des organes de la politique scientifique, ’loi unique’, réforme de l’impôt sur le revenu, programmation économique, crise charbonnière, politique des prix agricoles, politique congolaise... ). Cette méthode conduit les auteurs à donner à la substance même de l’activité politique toute son importance, et permet d’apprécier au mieux les résultats de cette activité. Le présent ouvrage, qui rappelle, en outre, les bases et les étapes de la vie politique belge et est illustré de nombreux documents, fournit un instrument de référence à tous ceux qui s’intéressent à la Belgique, ainsi qu’aux problèmes de l’Europe.