Medi@bel. Le contrôle d’un groupe de presse catholique francophone
Courrier hebdomadaire n° 1656-1657, par Xavier Mabille, 56 p., 1999
Xavier Mabille retrace les péripéties qui ont jalonné la prise de contrôle de Medi@bel, l’important groupe de presse catholique francophone par un actionnariat qui, s’il est encore marqué par la même tendance idéologique, a par ailleurs une importante composante flamande. Il est d’autant plus intéressant de faire le point sur le processus de restructuration du capital de Medi@bel qui s’en est suivi que les liaisons financières établies en amont et en aval de cette société, soit à la veille, soit au lendemain de l’opération, concernent une partie importante de la presse belge. Et que les groupes qui s’étaient portés candidats acquéreurs et dont l’offre n’a pas été retenue en fin de compte étaient eux aussi très représentatifs des milieux de la presse et d’autres milieux d’affaires. En outre, l’intervention, à divers stades du processus, d’entreprises et de groupes de presse de diverses nationalités a donné à l’affaire une réelle dimension internationale. Dans sa conclusion, Xavier Mabille se sert des critères définis par le conseil d’administration de Medi@bel lui-même, pour évaluer les offres des candidats acquéreurs. L’auteur se garde bien de procéder à une telle évaluation, mais cet exercice lui permet de passer en revue, en profondeur et tout en nuances, les enjeux présents dans le monde de la presse francophone aujourd’hui.
Courrier hebdomadaire
La presse hebdomadaire francophone
Courrier hebdomadaire n° 1519, par Évelyne Lentzen, 28 p., 1996
La presse hebdomadaire constitue un univers beaucoup moins homogène que la presse quotidienne. Le critère de périodicité ne suffit pas à définir une unité à des titres dont les contenus et les présentations sont très différents. Pour approcher cette réalité multiforme, le choix a été fait de présenter d’une part les titres en langue française affiliés à la Fédération nationale des hebdomadaires d’information, d’autre part des titres francophones dont la diffusion et l’audience sont estimées par les enquêtes du Centre d’information sur les médias (CIM). A ceux-ci sont ajoutés quelques titres qui ne répondent aux critères d’aucune de ces catégories mais qui ont une audience relative, notamment parce qu’ils sont régulièrement évoqués dans les revues de presse. Aucune analyse globale n’est possible, en raison du fait que certains hebdomadaires – leur nombre même est difficile à estimer – sont édités par des institutions ou des organisations à destination de leurs membres. Les statuts de la Fédération nationale des hebdomadaires d’information prévoient que les titres affiliés doivent offrir une ’information nationale, régionale et internationale (...) touchant les domaines politiques, économiques, sociaux, culturels et sportifs’. Les sociétés éditrices de ces titres disposent de plus d’un statut commercial et les rédactions occupent des journalistes professionnels. La Fédération nationale des hebdomadaires d’information compte 32 titres affiliés, dont neuf sont des hebdomadaires en langue française. Elle regroupe seize entreprises dont cinq sont localisées à Bruxelles et deux ont leur siège social en région wallonne. En 1994, les 33 titres affiliés à la fédération (La Cité a arrêté sa publication fin 1995) atteignaient 5.392.400 lecteurs et mettaient sur le marché 3,4 millions d’exemplaires. Les titres en langue française représentent un peu plus de la moitié de l’audience globale. Le chiffre d’affaires global des seize entreprises s’élevait à 11,4 milliards en 1993 dont 40% étaient réalisés par la publicité. Les autres titres ’contrôlés’ par le CIM ne présentent pas cette unité relative. Dix hebdomadaires – dont la diffusion et l’audience sont estimées mais qui ne sont pas affiliés à l’organisation professionnelle des hebdomadaires d’information – ont été sélectionnés. Ensemble ils dépassaient les 3 millions de lecteurs. Le marché des hebdomadaires ne connaît pas les mêmes cloisonnements que celui des quotidiens : édition dans les deux langues, publication pendant longtemps de titres en français en Flandre. Ces deux marchés ne sont toutefois pas étanches. En effet, quelques hebdomadaires sont insérés dans des groupes de presse quotidienne, cette dernière ayant par ailleurs multiplié la publication de suppléments hebdomadaires à leurs éditions quotidiennes. Les mouvements de concentration dans la presse hebdomadaire ont dégagé d’importants pôles, dont les centres de décision se situent principalement en Flandre et à l’étranger. Une présentation des principaux groupes présents sur ce marché suit une description de l’évolution de la diffusion et de l’audience des titres francophones et un aperçu de la situation financière et de l’emploi des entreprises éditoriales. L’accent est mis sur les opérations récentes qui ont concerné les groupes de presse et qui, pour certains d’entre eux, ont modifié leur configuration.
Courrier hebdomadaire
La presse quotidienne francophone
Courrier hebdomadaire n° 1515-1516, par Évelyne Lentzen, 53 p., 1996
La presse quotidienne en Belgique, c’est 33 titres, 1,6 million d’exemplaires vendus par jour en moyenne, un peu plus de 4.200 emplois, 7,6 milliards d’investissements publicitaires, 23 milliards de chiffre d’affaires. Il n’y a pas un marché mais deux marchés de la presse quotidienne en Belgique ; ils se différencient selon la langue d’édition. C’est le marché flamand qui est le plus important. En Communauté française, pour une population d’un peu plus de 4 millions d’habitants, dix-huit titres quotidiens sont édités par treize entreprises. Ils sont imprimés par huit sociétés. Ils font partie de sept groupes de presse avec participations croisées. Les quelque 593.200 exemplaires vendus chaque jour en Communauté française représentent 37,6% de l’ensemble de la diffusion payante de la presse quotidienne en Belgique. Les entreprises éditoriales réalisent ensemble un chiffre d’affaires de 8,6 milliards (37% du chiffre d’affaires total de la presse quotidienne en Belgique) ; elles occupent 1.711 personnes (40% du total de l’emploi). Trois des sept groupes de presse représentent ensemble plus de 90% du tirage, de la diffusion payante et du lectorat des quotidiens en langue française. Ils totalisent aussi près de 90% du chiffre d’affaires de cette presse. En Communauté française, comme en Communauté flamande mais avec des caractéristiques un peu différentes et des rythmes propres, la presse quotidienne connaît une lente mais constante érosion de son lectorat tandis que la situation financière des entreprises éditoriales reste fragile. La concentration économique dans ce secteur est un mouvement long et multiforme. Le ’vieillissement’ des titres, leur absorption et/ou leur dilution progressive dans d’autres titres dont le nombre se réduit progressivement, la disparition pure et simple de titres ou d’éditions, leur impression sur de mêmes presses, ou le partage de pages rédactionnelles et publicitaires sont autant d’étapes de ce mouvement. C’est à ces différents aspects que sont consacrés les premiers chapitres de ce Courrier hebdomadaire . Une présentation de chacun des groupes de presse quotidienne en langue française suit cette description. L’accent y est mis sur les opérations récentes qui les ont concernées et qui, pour certains d’entre eux, ont modifié leur configuration. Un aperçu des intérêts partagés par des entreprises de presse quotidienne en langue française montre leur diversification sectorielle et leur insertion dans des enjeux qui touchent l’ensemble des médias. La presse quotidienne reçoit des aides publiques directes dans le cadre de la loi du 27 décembre 1974 tendant à maintenir la diversité dans la presse quotidienne d’opinion et des dispositions communautaires qui lui ont succédé, et dans le cadre des ’mécanismes de solidarité’ instaurés consécutivement à l’octroi de la publicité commerciale à l’institut public de radio et télédiffusion, la RTBF. Elle bénéficie aussi d’aides indirectes. Un rappel de ces aides précède une interrogation sur la concentration et le pluralisme de la presse.
Livres
Congo 1945-1965. La fin d’une colonie
Livre, par Jef Van Bilsen, 412 p., 1994
Jef Van Bilsen était plus que quiconque qualifié pour apporter son témoignage sur le processus de décolonisation du Congo : chargé de cours à l’Institut universitaire de territoires d’outre-mer INUTOM à Anvers, il fut l’auteur dès 1955 d’un Plan de trente ans pour l’émancipation politique de l’Afrique belge. Alors peu connu du public francophone, si ce n’est de cercles comme ceux de La Revue nouvelle ou de La Relève , sa notoriété en Belgique et à l’étranger lui viendra, comme l’écrit son ami André Molitor, de ses « prises de position courageuses à propos de l’indépendance du Congo et des problèmes du Tiers-Monde ». Il fut ensuite proche d’un des acteurs majeurs de ce processus et de la crise qui s’ensuivit, le président J. Kasavubu, sans être pour autant indifférent à ce que pouvaient représenter dans cette crise d’autres personnalités de premier plan comme P. Lumumba, d’une part, M. Tshombe, d’autre part.
Courrier hebdomadaire
La presse quotidienne francophone
Courrier hebdomadaire n° 1133, par Évelyne Lentzen, 43 p., 1986
Ces dix dernières années, la presse quotidienne en langue française a fait l’objet d’un grand nombre d’opérations. Certaines ont modifié la structure de propriété et le degré de concentration du secteur. Ainsi, 6 titres ont changé d’actionnaires (un de ceux-ci par deux fois) et deux quotidiens verviétois ont fusionné. La présence du groupe français Hersant s’est renforcée tandis que quelques tentatives de ce groupe n’ont pas été suivies d’effet. La concentration de la presse quotidienne est présentée d’abord à travers l’évolution du nombre de titres (et de groupes de presse), leur tirage et leur audience. L’implantation régionale est soulignée. Ces indications sont également données pour l’unique quotidien belge en langue allemande. La concentration a des aspects financiers mais aussi techniques et publicitaires. L’importance de ces derniers se mesure également en termes d’investissements (la plupart des quotidiens ont modifié leur présentation ces dernières années) et en termes de concurrence par rapport à d’autres supports. La situation financière des entreprises de presse, et l’emploi dans le secteur, font l’objet du deuxième chapitre. A cet égard, la situation est telle que deux entreprises de presse ont récemment fait aveu de faillite, une troisième évitait ce sort de justesse tandis que quelques autres bénéficiaient d’équilibres plus favorables. Dans la présentation de chacun des groupes de presse quotidienne l’accent est mis sur les opérations qui les ont concernés, et dans certains cas, qui ont modifié leur configuration. La diversification des activités des groupes de presse s’inscrit dans les facteurs de changement qui touchent les activités liées à l’information et les modes de financement de leurs supports, en particulier la publicité. Les groupes de presse participent à une redéfinition des rapports de force entre les acteurs en présence, tant publics que privés.
Courrier hebdomadaire
Le mouvement trotskyste belge : septembre 1939-décembre 1964
Courrier hebdomadaire n° 1062-1063, par Marc Lorneau, 57 p., 1984
Courrier hebdomadaire
Deux groupes de presse en transition
Courrier hebdomadaire n° 1001, par Évelyne Lentzen, 37 p., 1983
Courrier hebdomadaire
La presse publicitaire gratuite
Courrier hebdomadaire n° 952, par Ines de Biolley, Évelyne Lentzen, 22 p., 1982
Courrier hebdomadaire
Les matières ’culturelles’ plus les matières ’personnalisables’ égalent les matières ’communautaires’ (II)
Courrier hebdomadaire n° 890-891, par Jacques Brassinne, 43 p., 1980
Courrier hebdomadaire
Les matières ’culturelles’ plus les matières ’personnalisables’ égalent les matières ’communautaires’ (I)
Courrier hebdomadaire n° 889, par Jacques Brassinne, 27 p., 1980
Courrier hebdomadaire
Les nouveaux courants de la presse francophone en Belgique après mai 1968. La contre-information régionale, locale et sectorielle
Courrier hebdomadaire n° 845-846, par Axel Gryspeerdt, 40 p., 1979
Courrier hebdomadaire
Les sondages d’opinion
Courrier hebdomadaire n° 829, 24 p., 1979
Courrier hebdomadaire
Mutations dans la presse belge 1975-1976
Courrier hebdomadaire n° 739, 33 p., 1976
Courrier hebdomadaire
Le phénomène ’Relève’ (II)
Courrier hebdomadaire n° 702, 18 p., 1975
Courrier hebdomadaire
Le phénomène ’Relève’ (I)
Courrier hebdomadaire n° 701, 36 p., 1975
Courrier hebdomadaire
Morphologie des groupes et entreprises de presse (III)
Courrier hebdomadaire n° 682, 30 p., 1975
Courrier hebdomadaire
Morphologie des groupes et entreprises de presse (II)
Courrier hebdomadaire n° 681, 22 p., 1975
Courrier hebdomadaire
Morphologie des groupes et entreprises de presse (I)
Courrier hebdomadaire n° 680, 24 p., 1975
Courrier hebdomadaire
La campagne électorale de 1974 dans les quotidiens francophones
Courrier hebdomadaire n° 654-655, par José-Manuel Nobre-Correia, 61 p., 1974
Courrier hebdomadaire
La prévision du volume des annonces publicitaires dans les sociétés d’éditions de journaux
Courrier hebdomadaire n° 590, par J. Van Springel, 31 p., 1973
Courrier hebdomadaire
La sensibilisation politique des adultes belges
Courrier hebdomadaire n° 579-580, par Léonard Doyen, 40 p., 1972
Livres
L’an 40, la Belgique occupée
Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971
1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.
Courrier hebdomadaire
Problèmes actuels et situation de la presse quotidienne en Belgique