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Les drogues prohibées

Courrier hebdomadaire n° 1506-1507,
par F. Lequarré et P. Verjans, 48 p., 1996

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Référence : CH1506-1507


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En quelques années, le regard que nous posons sur la problématique de l'usage de drogue a grandement évolué. Les termes 'usage de drogue' remplacent celui de 'toxicomanie', on parle d'usager' et plus de 'drogué'. Mais cette évolution peut exprimer des points de vue différents. Ce glissement sémantique, opéré aussi aux Etats-Unis (de labuse of drugs' vers luse of drugs'), rappelle que l'usage de drogue n'est pas forcément ni toujours une maladie. Cette évolution conceptuelle est aussi l'expression d'une volonté d'humaniser la désignation du consommateur de drogues en dépassant l'attitude moralisatrice ainsi que la violence ségrégationniste qui stigmatise l'usager, avant tout, comme un délinquant ou une victime. Le débat sur les 'drogues' est souvent passionnel et teinté d'angoisse (1). 'Toxicomanie' : sujet vaste, complexe au sujet duquel les multiples points de vue sont souvent contradictoires. De nombreuses études (2) portent sur les aspects sociaux, médicaux, juridiques, économiques ou culturels de l'usage et du commerce de drogues. Des revendications sont émises par des groupes directement confrontés à la question ou plus largement. Des débats sont actuellement menés. Ainsi un groupe de travail a été mis sur pied à la Chambre des représentants en janvier 1996. Il est chargé de dresser un inventaire du phénomène de la drogue en Belgique, en collaboration avec les communautés qui sont compétentes en matière de prévention primaire et d'assistance aux toxicomanes (les régions étant compétentes en matière de prévention secondaire et tertiaire). Dans cette livraison du Courrier hebdomadaire du CRISP, nous approchons le phénomène de l'usage des drogues sous des angles différents. Un premier chapitre propose des définitions des termes toxicomanie, dépendance, tolérance mais aussi prohibition, pénalisation, laisser-faire et distribution contrôlée. Il présente aussi des classifications de drogues établies suivant des critères différents. Pour donner un éclairage dans le temps et selon les cultures, un bref historique de l'usage, réservé ou prohibé, des drogues est établi pour l'opium, le cannabis, les hallucinogènes et la coca. Les données disponibles ne permettent pas de connaître exactement l'ampleur de la consommation des drogues. Les sources disponibles proviennent en effet soit des milieux médicaux, soit du système répressif. Elles sont évoquées dans le troisième chapitre. La consommation de drogues a des effets sur la santé et des répercussions sociales que les deux chapitres suivants tentent de synthétiser. En Belgique, la législation sur les drogues est de nature répressive. Une présentation de l'évolution de celle-ci et de son application est réalisée ensuite. Enfin, le dernier chapitre est réservé à une question plus particulière, celle de savoir si le marché des drogues est élastique ou inélastique et donc celle de l'éventuelle liaison à établir entre prohibition ou libéralisation et niveau des prix des produits.Cette étude, réalisée par le Centre d'analyse transdisciplinaire de la drogue, a reçu le soutien de la Ministre Présidente de la Communauté française et de la Direction générale de la Santé du Ministère de la Culture et des Affaires sociales de la Communauté française.(1) Ces réactions ont une explication. 'Trois frontières nomades, peu sûres, imprécises, délimitent les «territoires de la défonce»
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