Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (III). Les familles politiques
Courrier hebdomadaire n° 2435, par Cédric Istasse, 37 p., 2019
La logique des familles politiques est encore bien vivace dans la Belgique d’aujourd’hui. Les liens privilégiés entre « partis frères » par-delà la frontière linguistique restent nombreux, même si c’est de manière variable pour la famille socialiste, la famille libérale, la famille de tradition sociale-chrétienne et la famille écologiste. Ce Courrier hebdomadaire se penche sur un aspect particulier de l’histoire des familles politiques : leurs évolutions électorales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le constat qui s’impose est celui d’un déclin global, d’abord somme toute limité jusqu’au début du 21 e siècle mais qui s’amplifie et s’accélère depuis une dizaine d’années. En 1958, le score électoral cumulé des familles culminait à 95 %. En 2019, il est d’à peine 57 %. Bien plus, si l’on ne s’intéresse qu’aux trois familles dites traditionnelles (rouge, bleue et orange), le chiffre chute désormais – ce qui constitue un fait sans précédent – sous la barre des 50 %. Cette évolution est particulièrement marquée pour les socialistes en Wallonie, pour les libéraux en Région bruxelloise et pour les sociaux-chrétiens en Flandre. Pour leur part, les écologistes ont connu un mouvement « en dents de scie ». Cette étude rappelle la force électorale qu’ont connue les familles pendant des décennies. Elle montre par ailleurs que la distribution des forces politiques issue des élections du 26 mai 2019 est inédite à plusieurs égards, en particulier lorsque l’on considère le résultat du scrutin fédéral du côté flamand. Sans nul doute, cette configuration est à l’origine, pour une large part, des difficultés actuellement rencontrées dans la formation d’un nouveau gouvernement fédéral de plein exercice.
Les @nalyses en ligne
« En Belgique, on a sous-estimé l’importance de l’utopie en politique »
interview de Vincent de Coorebyter par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 28 décembre 2019, p. 4-5
Dans cette interview accordée à L’Écho, Vincent de Coorebyter analyse les dynamiques qui traversent la société et modifient un paysage politique concurrencé par de nouveaux phénomènes citoyens. Selon lui, la radicalité s’intensifie au sein d’une jeunesse façonnée par le tribalisme des réseaux sociaux.
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections fédérales et européennes du 26 mai 2019
Courrier hebdomadaire n° 2433-2434, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 145 p., 2019
En Belgique, les élections du 26 mai 2019 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Il dégage les principaux enseignements du scrutin du 26 mai 2019, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en résultent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections fédérales ou les élections européennes du 25 mai 2014. Pour la Chambre des représentants, sont analysés le comportement électoral (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans les différentes régions, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre. L’exposé est soutenu par une vingtaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2014 et en 2019, les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.
Podcasts
Le droit de vote
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 19 novembre 2019
Aujourd’hui dans l’Edition De la Rédaction, nous allons revenir sur un thème important en démocratie: le droit de vote avec l’un de nos partenaires, le CRISP et nos invités: Jean Faniel, directeur général du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique et Cédric Istasse, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire , la revue du CRISP
Courrier hebdomadaire
Le dialogue citoyen permanent en Communauté germanophone
Courrier hebdomadaire n° 2426, par Christoph Niessen, Min Reuchamps, 43 p., 2019
En février 2019, la Communauté germanophone a institué une délibération citoyenne permanente. Il s’agit d’un conseil citoyen permanent, dont les membres sont tirés au sort et qui peut initier des assemblées citoyennes ponctuelles, dont les membres sont également tirés au sort et qui ont pour mission de délibérer et de formuler des recommandations sur un sujet particulier que le conseil citoyen leur a soumis. Au terme des délibérations, les recommandations émises sont discutées de façon conjointe entre les membres de l’assemblée citoyenne et les responsables politiques germanophones concernés. En principe, ces recommandations donnent ensuite lieu à des mesures adoptées par le Parlement ou par le gouvernement de la Communauté germanophone. L’ensemble du processus a été baptisé « dialogue citoyen permanent » (« permanenter Bürgerdialog ») et est déjà connu à l’international sous le titre d’« Ostbelgien Modell ». Son instauration s’inscrit dans le sillage des initiatives participatives et délibératives qui ont vu le jour en Belgique au cours des deux dernières décennies et dont le nombre va croissant. Toutefois, le modèle mis en place en Communauté germanophone se distingue à trois égards : par son lien étroit (quasi institutionnel) avec une assemblée législative, par son caractère permanent et par sa conception combinant deux types d’instance. C. Niessen et M. Reuchamps retracent les origines du modèle et le processus de sa conception, présentent le fonctionnement et les structures du modèle, et évoquent le démarrage concret du modèle.
Les @nalyses en ligne
Le vote en faveur des partis néerlandophones à Bruxelles
par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 septembre 2019
Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, un nombre record de Bruxellois ont voté en faveur d’une liste néerlandophone. La particularité de ce scrutin en termes de répartition linguistique des votes fournit l’occasion de se pencher sur quelques données relatives à l’évolution du vote en faveur des listes néerlandophones à Bruxelles, et ce à tous les scrutins tenus le même jour. Nous prendrons comme cadre chronologique les 30 dernières années, qui correspondent à l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (II). Analyse nationale
Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (I). Analyse par région
Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).
Les @nalyses en ligne
Lobbys : pourquoi tant de haine ?
par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de libertés, n° 480, juin 2019, p. 41-44
Réseaux, piliers, mouvements… Ainsi se structure la société civile en Belgique. Et chacun prêche pour sa paroisse. Entre les organisations défendant un système de valeurs et les lobbys purs et durs, la frontière est floue. En Belgique, la pratique du lobbying a longtemps été banalisée, sans doute parce que notre pays en a une longue expérience.
Les @nalyses en ligne
Populisme et mépris de classe
interview de Vincent de Coorebyter par Paul Blanjean et Guillaume Lohest, parue dans Contrastes, n° 191, mars-avril 2019, p. 8-11
Rester sourd aux inquiétudes ou aux colères qui s’expriment, et attaquer frontalement le populisme et ses sympathisants sont les meilleurs moyens pour attiser le feu. Dans cette interview accordée dans le cadre de la campagne consacrée à ce phénomène par les Équipes populaires, Vincent de Coorebyter décline les caractéristiques du populisme, les raisons de son succès et les conditions pour l’endiguer.
Les @nalyses en ligne
Des vieilles casseroles qui font les meilleures soupes : le retour de la démocratie directe
par John Pitseys, paru dans La Chronique de la Ligue des droits humains asbl, n° 186, janvier-février-mars 2019, p. 4-7
La démocratie représentative est régulièrement remise en cause et des tentatives de démocratie directe émergent malgré les objections que celle-ci soulève. Ce système est-il viable dans nos sociétés complexes ?
Podcasts
La représentation des femmes belges en politique
intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 mars 2019
Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes et à l’heure où les élections s’enchaînent en Belgique, nous aborderons la question de la représentation des femmes en politique. Depuis quand les femmes peuvent-elles voter dans notre pays ? Depuis quand peuvent-elles être élues ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme Première ministre dans notre pays ? Les partis sont-ils tous égaux face à la parité politique ? Sont-ils contraints de prévoir des femmes sur leurs listes électorales ? Les femmes votent-elles toujours pour des femmes ? Et puis surtout, deux hommes peuvent-ils parler seuls de ce sujet ? Toutes ces questions et bien d’autres encore seront abordées dans ce nouveau numéro de l’émission proposée en partenariat par Radio Panik et le CRISP. Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Cédric Istasse, historien, chargé de recherche et rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, et spécialiste de la représentation politique des femmes en Belgique.
Courrier hebdomadaire
Les consultations populaires communales en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2392-2393, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 70 p., 2018
Depuis la « loi Tobback » du 10 avril 1995, les conseils communaux peuvent, dans des matières qui touchent à l’intérêt communal, consulter leurs concitoyens afin de recueillir leur avis sur divers enjeux locaux. Ce principe a été inscrit dans la Constitution en 1999. La même année, diverses modifications d’importance ont été apportées au dispositif : le droit de participer aux consultations populaires communales a été accordé aux étrangers, l’âge requis pour participer au vote a été abaissé de 18 à 16 ans, les autorités communales ont été désormais obligées d’organiser les consultations d’origine citoyenne, etc. En Wallonie, c’est le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD) qui règle cette matière depuis 2004. Mais le mécanisme de la consultation populaire communale y a été mis en œuvre dès 1995 : il a déjà été utilisé une trentaine de fois, essentiellement sur des questions liées à l’aménagement du territoire. Ce Courrier hebdomadaire recense et présente chacun de ces cas, qui ont eu pour cadre des communes allant de Mouscron à Eupen et de Couvin à Ottignies-Louvain-la-Neuve en passant par Tournai, Mons, Namur et Liège (certaines d’entre elles à deux reprises et parfois sur le même thème). Pour chaque dossier, sont précisés la population appelée aux urnes, les questions posées, le taux de participation, les résultats du vote et les suites données au scrutin. Ensuite, l’étude procède à une analyse transversale de ces différentes consultations populaires communales wallonnes. Elle met en évidence les tendances générales et pointe les enseignements généraux qui s’en dégagent quant au respect du cadre légal, à l’initiative, au taux de participation, à l’objet de la consultation et aux suites données à celle-ci.
Podcasts
Les élections européennes, à quoi çà sert ?
intervention de Vaïa Demertzis diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 14 janvier 2019
Émission diffusée le 14 janvier 2019 Le 26 mai prochain, sur le territoire de l’Union européenne, se déroulera l’élection des parlementaires européens. Suffrage méconnu concernant une institution souvent décriée et dont la place dans le paysage institutionnel européen reste encore obscure, les élections européennes seront cette année sans doute quelque peu particulières.Á l’heure du Brexit ou de la montée des partis populistes parfois hostiles à la construction européenne, l’Union européenne apparait à la croisée des chemins tant sa légitimité que ses actions font l’objet de critiques persistantes.Qu’il s’agisse de la crise migratoire, des enjeux climatiques ou encore du projet d’une défense européenne, les défis posés à l’Union européenne sont nombreux et les doutes quant à sa capacité à y répondre le sont tout autant. Aujourd’hui dans ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous tâcherons de présenter cette institution méconnue qu’est le Parlement européen, d’exposer les principes régissant l’élection de ses membres et de pointer quelques défis, institutionnels ou politiques, qu’il aura à gérer dès le lendemain du scrutin du 26 mai 2019...Pour décrypter ces enjeux, nous aurons le plaisir de recevoir Vaïa Demertzis, politologue, spécialiste en questions européennes et chercheuse au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques.
Courrier hebdomadaire
Consultation populaire et référendum en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 2390-2391, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 60 p., 2018
La consultation populaire et le référendum sont deux mécanismes de démocratie directe. Dans un cas comme dans l’autre, la population est invitée à voter directement sur une ou plusieurs questions bien déterminées afin d’exprimer sa volonté, et les résultats se mesurent en nombre de voix émises en faveur de chaque option. En revanche, la portée juridique de la réponse apportée par la population diffère sensiblement selon le mécanisme envisagé. Lors d’une consultation populaire, la population est simplement amenée à marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles sur un sujet donné ; le résultat consiste en un simple avis, que les autorités sont ensuite libres de suivre ou non. À l’inverse, lors d’un référendum, il est demandé à la population d’exercer un pouvoir décisionnel sur un sujet donné ; le choix de la population s’impose ensuite aux autorités. En Belgique, la doctrine juridique considère majoritairement que le référendum est inconstitutionnel, et cela quel que soit le niveau de pouvoir concerné, puisqu’il n’est pas prévu par la Constitution belge. En revanche, au terme de longs débats et en dépit de résistances tant politiques que juridiques, le principe de la consultation populaire a intégré le droit belge : d’abord au niveau local dans la seconde moitié des années 1990, puis également au niveau régional en 2014 (dans le cadre de la sixième réforme de l’État). Par contre, la pratique de la consultation populaire au niveau fédéral reste largement considérée comme inconstitutionnelle en Belgique, de même qu’elle est exclue au niveau des Communautés. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’évolution des différents cadres normatifs qui aujourd’hui permettent (ou interdisent) l’organisation de consultations populaires ou de référendums en Belgique, que ce soit au niveau fédéral, au niveau fédéré ou au niveau local (province, commune, etc.).
Les @nalyses en ligne
Une crise profonde de la légitimité
par Vincent de Coorebyter, paru dans La Libre Belgique, 5 janvier 2019
L’année 2018 a été marquée par l’irruption des gilets jaunes, en France et en Belgique. Les revendications qui sont apparues sont protéiformes, voire contradictoires. Elles traduisent un malaise qu’il faut pouvoir entendre et sont une illustration supplémentaire de la crise de légitimité que traversent la démocratie représentative et certains de ses principaux acteurs.
Les @nalyses en ligne
Participation et pouvoir. La quête ambivalente d’une « vraie » démocratie
par John Pitseys, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, hors-série n° 27, octobre 2018, p. 70-79
La participation politique n’est pas une idée neuve, au contraire. Remontant aux Grecs, c’est non seulement une des idées les plus anciennes de la pensée politique occidentale, mais aussi l’assise pratique et philosophique de la démocratie. La participation de tous est une condition primordiale de l’égalité politique. L’égalité politique est un critère déterminant de légitimité de la participation démocratique. C’est également à cette aune que se comprend la crise actuelle de la représentation et la volonté de remédier à celle-ci grâce à davantage de démocratie participative. Comment cette crise est-elle interprétée ? De quelles aspirations est-elle le pendant ? Sous quelles conditions les travaux contemporains sur la démocratie participative peuvent-ils les prendre en charge ?
Podcasts
Les changements intervenus en Belgique au lendemain de la guerre
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 12 novembre 2018
Dans le fil des commémorations de l’Armistice qui se déroulent aujourd’hui, les changements intervenus en Belgique au lendemain de la guerre. Pour nous en parler: Jean Faniel, directeur général du CRISP dans l’Edition De la Rédaction.
Les @nalyses en ligne
Élargir les droits fondamentaux ?
par John Pitseys, paru dans Imagine demain le monde, n° 130, novembre-décembre 2018, p. 34-35
L’ajout de nouveaux droits fondamentaux contribue-t-il à une société plus juste et plus civilisée ? De nombreuses raisons permettent de le croire. La question n’est pourtant pas évidente.
Les @nalyses en ligne
La démocratie ? Mais quelle bonne idée !
interview de John Pitseys par Sylvie Walraevens, parue dans sous le titre «Democratie? Wat een goed idee!» dans Tertio, n° 973, 3 octobre 2018, p. 8-9
Aucun dirigeant autocrate ne s’oppose aux élections. Aucun populiste ne détruit la volonté du peuple. Pourtant règne une crainte sincère relative au déclin de ce bien politique suprême qu’est la démocratie. Un concept juste est nécessaire pour éclairer le chemin.
Courrier hebdomadaire
Les motions de méfiance constructive dans les communes wallonnes (2012-2018)
Courrier hebdomadaire n° 2378, par Archibald Gustin, 34 p., 2018
Les @nalyses en ligne
Les paradoxes de la représentation
par Vincent de Coorebyter, paru sur La Thérésienne. Revue de l’Académie royale de Belgique, n° 2008/01, avril 2018, 10 p.
Courrier hebdomadaire
Les rôles, fonctions et choix politiques des bourgmestres en Wallonie et à Bruxelles
Courrier hebdomadaire n° 2376, par Régis Dandoy, Sophie Devillers, Jérémy Dodeigne, Vincent Jacquet, Christoph Niessen, Min Reuchamps, Dylan Verstraete, 49 p., 2018
Les @nalyses en ligne
Engagement et participation politique des femmes : évolution et effets des règles électorales
par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 11 septembre 2018
Les @nalyses en ligne
Faire campagne (à l’heure d’Internet)
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 129, septembre-octobre 2018, p. 28-29