[ { "type": "article-journal", "accessed": { "date-parts": [ [ "2026", 8, 10 ] ] }, "title": "La pr\u00e9paration des \u00e9lections communales du 9 octobre 1994", "title-short": "", "abstract": "Le 9 octobre 1994 ont lieu des \u00e9lections dans les 589 communes du pays pour le renouvellement des conseils communaux. Les 7.213.118 \u00e9lecteurs belges inscrits sur les 2.963 listes d\u2019\u00e9lecteurs cl\u00f4tur\u00e9es le 1er ao\u00fbt 1994 \u00e9liront 12.911 conseillers communaux. D\u2019autres \u00e9lections se d\u00e9rouleront pour la premi\u00e8re fois le m\u00eame jour que les \u00e9lections communales : en effet, la r\u00e9forme des institutions intervenue en 1993 a modifi\u00e9 le calendrier \u00e9lectoral notamment en d\u00e9cidant que les \u00e9lections provinciales auront dor\u00e9navant lieu en m\u00eame temps que les \u00e9lections communales, soit tous les six ans le deuxi\u00e8me dimanche d\u2019octobre. Seront donc \u00e9lus, le 9 octobre, 715 conseillers provinciaux.D\u2019autres modifications importantes pour les niveaux de d\u00e9cision politique que sont les communes et les provinces ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9es lors de la r\u00e9forme institutionnelle de 1993. A partir du 1er janvier 1995, il n\u2019y aura plus neuf mais dix provinces. La province de Brabant est scind\u00e9e entre la province de Brabant flamand et la province de Brabant wallon. Les \u00e9lecteurs des 19 communes bruxelloises ne voteront que pour les \u00e9lections communales \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir du 1er janvier 1995, les institutions de la R\u00e9gion de Bruxelles-capitale (dont le renouvellement des assembl\u00e9es aura lieu en m\u00eame temps que les \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales, r\u00e9gionales et de communaut\u00e9) exerceront la plupart des comp\u00e9tences provinciales sur son territoire, les autres comp\u00e9tences \u00e9tant d\u00e9sormais du ressort soit de l\u2019Etat f\u00e9d\u00e9ral, soit des Communaut\u00e9s.Si les enjeux sont locaux et provinciaux, une lecture politique globale des r\u00e9sultats du scrutin ne sera pas exclue. L\u2019enjeu premier et imm\u00e9diat est bien \u00e9videmment la composition des assembl\u00e9es \u00e0 \u00e9lire : conseils communaux et conseils provinciaux, et les conditions de constitution de majorit\u00e9s (homog\u00e8nes ou de coalition) pour la mise en place des coll\u00e8ges de bourgmestre et \u00e9chevins et des d\u00e9putations permanentes. Il y a l\u00e0 un premier niveau d\u2019analyse, o\u00f9 il convient de prendre en compte la sp\u00e9cificit\u00e9 de chaque cas : la nature et la configuration des listes en pr\u00e9sence et les rapports de forces entre elles varient de commune \u00e0 commune et de province \u00e0 province.Les \u00e9lections communales et provinciales fournissent aussi des indications plus g\u00e9n\u00e9rales sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019opinion et la situation respective de chaque force politique. Ces indications ne peuvent cependant \u00eatre d\u00e9gag\u00e9es avec une grande pr\u00e9cision. En effet, les listes non exactement identifiables \u00e0 un parti sont nombreuses. L\u2019utilisation, dans un nombre variable de cas, d\u2019un num\u00e9ro national par les partis, constitue cependant un indicateur int\u00e9ressant, auquel on a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement attentif.Chaque scrutin marque un moment du cycle \u00e9lectoral. La proximit\u00e9 est grande entre les \u00e9lections du 9 octobre et les \u00e9lections europ\u00e9ennes de juin 1994. Dans des cas de succession aussi rapide de scrutins diff\u00e9rents, on a souvent observ\u00e9 un renforcement lors de la seconde \u00e9lection des tendances relev\u00e9es lors de la premi\u00e8re (exemples parmi d\u2019autres : \u00e9lections communales d\u2019octobre 1958, \u00e9lections l\u00e9gislatives de mai 1965, \u00e9lections europ\u00e9ennes de juin 1979). Cet exercice ne sera que tr\u00e8s partiellement praticable pour les \u00e9lections d\u2019octobre 1994. Une des raisons en est que l\u2019accord de f\u00e9d\u00e9ration PRL-FDF ne porte d\u2019effet que pour les \u00e9lections europ\u00e9ennes, d\u2019une part, et l\u00e9gislatives, d\u2019autre part, et non pour les \u00e9lections communales et provinciales. Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il conviendra d\u2019observer s\u2019il y a amplification ou att\u00e9nuation de tendances enregistr\u00e9es en juin 1994, notamment en ce qui concerne le recul du PS (qui dispose de fortes implantations locales dans le sillon industriel wallon et les zones avoisinantes ; seul le CVP en Flandre dispose d\u2019implantations encore plus importantes) et la relative perc\u00e9e de formations d\u2019extr\u00eame droite.Il faut cependant noter que les grandes formations politiques \u2013 m\u00eame celles se situant actuellement dans l\u2019opposition \u2013 se gardent de pr\u00e9tendre, contrairement \u00e0 ce qui s\u2019est produit souvent dans le pass\u00e9, que les \u00e9lections communales et provinciales portent sur un enjeu plus g\u00e9n\u00e9ral.", "language": "fre", "URL": "https://www.crisp.be/fr/catalogue/1218-la-preparation-des-elections-communales-du-9-octobre-1994.html", "author": [ { "family": "Lentzen", "given": "\u00c9velyne" }, { "family": "Blaise", "given": "Pierre" } ], "contributor": "", "editor": "", "issued": { "date-parts": [ [ "2026", 9, 16 ] ] }, "container-title": "Courrier hebdomadaire du CRISP", "archive": "www.crisp.be", "journalAbbreviation": "Courrier hebdomadaire", "issue": "1451-1452", "page": null, "ISSN": "", "note": "type: periodical\npublisher :CRISP\npublisher-place : Bruxelles" } ]