En vingt-neuf ans, la Belgique promulgua donc trois lois sur l’adoption centrées sur l’intérêt de l’enfant ; deux d’entre elles concernaient l’enfant abandonné. Pourtant si le nombre des parents candidats à l’adoption augmentait, celui des enfants abandonnés qui recevaient de leurs parents d’origine l’accord pour être adoptés restait très faible ; comme la procédure en refus abusif était rarement utilisée, beaucoup d’enfants étaient maintenus dans une situation précaire. Ces lois qui cherchaient à améliorer le sort des enfants sans famille ne concernèrent qu’un petit nombre d’entre eux. En général, ceux qui étaient « simplement assistes » et « oubliés » par leurs parents d’origine grandissaient dans les homes sans raison aucune d’en sortir.
Il a fallu près de vingt ans pour qu’un nouvel « accord » puisse être dégagé sur l’adoption, l’abandon et l’adaptabilité, dont les termes font l’objet des deux lois de 1987, présentées dans ce numéro du Courrier hebdomadaire.