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Courrier hebdomadaire

La sélection des candidats aux élections par les partis politiques. L’exemple du scrutin du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2398, par Audrey Vandeleene, 38 p., 2018

À l’approche d’une échéance électorale, l’une des activités de toute première importance au sein des partis politiques consiste à sélectionner les candidats qui figureront sur leurs listes. Il s’agit de déterminer, d’une part, quels seront ces candidats et, d’autre part, quel sera leur ordre sur les listes. Notamment, il s’agit de décider des candidats qui figureront aux places stratégiques des listes, à savoir essentiellement les premières positions – en particulier la tête de liste – et, dans une moindre mesure, la dernière. Les divers choix posés par les partis politiques sont largement déterminants pour la composition des futures assemblées élues. En effet, dans un système électoral tel que celui en vigueur en Belgique, il est raisonnable de dire que la sélection fait l’élection. Il apparaît donc essentiel de s’intéresser aux modes de sélection des candidats aux élections par les partis politiques. Pourtant, cet exercice est rarement chose aisée, tant ces processus restent obscurs (certains allant même jusqu’à parler de « jardin secret de la politique »). Il est vrai que la sélection des candidats donne souvent lieu à d’âpres négociations, ce que les partis ne tiennent pas à partager avec l’extérieur pour d’évidentes raisons d’image et de stratégie. L’objet du présent Courrier hebdomadaire est de décrire et d’analyser les pratiques formelles et informelles qui ont eu cours, au sein des instances des principaux partis politiques de Belgique, à l’occasion du scrutin fédéral, régional et communautaire du 25 mai 2014 (Chambre des représentants, Parlement wallon, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et Parlement flamand) : le PS, le MR, le CDH, Écolo, les FDF, le PTB, la N-VA, le CD&V, l’Open VLD, le SP.A, Groen et le VB.

Podcasts

La représentation des femmes belges en politique

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 mars 2019

Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes et à l’heure où les élections s’enchaînent en Belgique, nous aborderons la question de la représentation des femmes en politique. Depuis quand les femmes peuvent-elles voter dans notre pays ? Depuis quand peuvent-elles être élues ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme Première ministre dans notre pays ? Les partis sont-ils tous égaux face à la parité politique ? Sont-ils contraints de prévoir des femmes sur leurs listes électorales ? Les femmes votent-elles toujours pour des femmes ? Et puis surtout, deux hommes peuvent-ils parler seuls de ce sujet ? Toutes ces questions et bien d’autres encore seront abordées dans ce nouveau numéro de l’émission proposée en partenariat par Radio Panik et le CRISP. Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Cédric Istasse, historien, chargé de recherche et rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, et spécialiste de la représentation politique des femmes en Belgique.

Les @nalyses en ligne

Cinq partis en quête d’auteur

par John Pitseys, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 105, septembre 2018, p. 65-71

Courrier hebdomadaire

Les rôles, fonctions et choix politiques des bourgmestres en Wallonie et à Bruxelles

Courrier hebdomadaire n° 2376, par Régis Dandoy, Sophie Devillers, Jérémy Dodeigne, Vincent Jacquet, Christoph Niessen, Min Reuchamps, Dylan Verstraete, 49 p., 2018

Les @nalyses en ligne

Une législature sous le signe des tensions

interview de Jean Faniel par Ann-Charlotte Bersipont et Bernard Demonty, parue dans Le Soir, 25 mai 2018, 4 p.

Quatre ans après le scrutin du 25 mai 2014, et à un an de la fin de la législature, on peut tirer un premier bilan de celle-ci au niveau fédéral. Deux mots prévalent : tension et polarisation.

Les @nalyses en ligne

Syndicats, des acteurs structurellement sous tensions

par Jean Faniel, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 104, juin 2018, p. 10-21

Les syndicats belges sont des organisations de masse à l’histoire déjà longue et à la place importante dans le panorama socio-politique. À partir de leur fonctionnement et du rapport qu’ils entretiennent avec leur environnement, on peut dégager quatre dimensions, intrinsèquement liées, relatives aux composantes des syndicats et à l’environnement dans lequel s’insère l’action syndicale. En les envisageant de manière combinée, on peut saisir quelles tensions animent ces organisations et dans quelles limites elles déploient leur action, chacune à sa manière selon ses sensibilités, son histoire, sa culture, ses rapports de force internes, la personnalité de ses dirigeants et militants…

Les @nalyses en ligne

Le « coup » du 19 juin 2017 : premier bilan

par Cédric Istasse et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018

Le 19 juin 2017, à la surprise générale, Benoît Lutgen, président du CDH, annonce qu’il ne souhaite plus que son parti gouverne avec le PS à la Région wallonne, à la Région bruxelloise et à la Communauté française. Il pointe en particulier les « affaires à rebondissements » qui rythment alors l’actualité depuis quelques mois et dans lesquelles sont impliqués divers mandataires politiques, en particulier socialistes. Par conséquent, il lance un appel au MR, à Écolo et à Défi pour mettre en place « de nouvelles majorités positives » avec le CDH en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Cette initiative n’est pas restée sans conséquence sur le plan institutionnel et même à d’autres égards. Un an après, et à quelques mois des élections locales d’octobre 2018 et du scrutin multiple de mai 2019, il est possible de mieux saisir le degré d’importance qu’a eu cet événement sur le paysage politique francophone, en tirant un premier bilan de ses différents impacts.

Podcasts

La crise francophone : un an après

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 juin 2018

Un an après l’annonce de Benoît Lutgen, le 19 juin 2017, de la fin de l’alliance du CDH avec le PS en Wallonie, et à quelques mois de deux élections (communales en octobre 2018 et législatives en mai 2019), quel bilan peut-on tirer de ce renversement ?

Les @nalyses en ligne

Pourquoi Groen semble⁠-⁠t-il en forme ?

par John Pitseys et Luc Barbé, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018

Un récent sondage pointe les écologistes de Groen à 12,4 % des intentions de vote en Flandre, soit en quatrième position, devant les socialistes du SP.A. Avec d’autres faits, cet élément est l’indice que, pour la première fois de l’histoire politique de la Flandre, un parti écologiste pourrait être en mesure de se présenter dans le débat public comme le principal parti d’opposition. Quels sont les éléments tangibles de la croissance des Verts flamands ? Quels sont les raisons internes et les facteurs externes de cette croissance supposée ? Quelles seraient les conséquences pour le paysage politique flamand de la confirmation éventuelle de cette tendance lors des scrutins de 2018 et de 2019 ? Enfin, en quoi ce mouvement est-il révélateur de l’évolution contemporaine de l’espace public en Flandre ?

Courrier hebdomadaire

Le mouvement coopératif. Histoire, questions et renouveau

Courrier hebdomadaire n° 2370-2371, par Julien Dohet, 56 p., 2018

Après une longue période de déclin dans la seconde moitié du XXe siècle, le mouvement coopératif connaît actuellement une nouvelle vigueur. De multiples initiatives coopératives voient le jour et se développent, participant à un véritable mouvement de fond. Ce retour du modèle coopératif est notamment le fait d’activités ressortissant de l’« économie sociale » (ou « secteur privé non lucratif »). Ces structures visent à produire des biens ou services en poursuivant une finalité d’utilité collective, en accordant la primauté à l’humain sur le capital, et en faisant le choix d’une lucrativité limitée. En Belgique francophone, il s’agit surtout d’initiatives liées à la production et à la consommation d’aliments. Cette recherche d’alternatives au modèle capitaliste prédominant a derrière elle une histoire déjà longue. En Belgique, les coopératives sont apparues dans le dernier quart du XIXe siècle, ont connu leur apogée dans l’entre-deux-guerres, et ont été des acteurs économiques de poids jusqu’au début des années 1980. Les initiatives coopératives actuelles s’inscrivent dans la lignée des coopératives historiques, et en particulier de celles qui étaient liées au mouvement socialiste. Au-delà de leur objet premier, ces coopératives socialistes portaient en effet un projet global de changement de la société. Il est frappant de constater combien les débats, parfois vifs, qui traversent les initiatives coopératives d’aujourd’hui trouvent un écho direct dans les questionnements auxquels ont été confrontées les coopératives d’hier. Comment assurer une alimentation de qualité à un prix accessible ? Comment toucher réellement les classes populaires et non uniquement les classes plus favorisées ? Comment assurer un fonctionnement interne démocratique ? Quels rapports entretenir avec les producteurs et avec les consommateurs ? Etc. L’histoire éclaire ici le présent d’une façon tout spécialement riche et interpellante.

Podcasts

Tour d’horizon de l’actualité politique bruxelloise

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 22 avril 2018

L’actualité politique bruxelloise est particulièrement riche en ce moment : Yvan Mayeur a publié un livre post-samusocial, cette affaire a des conséquences sur la vie du PS et sur la vie politique bruxelloise globalement, les prochaines élections - communales le 14 octobre 2018 et régionales le 26 mai 2019 - approchent et différents projets de réforme des institutions bruxelloises fleurissent.

Courrier hebdomadaire

Le dossier Arco

Courrier hebdomadaire n° 2361-2362, par Serge Govaert, 65 p., 2017

Le 26 juillet 2017, le gouvernement fédéral Michel (N-VA/MR/CD&V/Open VLD) est parvenu à une décision dans un dossier vieux de près de dix années : le dossier Arco, du nom de son principal protagoniste. Source de nombreux conflits mais aussi d’accords plus ou moins discrets, objet de divergences d’interprétation et, par ailleurs, révélateur de ce qui persiste de l’impact des clivages traditionnels dans la société et la politique belges, ce dossier est à la croisée d’enjeux financiers, économiques, judiciaires et politiques d’une ampleur non négligeable. Le Conseil des ministres a tranché : les détenteurs de parts de la société coopérative Arco, en liquidation depuis fin 2011, seront partiellement indemnisés des pertes subies suite à l’effondrement et au démantèlement du holding Dexia SA, dont Arco était l’un des actionnaires avec une participation de l’ordre de 16%. Cette solution prendrait la forme de la constitution d’un fonds alimenté par trois sources : la vente de participations de l’État dans Belfius Banque (qui a succédé à Dexia Banque Belgique), les sommes dégagées à l’issue de la liquidation de trois coopératives du groupe Arco (Arcoplus, Arcofin et Arcopar), et un apport de la composante flamande du mouvement ouvrier chrétien, beweging.net (anciennement Algemeen Christelijk Werknemersverbond, ACW). Quelle que soit la portée de cet accord gouvernemental (et sa légitimité, voire sa conformité avec le droit, notamment européen), il clôt à ce stade une longue période d’incertitudes, d’atermoiements et surtout de recherche d’une solution entre des acteurs multiples aux intérêts divergents. Ce dossier éclaire plusieurs facettes de la prise de décision économique et politique en Belgique. Ce Courrier hebdomadaire en dégage l’historique et les enjeux et précise les positions de ses principaux acteurs.

Les @nalyses en ligne

Cordon sanitaire : un dispositif visant l’extrême droite

par Vaïa Demertzis, paru sur Régulation, 6 février 2018, 3 p.

À l’approche des élections communales et provinciales du 14 octobre 2018, la thématique du « cordon sanitaire médiatique » a resurgi dans l’actualité et fait l’objet d’un débat. Que recouvre cette appellation et quels partis sont concernés ? Plusieurs voix politiques ont récemment appelé à y inclure le PTB. D’autres estiment que ce dispositif contrevient à la liberté d’expression. Il est par conséquent opportun de revenir à la source du cordon sanitaire pour mieux comprendre l’enjeu qu’il représente pour les médias et les citoyens et pour en souligner la fonction première : éviter que les partis d’extrême droite arrivent au pouvoir.

Les @nalyses en ligne

L’influence du clivage villes/campagnes sur le système des partis. Deux études de cas (1884⁠-⁠1888)

par Paul Wynants, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018

De nos jours, le monde agricole représente moins de 2 % de la population active. Au 19e siècle, par contre, la Belgique était essentiellement rurale. Pourtant, aucun parti politique n’a été spécifiquement constitué pour représenter les intérêts de la paysannerie ou des exploitants de domaines agricoles. En fait, la défense de ces intérêts a pris d’autres formes. La grille d’analyse des systèmes politiques de Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan met en lumière l’existence de quatre clivages, dont un qui oppose l’industrie à l’agriculture, ou encore les défenseurs des intérêts industriels et urbains aux promoteurs des intérêts agricoles et ruraux. Si ce clivage n’a pas donné naissance, en Belgique, à la création de partis politiques spécifiques, il n’en a pas moins joué un rôle pour les partis existants, ce que peuvent illustrer des études de cas spécifiques.

Les @nalyses en ligne

Un État dans l’État

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 125, janvier-février 2018, p. 30-31

Depuis le changement de majorité survenu en Wallonie cet été, le Forem a subi de sévères critiques. L’ancien ministre CDH Maxime Prévot l’a même qualifié dans La Libre d’« État dans l’État », de « citadelle à laquelle peu de personnes ont osé toucher ». Mais que recouvre et qu’implique l’usage de cette expression ?

Podcasts

La crise francophone suite à la rupture CDH/PS

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 décembre 2017

Le 19 juin 2017, le président du Centre démocrate humaniste (CDH), Benoît Lutgen, surprenait tout le monde en annonçant vouloir quitter le Parti socialiste (PS) aux côtés duquel le CDH gouvernait depuis 2014 dans les entités fédérées francophones (Région wallonne et Communauté française) ainsi qu’à la Région bruxelloise. Qu’est-ce qui explique cette subite volte-face, inédite dans l’histoire politique belge ? Quelles furent les conséquences de cette décision par rapport à la composition des majorités gouvernementales francophones et bruxelloise ? Comment ont réagi les autres partis, membres des majorités gouvernementales ou de l’opposition ? Quels pourraient être les impacts de cette décision sur les prochaines échéances électorales ? Enfin et entre autres, que nous dit cet épisode du positionnement politique du CDH en particulier et, plus largement, de l’évolution des institutions de la Belgique fédérale ?

Podcasts

Les partis francophones

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 17 novembre 2017

Cédric Istasse dresse un état des lieux des partis francophones.

Les @nalyses en ligne

Réinterroger la démocratie et changer de paradigme

interview de Jean Faniel par Sandra Evrard, parue dans Espace de libertés, n° 462, octobre 2017, p. 41-44

Les échéances électorales de 2018 et 2019 en Belgique vont-elles booster la réactivité des mouvements citoyens ? Oxygène, En marche version noir-jaune-rouge : les petits nouveaux se pressent déjà au portillon. Si l’on peut s’interroger sur la véritable nouveauté de ce phénomène, le besoin de changement semble incontestable.

Courrier hebdomadaire

La Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT), 1971⁠-⁠1984

Courrier hebdomadaire n° 2335-2336, par Simon Hupkens, 86 p., 2017

Pour marginal qu’il soit dans l’histoire politique du pays, le mouvement trotskyste belge n’en a pas moins une histoire riche et originale. Débutée en 1928, celle-ci est certes faite de résultats électoraux fort modestes et de multiples scissions entre tendances. Mais elle est aussi et surtout traversée par une implication marquée, soutenue et variée dans de nombreux aspects de la vie économique et sociale. Durant toutes les années 1970 et jusqu’au milieu des années 1980, le mouvement trotskyste belge s’incarne principalement dans la Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT, en néerlandais Revolutionaire Arbeiders Liga – RAL). À sa fondation, celle-ci est l’héritière d’une tradition déjà longue. Sa création résulte d’ailleurs de la fusion de plusieurs formations politiques. En outre, elle compte la Jeune Garde socialiste (JGS) parmi ses organisations constitutives. Avec la naissance de la LRT, le trotskysme belge sort de la clandestinité à laquelle il s’était jusqu’alors toujours astreint, pour mener désormais ses combats au grand jour. Aujourd’hui, le parti est toujours actif, sous le nom de Gauche Anticapitaliste (en néerlandais SAP-Antikapitalisten). Retracer l’histoire de la LRT durant ses quatorze années d’existence, de sa fondation en 1971 à sa transformation en Parti ouvrier socialiste (POS, en néerlandais Socialistische Arbeiderspartij – SAP) en 1984, c’est analyser la manière dont un mouvement révolutionnaire a perçu une période souvent considérée a posteriori comme un « âge d’or des luttes ». C’est étudier les moyens qu’il a mis en œuvre pour investir les conflits sociaux à une époque de profond renouvellement des cadres, types et modes de revendication. C’est examiner les thématiques portées et les changements de pratique opérés par les différentes générations de militants, chacune contribuant à perpétuer le parti tout en le refaçonnant.

Les @nalyses en ligne

Le populisme n’est pas une idéologie mais un style politique

interview de Jean Faniel par Adrien Pauly et Benjamin Cocriamont , parue dans Jeunes & libres, septembre 2017, p. 42-49

Souvent utilisée, comme insulte ou comme catégorie d’analyse, la notion de populisme soulève différentes questions. Comment définir le populisme ? Est-il nécessairement de droite ? Quels sont les facteurs qui le nourrissent ? Vise-t-il spécifiquement les jeunes ?

Podcasts

Présentation des travaux du CRISP et actualité politique du moment

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 25 septembre 2017

Première d’un partenariat entre AraBel FM et le CRISP, cette émission présente dans un premier temps le CRISP, ses activités et ses sujets de recherche. Dans un second temps, l’interview revient sur la rupture entre le CDH et le PS survenu en juin 2017 et ses conséquences.

Les @nalyses en ligne

Affiches passées, thèmes du présent ? La propagande socialiste sans photo

par Jean Faniel, paru sur Bread & Roses. Une autre histoire des affiches syndicales, Bruxelles, Éditions Meta-Morphosis, 2017, p. 68-73

Depuis quelques années, les éditions Meta-Morphosis s’attèlent à explorer le patrimoine architectural, industriel et social et à en préserver la mémoire pour sensibiliser un public de tout âge et de toute culture. Le texte qu’on découvrira ci-dessous a été publié dans un ouvrage collectif consacré aux affiches syndicales et/ou socialistes.

Les @nalyses en ligne

La Belgique francophone se met⁠-⁠elle En Marche ?

interview de Jean Faniel par Quentin Jamin, parue sur Levif.be, 15 juin 2017

En France, La République en Marche a réalisé un excellent score électoral au deuxième tour des législatives tenu ce dimanche. Les partis traditionnels, PS et Les Républicains, ont été quasiment anéantis par ce nouveau mouvement. Ce bouleversement est-il transposable au système belge ?

Courrier hebdomadaire

Un électeur, plusieurs partis ? Affinités partisanes multiples et vote fractionné

Courrier hebdomadaire n° 2324-2325, par Camille Kelbel, Simon Willocq, 78 p., 2016

Lors des élections multiples du 25 mai 2014, un électeur sur trois a voté pour deux ou trois partis différents en fonction des niveaux de pouvoir. Cela rejoint le constat que, en quelques décennies, les comportements et attitudes de vote des Belges se sont profondément modifiés. En particulier, la force du lien unissant chaque électeur à une formation politique donnée s’est sensiblement amoindrie. L’une des manifestations de cette évolution est l’augmentation de la volatilité électorale, c’est-à-dire le fait qu’un nombre croissant d’électeurs opèrent désormais des choix de vote différents d’une échéance électorale à une autre. Ce phénomène est bien connu des chercheurs. Mais aujourd’hui, ceux-ci observent en outre que la baisse de fidélité de l’électorat s’exprime également au cours d’un même rendez-vous électoral  : lorsque plusieurs scrutins ont lieu le même jour, nombreux sont les électeurs qui, au lieu de se prononcer en faveur d’un seul parti sur tous leurs bulletins de vote, distribuent leurs suffrages. La majorité du corps électoral belge est constituée de citoyens ressentant des affinités pour plus d’une formation politique. Ce Courrier hebdomadaire se penche sur cette réalité des préférences partisanes multiples, en identifiant les électeurs concernés et en déterminant leurs caractéristiques et la manière dont ils perçoivent les formations politiques en lice. Cet exercice permet aussi de saisir les implications pour les partis eux-mêmes, notamment en établissant le potentiel électoral de chacun d’entre eux. L’étude s’intéresse ensuite au « vote fractionné », c’est-à-dire au fait de poser des choix électoraux distincts selon les niveaux de pouvoir lorsque plusieurs scrutins se tiennent le même jour. Après avoir examiné le profil des électeurs émettant un tel vote (les « ticket-splitters »), S. Willocq et C. Kelbel analysent, pour chacune des trois régions du pays, les transferts de voix qui se sont opérés entre formations politiques entre les différents scrutins du 25 mai 2014. Cet examen permet d’appréhender la structure des électorats de chacun des partis, en évaluant la proportion d’électeurs « loyaux » et celle d’électeurs occasionnels.

Les @nalyses en ligne

Foule sentimentale. L’utopie néolibérale

par Géraldine Thiry et John Pitseys, paru dans La Revue nouvelle, n° 2, 2017, p. 59-65

Cantonné aux cercles académiques ou aux dénonciations militantes, le débat sur le néolibéralisme a rebondi sur la scène médiatique lors du vif échange qui est survenu au printemps 2016 entre Manuella Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats, et Corentin De Salle, directeur scientifique du centre Jean Gol. La première perçoit dans le néolibéralisme une idéologie conservatrice, totalitaire et déshumanisante, où « l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion ». Le second s’oppose à cette définition, qu’il considère caricaturale. À ses yeux, le néolibéralisme serait un « concept factice » créé de toutes pièces par les antilibéraux, concept auquel il nie toute substance puisque « le néolibéralisme n’existe pas ». Il n’y a qu’un libéralisme, le libéralisme classique, dont Corentin De Salle entend rappeler à la fois l’efficacité et la dimension libératrice. Les deux protagonistes ont peut-être chacun raison à leur manière. Le néolibéralisme est un courant économique et politique identifiable, avec ses nécessités propres et ses problèmes spécifiques. Il est toutefois tout sauf évident qu’il propose une idéologie conservatrice et une conception instrumentale de l’organisation sociale, au contraire. Le néolibéralisme représente à la fois une utopie et un projet institutionnel ambitieux. Si cette caractérisation explique la séduction qu’exerce le néolibéralisme, elle en éclaire sous un autre jour les difficultés.