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La réforme des institutions publiques de crédit

Courrier hebdomadaire n° 1341,
par J. Moden, 37 p., 1991

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Référence : CH1341


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Avec le nouveau statut des entreprises publiques autonomes (1) et la réorganisation des marchés boursiers et financiers, la restructuration du secteur public du crédit constitue, même inachevée, un des axes de la politique économique menée par la coalition CVP-PS-SP-PSC-VU durant la législature 1988-1991 (2). L'évolution récente des institutions publiques de crédit avait suscité de plus en plus d'interrogations sur leur possibilité à s'adapter au nouveau paysage financier induit par les perspectives du grand marché européen. Les principaux indicateurs (parts de marché, ratios de rentabilité et de solvabilité) indiquaient que, pour la plupart, les institutions publiques de crédit étaient mal armées pour affronter ce nouveau contexte (premier chapitre). Déjà pendant la législature 1985-1987 (coalition sociale-chrétienne/libérale), le gouvernement s'était préoccupé de l'avenir des institutions publiques de crédit, mais sous l'angle particulier des conditions de concurrence entre le secteur public et le secteur privé. Une commission d'experts (la Commission Van de Voorde) fut chargée de formuler des propositions en la matière. Le gouvernement marqua sa préférence pour une privatisation, au moins partielle, du secteur public du crédit. La question fut remise à l'ordre du jour sous le gouvernement CVP-PS-SP-PSC-VU. Le gouvernement chargea une nouvelle commission (la Commission Verplaetse) de formuler des propositions en matière de restructuration des institutions publiques de crédit dans le cadre préétabli du maintien d'un ancrage public de ces organismes. Les conclusions de cette commission furent dans leur grande majorité reprises dans le projet de loi adopté par le Parlement (deuxième chapitre). L'essentiel de la nouvelle législation (loi du 17 juin 1991 portant organisation du secteur public de crédit et harmonisation du contrôle et des conditions de fonctionnement des établissements de crédit) a porté sur la réorganisation du secteur public du crédit. Elle prend la forme de deux pôles mis en place autour du Crédit communal et de la Caisse générale d'épargne et de retraite, chaque pôle étant lui-même coiffé par un holding à caractère bancaire. La loi règle aussi, dans ses dernières dispositions, l'harmonisation du contrôle et des conditions de fonctionnement de l'ensemble du secteur public du crédit (troisième chapitre). Les lignes de force de la réforme incluent – et sur ces points il y a convergence entre les projets développés au cours des deux dernières législatures – la volonté de faire face aux changements inhérents à la mise en oeuvre du grand marché européen ainsi que l'égalisation des conditions de concurrence entre les secteurs public et privé. Tout au long de son élaboration, la réforme des institutions publiques de crédit n'a pas manqué de susciter de multiples réactions. Les plus marquantes ont été exprimées par les dirigeants des institutions concernées. L'opposition politique, libérale surtout, et les organisations syndicales ont également formulé des contre-propositions (quatrième chapitre). A la suite de la crise ouverte par la démission du gouvernement et à l'impossibilité de prendre les mesures d'exécution indispensables, la réforme du secteur public du crédit est aujourd'hui inachevée. (1) DIDIER NUCHELMANS et GIUSEPPE PAGANO, « Les entreprises publiques autonomes », Courrier hebdomadaire, CRISP, n° 1321-1322, 1991. (2) ETIENNE ARCQ, PIERRE BLAISE et EVELYNE LENTZEN, « Enjeux et compromis de la législature 1988-1991 », Courrier hebdomadaire CRISP, n° 1332-1333, 1991.
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