Une idée toute simple mais une idée qui dérange : pouvoir de sortir de prison avant le terme de la peine prononcée par le juge. Adopté en 1888 par une Belgique alors à l’avant-garde de la politique pénale, le régime de la libération conditionnelle est resté relativement inchangé pendant un siècle. Pourquoi ? Quelles étaient les axes de sa profonde réforme initiée à la suite de l’affaire Marc Dutroux ? Quels en ont été les accomplissements mais aussi les limites ? Que prévoit la loi aujourd’hui et qu’en pensent les juristes ? Dans quelle mesure est-on passé de la faveur au droit, puis de la norme à l’anormal ? Quelle est la différence entre un juge d’application des peines et un tribunal d’application des peines, entre une peine de sûreté et une peine incompressible ? En quoi le débat sur la libération conditionnelle est révélateur de ce que l’on attend de la justice pénale ? Toutes ces questions, nous les aborderons en compagnie de Vincent Lefebve, philosophe et juriste, chargé de recherches au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de notre émission) et qui, avec son collègue Benjamin Biard*, a récemment publié un Courrier hebdomadaire consacré à la libération conditionnelle.
V. Lefebve, « La libération conditionnelle : c’est qui qui sort quand ? », intervention diffusée dans L’actualité en 3D (Radio Panik) avec J. Pieret, lundi 10 mai 2021.
De output van het CRISP zijn beschermd door het auteursrecht. Het CRISP stemt in met het aanhalen van uittreksels voor niet-commerciële doeleinden op voorwaarde dat de bron wordt vermeld.
intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 mai 2021