[ { "type": "article-journal", "accessed": { "date-parts": [ [ "2026", 8, 16 ] ] }, "title": "La reconnaissance des g\u00e9nocides et la r\u00e9pression du n\u00e9gationnisme", "title-short": "", "abstract": "La reconnaissance politique d\u2019un g\u00e9nocide et la r\u00e9pression de la n\u00e9gation de celui-ci repr\u00e9sentent deux enjeux d\u2019une grande importance symbolique. Surtout, elles constituent un exercice tr\u00e8s d\u00e9licat pour l\u2019autorit\u00e9 politique qui pose de tels actes. Il s\u2019agit en effet de consacrer une v\u00e9rit\u00e9 historique et de dicter le souvenir qui doit en \u00eatre v\u00e9hicul\u00e9.L\u2019intervention d\u2019une instance politique dans le champ de l\u2019histoire et de la m\u00e9moire est toujours entour\u00e9e de nombreux d\u00e9bats. Les discussions, souvent vives, portent sur diverses questions. Le principe d\u2019une action l\u00e9gislative dans un tel domaine est-il recevable et pertinent\u00a0 ? Quelle d\u00e9finition de \u00ab g\u00e9nocide \u00bb convient-il d\u2019adopter\u00a0 ? La r\u00e9pression du n\u00e9gationnisme est-elle de nature \u00e0 justifier une limitation de la libert\u00e9 d\u2019expression\u00a0 ? Si oui, dans quelle mesure cette restriction s\u2019applique-t-elle aussi aux chercheurs\u00a0 ? Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9v\u00e9nements historiques relatifs \u00e0 un autre \u00c9tat, faut-il faire primer l\u2019\u00e9thique et la morale sur la diplomatie\u00a0 ? Les r\u00e9ponses \u00e0 ces interrogations fondamentales se cristallisent dans des lignes de fracture qui \u00e9chappent aux clivages partisans classiques.En Belgique, les initiatives de reconnaissance des crimes de g\u00e9nocide et de p\u00e9nalisation de leur n\u00e9gation sont le fait des deux chambres du Parlement f\u00e9d\u00e9ral. Elles ont abouti \u00e0 diverses dispositions l\u00e9gislatives, telles la loi r\u00e9primant la n\u00e9gation du g\u00e9nocide commis par le r\u00e9gime nazi \u00e0 l\u2019encontre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale (1995), une r\u00e9solution relative au g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 par l\u2019Empire ottoman \u00e0 l\u2019encontre des Arm\u00e9niens en 1915 (1998), une r\u00e9solution sur le g\u00e9nocide des Tutsis au Rwanda en 1994 (2004) et une r\u00e9solution relative \u00e0 la comm\u00e9moration du centenaire du g\u00e9nocide arm\u00e9nien (2015).G. Grandjean retrace et \u00e9claire l\u2019ensemble des d\u00e9bats parlementaires qui se sont tenus en Belgique depuis 1992 autour de la question de la m\u00e9moire des crimes de masse. Son Courrier hebdomadaire offre les cl\u00e9s de lecture pour la compr\u00e9hension des d\u00e9bats en cours quant \u00e0 une extension de la loi de 1995.", "language": "fre", "URL": "https://www.crisp.be/fr/catalogue/1920-la-reconnaissance-des-genocides-et-la-repression-du-negationnisme.html", "author": [ { "family": "Grandjean", "given": "Geoffrey" } ], "contributor": "", "editor": "", "issued": { "date-parts": [ [ "2026", 12, 5 ] ] }, "container-title": "Courrier hebdomadaire du CRISP", "archive": "www.crisp.be", "journalAbbreviation": "Courrier hebdomadaire", "issue": "2304-2305", "page": null, "ISSN": "", "note": "type: periodical\npublisher :CRISP\npublisher-place : Bruxelles" } ]