CH1240-1241 Agrandir l'image

Le financement des Communautés et des Régions

Courrier hebdomadaire n° 1240-1241,
par M. Installé, M. Peffer et R. Savage, 91 p., 1989

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Référence : CH1240-1241


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L'entrée en vigueur de la loi spéciale de financement des Communautés et des Régions du 16 janvier 1989 permet aux Communautés et aux Régions d'exercer les compétences nouvelles qui leur ont été transférées par l'article 59bis de la Constitution révisé le 15 juillet 1988 et par la loi spéciale du 8 août 1988 (1). Une étape importante du processus de décision en la matière avait été franchie en mai 1988 par la signature de l'accord gouvernemental. A ce moment, l'état avancé des arbitrages et des compromis opérés par les négociateurs des cinq partis appelés à former la coalition gouvernementale (2) avait notamment permis de dégager les grandes lignes des futurs mécanismes de financement. Ces transferts de compétence et de moyens financiers ont impliqué de nombreux choix, tant politiques que techniques. La capacité d'appréhender les implications – immédiates et à l'horizon de 10 et 20 ans – de ces choix sur les finances nationales, communautaires et régionales revêt une grande importance. A cet égard, des éléments d'information étaient contenus dans plusieurs notes de simulation financière réalisées par l'équipe de J.L. Dehaene et remises aux négociateurs de l'accord gouvernemental. Ces notes de travail, qui ont été exploitées dans une étude précédente (3), ont conservé un poids non négligeable dans les discussions parlementaires et extraparlementaires qui eurent lieu entre la déclaration gouvernementale et le vote de la loi spéciale de financement des Communautés et des Régions. Des modifications ont été apportées à certains aspects des mécanismes de financement et à certaines hypothèses d'évolution de paramètres de référence ; ces dernières n'affectent cependant pas, globalement, la logique générale du système telle qu'elle a été décidée et incluse dans la déclaration gouvernementale. Les réactions au projet de loi ont été nombreuses au cours des travaux parlementaires ; elles émanaient le plus souvent de parlementaires de l'opposition. A côté de multiples demandes d'obtention d'informations complémentaires et de simulations d'impact (notamment d'autres réformes, telle la réforme fiscale) et de commentaires sur l'absence de consultations (comme celle des Exécutifs de Communautés et de Régions), sur le rôle dévolu au Parlement dans le processus de décision et le caractère précipité de la méthode de travail choisie, des critiques, et dans certains cas des craintes, ont été exprimées. Elle portèrent principalement sur la complexité du système mis en place et l'impossibilité consécutive d'avoir une vue générale et correcte de toutes les implications qu'il sous-tend, le manque de responsabilité financière complète accordée aux Communautés et aux Régions, le risque de nombreuses contestations et la nécessité d'arbitrages fréquents qui seraient source de nouvelles tensions communautaires et régionales, le risque d'un dérapage des finances publiques, le non-respect des quatre principes fondamentaux énoncés par le gouvernement,... Cette étude poursuit un double objectif : d'une part, présenter et expliciter les mécanismes de financement des Communautés et des Régions contenus dans la loi spéciale du 16 janvier 1989 et les simulations chiffrées présentées par le gouvernement ; d'autre part, proposer l'application d'autres hypothèses de base et tester des scénarios. Pour la présentation de la loi, le choix a été fait de reprendre l'ensemble des mesures et des étapes de la réforme, même celles qui ne diffèrent pas de celles contenues dans l'accord du gouvernement et qui figuraient déjà dans l'étude précédente. Les points de différence sont chaque fois indiqués. Les simulations chiffrées présentées par le gouvernement en décembre 1988 sont reprises dans leur globalité et non plus étape par étape. Elles sont mises en rapport avec celles de mai 1988 (cette comparaison permet de mettre l'accent sur l'importance des hypothèses dans l'évaluation des marges de manœuvre des Communautés et des Régions) et avec l'évolution simplement indexée des dépenses actuelles pour les compétences concernées. Les scénarios et exercices de simulation permettent de dégager certaines grandes tendances qui peuvent, dans certains cas, donner un éclairage différent des décisions prises. (1) La révision de la Constitution. Juillet 1988, Courrier hebdomadaire du CRISP, No 1207, 1988. (2) Pour le caractère complexe du contexte et du contenu des négociations, voir JACQUES BRASSINNE, XAVIER MABILLE, La crise gouvernementale. Décembre 1987-mai 1988, Courrier hebdomadaire, CRISP, No 1198-1199, 1988. (3) Voir M. INSTALLE et M. PEFFER, Le financement des Communautés et des Régions dans l'accord gouvernemental de mai 1988. Principes, mécanismes et tendances, Courrier hebdomadaire, CRISP, No 1209-1210, 1988.

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